L'histoire d'un triangle amoureux marqué par le suicide. Le narrateur observe les tourments qu'engendre cette liaison dangereuse dont il fait partie, mais d'où peu à peu il se sent exclu. Il décrit jusqu'à se l'approprier, la rencontre entre les deux autres protagonistes, Verónica et Andrea, le suicide de ce dernier puis tout ce qui en émane, comme en témoigneront ses minutieuses observations. Un huis-clos à trois personnages Bien que sa présence soit affirmée à travers sa parole, on ne sait rien du narrateur qui apparaît et disparaît au fil du roman, comme un spectateur à l'affût, évoquant par là le (futur) lecteur. Verónica elle, est auteure. Cela laisse entrevoir la fusion subtile et laborieuse entre elle et le narrateur, leurs réflexions se faisant écho. Andréa s'est suicidé. Il est le personnage fantôme du livre, l'être par lequel passent et sont questionnées toutes les attentes, jusqu'à l'épuisement et, au bout du compte, la transformation des ruines de ce chaos sentimental en une possible richesse : la reconstruction d'une vie à partir de l'acceptation et de la connaissance de soi. Un roman du deuil Avec cette vaste méditation, avec l'écho des mots convoqués d'écrivains tels que Breton, Soupault ou Roud, Nivaria Tejera nous renvoie face à nous-mêmes, face au miroir de nos illusions, à scruter notre intime comme seul le langage poétique le rend précisément possible.
Nombre de pages
237
Date de parution
01/10/2015
Poids
270g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782917817445
Titre
Trouver un autre nom à l'amour
Auteur
Tejera Nivaria ; Vallée François
Editeur
CONTRE ALLEE
Largeur
135
Poids
270
Date de parution
20151001
Nombre de pages
237,00 €
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Nivaria Tejera est née en 1930 dans la ville de Cienfuegos à Cuba, de mère cubaine et de père espagnol. Marquée par les thématiques du déracinement, de la dictature et de la révolte, Nivaria Tejera, qui aura traversé plusieurs fois les océans, a construit une uvre poétique et romanesque dont l exil et l errance forment le motif principal. Elle passe son enfance à Tenerife, aux îles Canaries où la guerre civile surprend sa famille. Son père est emprisonné dans les geôles franquistes jusqu en 1944. Le voyage du retour à Cuba se fera sans lui. Elle y publiera en 1948 son premier recueil de poésies Luces y piedras. Quittant sa ville natale pour Paris en 1954, elle y revient en 59 lors de la révolution socialiste, elle sera d abord secrétaire d État à la culture de ce pays, puis attaché culturel à Paris, à Rome, avant de rompre définitivement avec Cuba lors de l avènement du Parti unique en 1960. Découverte par Maurice Nadeau et Claude Couffon, c est en 1958, qu elle publie aux Lettres nouvelles son premier roman, Le Ravin. En 1971, elle obtient le Prix Biblioteca Breve pour Somnambule du soleil - traduit par Adélaïde Blasquez -, également paru aux Lettres nouvelles. Empreint de son exil de Cuba dans les années soixante, ce roman raconte l errance d un jeune mulâtre dans La Havane. En 1987 paraîtra également Fuir la spirale (Actes Sud), traduit par Saint Lu, roman métaphysique dont le personnage en proie au dédoublement erre à travers l espace de l exil parisien mais surtout à travers le Temps... L écriture de Nivaria Tejera se caractérise par le goût de l expérimentation, le décloisonnement des genres et la radicalité politique comme forme de liberté.
