Vézelay. Le chevet de la Madeleine et le premier gothique bourguignon
Timbert Arnaud
PU RENNES
20,00 €
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EAN :9782753507593
Jean-Michel Leniaud a écrit. au sujet des architectes Duban et Caristie, qui, en 1840, refusèrent le chantier de restauration de la Madeleine: "Pour ces deux architectes en vue, la perspective de restaurer un édifice en ruine au fin fond de la Bourgogne ria rien de stimulant: beaucoup de soucis et de déplacements, peu d'honoraires en perspective et Vézelay n'est pas encore... Vézelay. Ce n'est, en effet, qu'à la suite des grandes restaurations d T.-E. Viollet-le-Duc, qui constituèrent à la fois le baptême de l'architecte et celui de la Commission des Monuments historiques. que les regards se sont portés sur la colline. Il faut néanmoins attendre le siècle suivant pour que l'abbatiale, érigée au rang de basilique, fasse l'objet d'études, qu'il s'agisse de sa nef et de son avant-nef romanes ou de son chevet gothique. Remarqué pour sa valeur archéologique. ce dernier n'a, cependant. jamais bénéficié d'une véritable analyse architecturale. La dernière monographie de l'abbatiale, réalisée par P. Salet en 1948. ne propose qu'une étude succincte des parties orientales. L'auteur sut, néanmoins, mettre en évidence les problèmes archéologiques du chevet tandis que l'analyse de la modénature et du décor sculpté le conduisit à situer sa construction entre les années 1185-1190 et 1.210. A la faveur des études récentes consacrées aux premiers monuments gothiques. cette datation semble aujourd'hui trop tardive et devrait pouvoir être ajustée au profit des années 1160-1170. Au-delà des questions de chronologie monumentale et des problèmes d'ordre archéologique, ce chevet soulève des interrogations essentielles sur les prémices de l'architecture gothique en Bourgogne, sur le rôle de Vézelay dans le développement des chevets à chapelles rayonnantes contiguës issus de Saint-Germain-des-Prés et, encore, sur l'impact d'un tel édifice sur un paysage architectural aux formes et aux techniques d'une autre inspiration et origine. Biographie de l'auteur Maître de conférences, Arnaud Timbert enseigne l'histoire de l'art médiévale à l'université Charles-de-Gaulle - Lille 3. Co-directeur de l'équipe de recherche Histoire de l'art pour l'Europe du Nord de FUME 8529-IRHiS, il consacre actuellement ses travaux à l'histoire formelle et matérielle de la cathédrale Notre-Dame de Noyon (Oise)."
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Nombre de pages
282
Date de parution
05/03/2009
Poids
820g
Largeur
174mm
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EAN
9782753507593
Titre
Vézelay. Le chevet de la Madeleine et le premier gothique bourguignon
Auteur
Timbert Arnaud
Editeur
PU RENNES
Largeur
174
Poids
820
Date de parution
20090305
Nombre de pages
282,00 €
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Résumé : Ce volume relate l'histoire du chantier du château de Pierrefonds (1857-1884) à travers son commanditaire (Napoléon III), son architecte (Viollet-le-Duc) et ses ouvriers (tailleurs de pierre, sculpteurs, charpentiers, serruriers, couvreurs et peintres). L'objectif est d'analyser le processus de restauration dans ses choix pratiques comme dans ses orientations technologiques et d'apprécier comment, la culture matérielle du chantier, façonne la mémoire et l'identité collective d'un groupe.
Depuis quelques années, des études on été menées LRMH, le CEA et les universités de Paris I et de Lille III sur les métaux (fer et plomb) employés dans les cathédrales gothiques. Ces études devaient faire progresser l'histoire de la sidérurgie et des monuments grâce à un croisement des données physico-chimiques, des observations archéologiques, archéométriques et des sources écrites. Ce volume rend compte de ces recherches. Si les premiers chapitres, qui suivent le fil de la chaîne opératoire, sont consacrés aux origines du minerai et aux techniques déployées pour le transformer et le façonner, une part est également offerte à la méthode d'investigation et d'analyse scientifique du métal. Toutefois, cet ouvrage ne se limite pas à la seule étude de la matière, il a un autre objet: réévaluer la nature et la datation des formes. L'observation des monuments du Moyen Age par le seul vecteur des formes est aujourd'hui dans une impasse. D'autres voies se sont ouvertes pour les comprendre. Parmi elles, celle qui touche les matériaux favorise, nouveaux d'une manière plus intime, leur compréhension, apporte repères chronologiques et ouvre le champ de l'étude à la multiplicité des métiers et des techniques par lesquels passe la matière avant de devenir objet. Les études regroupées dans ce volume soulèvent ainsi des questions sur l'apport du métal dans la naissance d'un style, se penchent sur le rôle du plomb dans l'écriture architecturale du premier gothique, s'interrogent sur la possible inexistence de l'architecture rayonnante sans le marteau hydraulique, sur les tensions entre la stéréotomie et le fer à la période flamboyante, tout autant que sur le rapport entre le verre et le plomb, entre la couleur et le métal.
Une édition critique de la correspondance épistolaire entre les célèbres historiens de l'art médiéval, le Français Louis Grodecki et l'Américain Robert Branner, théâtre d'une célèbre dispute scientifique sur les monuments gothiques d'Ile-de-France. La correspondance entre Louis Grodecki (1910-1982) et Robert Branner (1927-1973), deux historiens majeurs de l'architecture médiévale, dévoile un dialogue scientifique unique, dans lequel se mêlent idées, visions, sentiments et émotions. Les échanges de ces deux savants permettent de comprendre comment s'effectue le choix des sujets, comment s'élabore une interprétation ou s'échafaude une méthode, et comment l'historien de l'art, d'intuition en hypothèse, bâtit un récit conditionné par sa sensibilité autant que par le contexte culturel dans lequel il exerce son métier. La densité intellectuelle et l'intensité humaine de cette correspondance permettent aussi d'apprécier l'ampleur des débats qui animent les mondes académiques français, états-uniens et allemands, débats dont la richesse, souvent teintée de violence, engendre un savoir nouveau au détriment des amitiés. Les lettres ici présentées proviennent du fonds Branner à l'université Columbia (New York) et sont pour une très grande part inédites.
Viollet-le-Duc n'est guère abordé dans son travail de praticien. C'est cet aspect que ce volume propose de dévoiler à travers les monuments bourguignons restaurés et construits par l'architecte entre 1840 et 1879. L'enquête a été menée sur le fondement d'une riche documentation (lettres et rapports) destinée aux membres de la commission des Monuments historiques ou aux inspecteurs qui représentent l'architecte sur des chantiers aussi divers qu'Autun, Montréal, Saulieu, Sens ou Vézelay. La lecture de ces textes publiés en annexe permet de pénétrer l'intimité des travaux et d'aborder les orientations données par Viollet-le-Duc dans le dessein anthropologique de reconstituer les gestes, les techniques, les traces et les marques du chantier médiéval. Ces documents dévoilent également les raisons qui ont présidé au choix des carrières et des essences de bois. Ils nous autorisent par ailleurs à réévaluer la place du métal (fer, plomb) et à apprécier l'emploi des matériaux modernes (fonte, zinc) comme celui de techniques novatrices (estampage, silicatisation, pigmentation de l'appareil). Il est ainsi possible de cerner les critères archéologiques, économiques, architectoniques et esthétiques définis par Viollet-le-Duc pendant quarante ans de carrière et de remettre avec plus de justesse l'homme au coeur de son élément : le chantier.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.