Croire aux enfants, croire à leur capacité d'imagination, à leur intelligence, leur potentiel, leur créativité, leur talent pour jouer, inventer des récits et y trouver des solutions, une autonomie, et du sens. Pendant 25 ans j'ai été « comédienne pour metteurs en scène de 5 ans », me mettant au service de leurs récits, et ensuite je suis devenue pour eux « professeur d'imagination» en inventant un autre cadre face au nombre croissant d'enfants en difficulté. Plus l'environnement est perturbé et violent plus le besoin de rêver, d'imaginer est une ressource et un vrai levier d'élan vital. J'ai eu le privilège de voir des centaines d'enfants se transformer, grandir, trouver leur voix. Cette expérience m'a servi de tuteur de résistance en m'inspirant de pratiques de guérison des cultures animistes, en m'identifiant aux Saras, Amérindiens, Inuits, Aborigènes qui tous campent dans mon théâtre imaginaire. Entourée de cette famille, je me suis sauvée en imaginant mon voyage en art-thérapie, couture, peinture, danse, clown jusqu'à l'écriture de ma vérité pour dénoncer le camouflage social de l'inceste et des violences sexuelles sur les enfants."
Nombre de pages
200
Date de parution
15/10/2026
Poids
300g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782849227992
ISBN
2849227994
Auteur
Thomas Eva
Editeur
FABERT
Largeur
145
Date de parution
20261015
Nombre de pages
200,00 €
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Édith Thomas a traité la vie de Louise Michel qui est un des acteurs les plus célèbres de la Commune de 1871 avec une passion, un esprit critique et une rigueur toute chartiste, à partir de documents inédits puisés notamment dans les archives historiques de la Préfecture de police et de l'Institut international d'histoire sociale d'Amsterdam. Il s'en dégage une étrange et haute figure de légende, prophétesse des révolutions du XXe, enracinée néanmoins dans le plus ancien passé, à la fois de son temps et en dehors de son temps : la Velléda de l'anarchie.
Avec sa bouche de père, avec sa langue de diable à l'odeur de soufre, il avait brûlé la langue étrangère. Il l'avait brûlée pour qu'elle ne parle jamais de ces baisers-là. "
Eva Thomas, abusée par son père, écrit Le viol du silence en 1986. Elle crée au même moment l'association SOS Inceste et participe à une émission télévisée à visage découvert ; elle libère alors la parole sur les viols incestueux et se lance dans une campagne de dénonciation de ces crimes souvent secrets. Mais d'avoir vu, en juin 1989, une victime d'inceste condamnée pour diffamation, elle se retrouve en état de choc. Le sang des mots est le récit de cet effondrement et de la lente renaissance qui l'a suivi. A la voix de l'auteur s'en mêlent d'autres : celles des victimes d'abord, mais aussi des magistrats, des psychanalystes et des professionnels concernés par ce problème. En ressort l'idée que le viol incestueux est d'abord un crime, et que c'est au tribunal que la réparation doit commencer. C'est seulement à partir de cette priorité du juge sur l'analyste qu'une psychothérapie pourra être entreprise. Si l'auteur, en outre, interroge les dogmes reçus de la psychanalyse, c'est pour permettre aux victimes condamnées au silence par la prescription de pouvoir se reconstruire. Publié en 1992, Le sang des mots est ainsi devenu un ouvrage de référence sur la question. Les aléas de l'édition l'avaient rendu introuvable. L'évolution des mentalités imposait qu'il fût réédité. Car le débat s'est, depuis, largement ouvert dans les médias ; le regard sur les victimes a changé, la prescription est en passe d'être modifiée.
Les devoirs à la maison, quelle épreuve ! Je ne dois vraiment pas savoir m'y prendre ! Mon enfant fait de la résistance, il m'en veut, je lui en veux et on n'arrive pas à éviter de pénibles conflits ! Au prix de notre relation..." Plainte récurrente de parents, pourtant légitimement désireux de participer à l'évolution des acquisitions scolaires de leur enfant et soucieux de son devenir. Le temps partagé autour du travail scolaire serait-il donc condamné au gâchis ? Il n'en est rien, bien au contraire. Et pourtant, ils croient bien faire ! En ciblant leurs erreurs récurrentes et munis des bonnes pratiques d'accompagnement, les parents trouveront dans cet ouvrage de quoi transformer l'épreuve de l'aide scolaire de leur enfant en un temps de construction, à la fois de ses progrès et d'une relation fondée sur la confiance et l'estime réciproques.
Cet ouvrage est le résultat de la rencontre organisée entre Daniel Stern et Giuseppe Gallese par Luigi Onnis en 2011. Depuis la découverte des neurones miroirs, un parallèle peut être envisagé entre neuroscience et psychothérapie, revendiqué par ces deux chercheurs. Leurs travaux mettent au jour ce qui se joue dans la relation mère-enfant, la création artistique et les processus thérapeutiques.
La civilité, au-delà des règles de savoir-vivre, s'ancre dans la relation aux autres. Le "vivre ensemble" se heurte donc à notre subjectivité, notre seuil de tolérance, notre souci de l'autre et notre confiance en lui. Aussi, l'environnement notamment institutionnel participe aux conditions pour que faire confiance, se montrer patient, s'exposer à la bonne volonté d'autrui ne voue pas ceux qui s'y prêtent à de perpétuelles déconvenues. Les discours communs dénonceraient aujourd'hui une crise du lien civil : déclin des valeurs, vacillement des normes, fin du respect des règles. L'incivilité serait le symptôme d'un rapport réfractaire aux règles et à la collectivité, et affiliée aux formes de délinquance et de criminalité. Ces conduites déviantes seraient le fait de populations stigmatisées jugées "inciviles", qu'on oppose à ceux qui seraient les honnêtes gens bien élevés. Ce livre montre une réalité plus complexe et ouvre des pistes pour les professionnels aux prises avec les conflits d'usages et les ratés de l'échange civil.
La parole ou la confidence porte naturellement à sonder la vérité du propos. Dans les relations quotidiennes, voire dans toute position d'écoute professionnelle ou non, la subjectivité est à l'oeuvre. Entre vérité et mensonge, les enjeux personnels et relationnels sont multiples : la vérité est toujours plurielle. Accueillir une parole mobilise tant du côté de l'impact émotionnel que cette parole suscite en soi que du côté de ce qui est dit et de celui qui le dit. Se départir des émotions et des convictions qu'une parole fait naître est une exigence pour que l'écoute s'inscrive dans une relation d'aide. Ces deux textes ouvrent sur la complexité présente entre le vrai et le faux et tentent d'introduire du jeu indispensable pour que l'écoute puisse prendre la parole au sérieux sans la prendre au mot.