A l'heure où nous sommes de plus en plus sollicités par la littérature-monde de langue française, qu'est-ce que la poésie acadienne, et quelle en est la spécificité? Les 50 poètes de cette anthologie d'éditeurs sont nés entre 1884 et 1983 ; la plupart ont vu le jour ou élu domicile dans la région atlantique du Canada. D'autres vivent en Louisiane. Tous partagent la même chose : la langue française et ses multiples variantes en usage dans la microsociété acadienne. Cette anthologie se veut en quelque sorte la carte de visite - et l'invitation au voyage - d'une petite maison d'édition qui se consacre témérairement à faire connaitre la poésie acadienne aux francophones et aux francophiles du monde entier. Jean-Philippe Raîche est né à Petit-Rocher, au Nouveau-Brunswick. Il vit à Paris depuis 1996. Membre fondateur de La Nouvelle Pléiade, il a reçu le prix Aliénor et le prix Louise-Labé. Serge Patrice Thibodeau est né à Rivière-Verte, au Nouveau-Brunswick. Essayiste, auteur de récits de voyage et poète, il a reçu entre autres le prix Emile-Nelligan et, à deux reprises, le Prix du Gouverneur général du Canada. Il est le directeur littéraire des Editions Perce-Neige, à Moncton.
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Nombre de pages
296
Date de parution
08/04/2009
Poids
357g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782922992496
Titre
Anthologie de la poésie acadienne
Auteur
Thibodeau Serge Patrice
Editeur
PERCE NEIGE CAN
Largeur
148
Poids
357
Date de parution
20090408
Nombre de pages
296,00 €
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Fasciné par l'histoire, les cartes géographiques et les photographies aériennes du paysage culturel acadien, Serge Patrice Thibodeau se permet un livre audacieux où la prose poétique entretient un dialogue impromptu avec le récit et le document d'archives, l'anecdote et la science, l'archéologie et le merveilleux. Dans L'isle Haute : en marge de Grand-Pré, le poète construit un paysage par fragments, vu du ciel, inspiré par une photo de Grand-Pré prise de la Station spatiale internationale.
A force de regarder par en haut, à force de comparer la côte de l'Atlantique Sud à celle de l'Atlantique Nord et de dire aux gens d'Ushuaia que j'habite à "l'autre bout du Monde" , que nous sommes les riverains du même océan, que nous sommes, au fond, des antipodes, je ne peux plus voir les Amériques de la même façon. L'attrait des pôles, sans doute. Plus loin devant moi, c'est le cap Horn et l'Antarctique, je ne peux pas aller plus loin vers le Sud, Il est temps de rebrousser chemin, de repartir vers le Nord. Je pense à l'estuaire du Saint-Laurent, au couloir des icebergs le long des côtes du Labrador. La prochaine fois que je reprendrai de nouveau la route, si je montais aussi loin, si je montais là-haut ? Si je cédais encore, mais autrement, à l'attrait des pôles ? "
Lorsqu'elle a eu les résultats de mon test de quotient intellectuel, ma mère a fondu en larmes. Elle pleurait car elle savait qu'être un zèbre n'est pas toujours facile." Vincent ne veut pas qu'on dise qu'il est surdoué, il préfère qu'on l'appelle "zèbre", comme ces chevaux à rayures pas tout à fait comme les autres mais pas si différents non plus. Il est aujourd'hui un préadolescent épanoui, drôle et passionné. Mais à l'âge de neuf ans, il s'est senti inutile. Trop de pression, trop de mal-être, trop de maltraitance à l'école, accompagnés d'une perte lente de son estime de soi. Il se sentait submergé. Il a décidé d'écrire, pour témoigner de son parcours et aider ceux qui, comme lui, réfléchissent autrement.
Quand ma mère a découvert que j?étais zèbre, elle a pleuré " de joie peut-être et de crainte aussi car elle savait ce que représentait la vie d?un enfant à " haut potentiel intellectuel " (HPI). Vincent est aujourd?hui un pré-adolescent, heureux, joyeux, plein d?humour et surtout épanoui. Mais à l?âge de huit ans, il s?est senti inutile. Trop de pression, trop de mal être, trop de maltraitance à l?école, accompagnée d?une perte lente, lourde et sourde de son estime de lui. Il se sentait submergé. Dans ce livre, il raconte avec ses mots, sa sensibilité exacerbée, son hyperémotivité, son parcours chaotique avant qu?il ne comprenne ce qui se passait en lui. Mais avant tout, Vincent a écrit ce livre pour aider les enfants " comme lui ", à surmonter les pièges et les embûches liés à cette particularité, celle de ces enfants qui réfléchissent autrement.
Fasciné par l'histoire, les cartes géographiques et les photographies aériennes du paysage culturel acadien, Serge Patrice Thibodeau se permet un livre audacieux où la prose poétique entretient un dialogue impromptu avec le récit et le document d'archives, l'anecdote et la science, l'archéologie et le merveilleux. Dans L'isle Haute : en marge de Grand-Pré, le poète construit un paysage par fragments, vu du ciel, inspiré par une photo de Grand-Pré prise de la Station spatiale internationale.
Voilà un ouvrage qui risque d'être qualifié de livre le plus drôle de l'année ! Carnavalesque, moqueur et espiègle, Le trou dans le mur rassemble des contes déguisés en fabliaux et qui nous plongent au coeur de la vie rurale et paysanne des bayous de la Louisiane. Jean Arceneaux est incontestablement l'un des meilleurs conteurs de la francophonie !
A force de regarder par en haut, à force de comparer la côte de l'Atlantique Sud à celle de l'Atlantique Nord et de dire aux gens d'Ushuaia que j'habite à "l'autre bout du Monde" , que nous sommes les riverains du même océan, que nous sommes, au fond, des antipodes, je ne peux plus voir les Amériques de la même façon. L'attrait des pôles, sans doute. Plus loin devant moi, c'est le cap Horn et l'Antarctique, je ne peux pas aller plus loin vers le Sud, Il est temps de rebrousser chemin, de repartir vers le Nord. Je pense à l'estuaire du Saint-Laurent, au couloir des icebergs le long des côtes du Labrador. La prochaine fois que je reprendrai de nouveau la route, si je montais aussi loin, si je montais là-haut ? Si je cédais encore, mais autrement, à l'attrait des pôles ? "
Ce livre s'ouvre en disant que "le poème illumine la question" et conclut par "j'écris toujours au présent" . Entre les deux, il y a cette masse textuelle qui se profile comme un territoire habitable, un désir brulant comme l'actualité. Avec ces complaintes du continent, Gérald Leblanc nous trace un parcours qui va de l'enfance à l'écriture en passant par l'intimité des rêves et le malaise de la collectivité. Le nom des complices, des prophètes, des guides, des villes, des rues, des musiques, des livres fait ici écho au souffle d'un auteur indissociable de la poésie acadienne contemporaine.