Les vies de Giselle, une Rwandaise, d'Itto, une Marocaine, de Manuela, Jose et Pedro, trois jeunes Espagnols, tous héritiers de cultures très différentes, vont se retrouver mêlées de manière extraordinaire, hors du temps et de l'espace, dans l'extase d'un petit moine bouddhiste de dix ans. Un journaliste en pleine crise familiale et professionnelle sera témoin, dans un rêve ou une vision, de cette incroyable rencontre. Il sait, sans en connaître la raison, qu'il doit retrouver les cinq jeunes pour qu'ils se réunissent de nouveau, mais cette fois-ci dans leur réalité corporelle. Au cours de cette nouvelle rencontre, le petit moine leur fera prendre conscience de l'identité universelle et semblable de tout être. Cette découverte identitaire commune va fortifier les acteurs de cette étrange expérience. Leur comportement naturellement altruiste et ouvert envers toutes les cultures humaines les pousse à accepter leurs responsabilités citoyennes au sein de leur société respective. Julián Tejera de León est né en 1948, à Lanzarote, aux Iles Canaries. Ses parents s'établissent à Tétouan, au Maroc, où il passe son enfance. A l'âge de 15 ans il intégre le couvent Franciscain de Saint-Jacques-de-Compostelle. Il revient au Maroc en 1968 où il s'intéresse à la culture arabo-islamique. En 1971, il quitte l'Ordre religieux pour devenir professeur de géologie à la faculté des sciences de Rabat, où il y enseigne depuis 1978. Ce parcours particulier comme fils d'émigrants, puis religieux et scientifique, l'a conduit à s'intéresser à la problématique de la multi-culturalité, et plus particulièrement à la problématique religieuse et métaphysique du devenir de l'homme.
L'errance soudaine... Ébloui par le soleil, un homme précipite sa voiture dans un ravin. Il en réchappe, fortement troublé, et se met à marcher, sans idée précise, cherchant à retrouver ses esprits. Ce trouble laisse alors doucement place à une pensée qui, comme un flux de conscience, l'incite à prolonger une marche comme une longue traversée de paysages périurbains. ... d'un personnage énigmatique... Cet homme sans nom a tout oublié. Il apparaît comme étranger à lui-même, perdu, se dirigeant vers un avenir incertain. Comme un grand animal obscur est le récit d'une métamorphose au cours d'un voyage aussi imprévisible que déconcertant, et nous offre un véritable périple sensoriel. ... dans un décor brumeux et inquiétant. Cette traversée, au c'ur des paysages de la rive nord de la Méditerranée devenue la proie des flammes et d'un soleil de plomb, nous bascule dans un monde imaginaire et parallèle où la perception des lieux et du temps semble altérée, et où l'errance est synonyme de survie et de création.
« D'où vient ma passion pour cette langue qui fonctionne pour ainsi dire à l'envers de la nôtre, et pour la civilisation dont elle est le vecteur ? Pourquoi me consacrer à une tâche impossible, paradoxale, consistant à effacer les sons, l'écriture, et jusqu'à l'arrière-plan culturel d'un texte, pour reconstruire à partir de ces ruines avec une langue aux paradigmes si différents ? Pour répondre à ces questions, j'ai entremêlé éléments fondateurs de ma vocation de traductrice et réflexions nées d'une longue pratique. Chemin faisant, j'ai tenté de décrypter les sensations liées à cette activité : frustration de ne pouvoir tout transmettre, joie de la création nichée dans la part du texte original qui irrémédiablement résiste, vertige addictif du décentrement, analogue à celui que procure le voyage? » Corinne Atlan
Sur les berges d'un lac gelé, la narratrice assiste au sauvetage d'une orignale. Touchée par Arden, la femme aux mains d'araignée, et Jeff, l'homme à l??il de verre, qui se démènent l'un et l'autre pour sauver l'animale, elle décide de les accompagner dans le refuge dont ils s'occupent. Au c'ur d'une nature marquée par les saisons, où humains et non-humains tentent de cohabiter, notre narratrice apprivoisera ses propres fêlures tout en apprenant à soigner les bêtes sauvages, et à interpréter les sons et les odeurs de la forêt et de la rivière. Dans ces lieux qui façonnent les êtres qui les peuplent, comment exister sans empiéter sur ce qui nous entoure ?