L'homme sauvage. Homo Ferus et Homo sylvestris, de l'animal à l'homme sauvage
Tinland Franck
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782747550284
Depuis l'Antiquité, un folklore très riche, nourri d'emprunts à la littérature des voyages, se préoccupe des confins de l'humanité et de l'animalité. Les découvreurs de Terres Neuves identifieront sans peine les a hommes des bois "de toute espèce avec lesquels ils sont confrontés. Ils projetteront en eux leurs fantasmes et leurs rêves, comme aussi leurs réminiscences classiques. L'interrogation scientifique ne dissipera que très lentement les mirages. Fruit de l'esprit positif et expérimental, l'anthropologie se donnera désormais pour tâche de dresser l'inventaire du phénomène humain. Son enquête se portera sur deux thèmes essentiels. L'Homo, ferus, c'est l'homme ensauvagé, retourné à la sauvagerie primordiale parce que déchu de l'humanité. L'Homo sylvestris, c'est le grand singe anthropoïde - et la perspective d'une émergence possible de l'animalité à l'humanité. Dans cette vaste réflexion où nous conduit Franck Tinland, l'être humain apparaît à la fois comme un donné, comme une réalité de fait, et comme un enjeu, comme l'issue finale d'un débat chanceux dont la signification dernière et la consécration mettent en cause l'éducation de l'humanité dans l'homme et par l'homme"
Nombre de pages
287
Date de parution
01/11/2003
Poids
570g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747550284
Titre
L'homme sauvage. Homo Ferus et Homo sylvestris, de l'animal à l'homme sauvage
ISBN
2747550281
Auteur
Tinland Franck
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
570
Date de parution
20031101
Nombre de pages
287,00 €
Disponibilité
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Bien des lézardes ont depuis quelques décennies fracturé le monde tel que nous l'habitions, structuré par nos représentations, organisé par nos projets, coloré par nos attentes et nos craintes. La contingence et l'événementialité ont resurgi en bien des domaines, appelant une pensée de l'aléatoire, qui s'accommode de la pluralité de systèmes instaurant leur ordre local et précaire dans un univers en expansion... ou déjà explosé. Dans un monde en perpétuelle recomposition, les hommes se découvrent pris entre la turbulence des flux d'où naissent et en lesquels disparaissent des formes provisoires, et la stabilité de systèmes générateurs d'appuis comme de contraintes. La Nature révèle alors, en son improbable complexité, sa fragilité, tandis que l'Histoire s'écartèle entre la montée en puissance d'une technique planétarisée, associée à une économie sans frontières, et le retour de revendications identitaires opposant aux rêves d'universalité la persistance d'oppositions élémentaires, voire archaïques. A nous de choisir notre route vers un avenir riche en possibles - y compris celui de notre autodestruction - et pauvre en repères. Encore faut-il d'abord prendre conscience de cet horizon nouveau, trop souvent abordé à partir de concepts et de schèmes hérités d'un monde forclos.
La nature se révèle un tissu fragile d'équilibres au sein d'un univers en perpétuelle transformation. La puissance de [homme détruit ces équilibres fondamentaux ; ainsi est-il capable de mettre fin à l'existence de nombreuses espèces et de bouleverser les écosystèmes issus d'une évolution de millions d'années jusqu'à rendre impossible la perpétuation de la vie dans sa forme actuelle. Il est grand temps de nous interroger sur ce quia engendré cette situation et d'inventer une volonté commune afin de maîtriser une puissance technique dont nul, actuellement, ne semble en mesure de contrôler le cours. C'est à partir de la confrontation entre un héritage aux multiples visages et un monde renouvelé par nos connaissances et nos pratiques, avec leur cortège d'espérances et d'inquiétudes, que nous pouvons tenter de reconsidérer ce qui fait de nous des êtres humains. C'est seulement à ce prix que pourra être défini le cap que devrait suivre l'humanité.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...