On peut envisager le destin de l'homme comme une quête interminable orientée vers la découverte du réel en soi, celle-ci pouvant se confondre avec la recherche de la "vérité". Au cours de notre vie, nous accumulons des modèles de pensée pour soutenir nos comportements dans les situations les plus variées. Quelles sont les caractéristiques de ces modèles mentaux que nous construisons ? Quels sont les processus qui interviennent dans leur formation ? Comment pouvons-nous les évaluer pour ne retenir que les meilleurs d'entre eux ... Le constructivisme s'intéresse particulièrement à la façon dont nous créons des modèles de la réalité, des cartes mentales qui sont des approches du réel en soi, et à la responsabilité qui nous incombe en tant que concepteurs de modèles. Les sciences cognitives, quant à elles, s'attachent à la façon dont nous percevons le monde et dont nous connaissons ce que nous connaissons. L'objet, qui est une création mentale, a-t-il perdu son objectivité ? Les concepts de matière et de nature sont devenus très subtils depuis que nous avons la preuve de leurs constituants microphysiques. Cette découverte a entraîné une révision fondamentale des lois de la physique et de nos facultés de percevoir le réel : la théorie quantique porte en effet sur l'observation de la réalité et non sur la réalité elle-même. Cette révolution de la pensée s'est imposée dans de nombreuses disciplines. Cela est l'objet de ce livre. L'auteur a abordé le thème du réel dans trois ouvrages qui ont précédé celui-ci et au cours de nombreuses conférences. Il a participé, à l'université de Denver, aux activités de l'Institut de Sémantique Générale créé, aux Etats-Unis, par Alfred Korzyski dont les travaux ont contribué à la naissance des sciences cognitives et inspiré l'Ecole de Palo Alto, ainsi que Gaston Bachelard pour la "philosophie du non".
Nombre de pages
141
Date de parution
01/01/2002
Poids
192g
Plus d'informations
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EAN
9782747526180
Titre
Approches du réel
ISBN
2747526186
Auteur
Tiry Gérard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
192
Date de parution
20020101
Nombre de pages
141,00 €
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- Que nous apporte la recherche dans l'invisible pour une nouvelle évaluation de notre situation par rapport au réel ? C'est la question traitée dans cet ouvrage.
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Au Japon, la grande gare ferroviaire cristallise de multiples enjeux de la fabrique et du renouvellement des métropoles. Cet ouvrage se concentre sur la généalogie de cet équipement, du point de vue de ses mutations architecturales et urbaines dans le contexte d'une modernité désirée ou éprouvée. A l'appui de nombreux exemples illustrés, il vise à donner des clés de compréhension d'une forme de centralité singulière, qui allie activité et mouvement et constitue un repère structurant du paysage urbain nippon. L'originalité de ce modèle provient de la persistance, réelle ou mentale, de schémas traditionnels de pensée et pratique de la ville, au sein d'un processus de reconstructions fréquentes qui le réinvente sans cesse. Matérialisation spatiale du thème de la connexion, la grande gare japonaise marque aussi réflexions et opérations à grande échelle. La relecture d'un ensemble de projets d'architectes japonais pour Tokyo, laboratoire des années de forte croissance, décrypte cette même approche conjuguée de l'architecture des déplacements.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...