Sur les bouts de la langue. Traduire en féministe/s
Grunenwald Noémie
CONTRE ALLEE
19,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782376650690
Traductrice de l'anglais, et notamment de nombreuses autrices engagées, comme Julia Serano, bell hooks ou encore Dorothy Allison, Noémie Grunenwald cherche sans cesse à retranscrire cet engagement féministe au sein de ses traductions, questionnant les formes d' écriture, le choix des termes, se heurtant aux manques, aux absences, et élaborant de nouvelles stratégies dans une pratique politique, militante, de la traduction. Convoquant les autrices et auteurs qui ont marqué sa pratique, Noémie Grunenwald explore ce que signifie "traduire en féministe/s" : S'abandonner / Improviser / Se soumettre / Se décentrer / Interpréter / Corriger / Elargir / Inclure ? / Apprendre / Traduire / Tisser / Citer ; autant d' étapes nécessaires à l'écriture d' une traduction. C'est avec franchise, humilité et humour que Noémie Grunenwald ponctue son essai d'un récit plus personnel sur le parcours qui a été le sien, depuis les premiers articles de fanzines traduits, juste pour mieux comprendre, jusqu'à la traduction professionnelle. Rendant hommage aux êtres et aux textes qui jalonnent sa formation, l'autrice raconte son engagement, sa passion et sa détermination, et nous interpelle avec un ton aussi direct et percutant qu'accrocheur. Traduire en féministe/s, c'est un moyen de lutter contre l'ordre établi.
Nombre de pages
179
Date de parution
08/10/2021
Poids
230g
Largeur
136mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782376650690
Titre
Sur les bouts de la langue. Traduire en féministe/s
Auteur
Grunenwald Noémie
Editeur
CONTRE ALLEE
Largeur
136
Poids
230
Date de parution
20211008
Nombre de pages
179,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : Traduire en féministe/s, un essai Traductrice de l'anglais, et notamment de nombreuses autrices engagées, comme Julia Serano, bell hooks ou encore Dorothy Allison, Noémie Grunenwald cherche sans cesse à retranscrire cet engagement féministe au sein de ses traductions, questionnant les formes d'écriture, le choix des termes, se heurtant aux manques, aux absences, et élaborant de nouvelles stratégies dans une pratique politique, militante, de la traduction. Convoquant les autrices et auteurs qui ont marqué sa pratique, Noémie Grunenwald explore ce que signifie "traduire en féministe/s" . Traduire en féministe/s, un récit C'est avec franchise, humilité et humour que Noémie Grunenwald ponctue son essai ? organisé en différentes rubriques, comme Se décentrer, Elargir, Inclure ? , ou encore Citer ? d'un récit plus personnel sur le parcours qui a été le sien, depuis les premiers articles de fanzines traduits, juste pour mieux comprendre, jusqu' à la traduction professionnelle. Rendant hommage aux êtres et aux textes qui jalonnent sa formation, l'autrice raconte son engagement, sa passion et sa détermination, et nous interpelle avec un ton aussi direct et percutant qu'accrocheur. "Traduire en féministe/s" , c'est un moyen de lutter contre l'ordre établi.
Dans ce texte précurseur, Julia Serano analyse l'attribution, l'expression. la construction et la transgression du genre ainsi que le cissexisme et la misogynie qui conduisent à la discrimination des femmes trans et à la dévalorisation de la féminité en général. Ses analyses offrent des perspectives nouvelles pour interpréter les problématiques vécues par les femmes trans en continuité avec les théories, désaccords et solidarités du mouvement féministe, et donnent des clés pour construire un féminisme par. pour et avec toutes les femmes.
Autrice de Peau, recueil d'essais devenu culte. Dorothy Allison a grandi dans le sud des Etats-Unis, dans un contexte de misère sociale et de violences familiales et sexuelles. Dans Deux ou trois choses dont je suis sûre, elle raconte les femmes de sa famille - mère, soeurs, cousines, filles et tantes -, rendant hommage à leur force, leur humour, leur beauté et surtout leur détermination obstinée face au quotidien qui les accable. Illustré de photographies de sa collection personnelle, ce livre montre à quel point les petites histoires d'une génération peuvent acquérir le statut de légende pour tes générations suivantes. Un ouvrage où la vision singulière de Dorothy Allison s'exprime avec beaucoup d'humour et d'émotion.
Résumé : Ce dernier recueil inédit en français de Dorothy Allison nous permet de replonger avec délectation dans son style incandescent et empli de douceur, et dans cette manière si singulière et touchante de nommer les choses et de raconter des histoires "trash". Ces récits, écrits pour la plupart dans les années 1980. ont été rassemblés par l'autrice elle-même. On y trouve en germe toutes les thématiques que la romancière lesbienne et issue du prolétariat white trash du Sud des Etats-Unis a traitées dans son oeuvre : la misère sociale, les relations avec les femmes de sa famille, la violence de son beau-père, la sexualité, le rapport à la nourriture, la maladie de sa mère... Des histoires tour à tour jubilatoires et bouleversantes qui nous touchent en plein coeur.
D'une manière incroyablement subtile et intelligente, Amandine Dhée, en partant de sa découverte et de son expérience personnelle du désir, élargit le propos et acquiert par là-même une résonance universelle. C'est lucide et parfois grinçant. C'est beau et réjouissant aussi, cette ode à la liberté et cet appel à résister aux injonctions, quelles qu'elles soient.
Je ne veux pas être une mère qui est toujours dans ses livres, je veux être interrompue, je veux pouvoir être dérangée, je ne veux pas qu'un enfant sente qu'il vit dans un ordre inférieur de réalité, que sa vie est contingente. Je veux qu'il se sente souverain, qu'il soit impérieux, qu'il soit insupportable. Je veux que ce soit l' écriture qui ressente les secousses du quotidien, les dérangements, la maladie, les caprices, je veux que l' écriture soit insomniaque, dépassée par la vie, qu'elle en souffre, et qu'on le sente, qu'on se dise : clairement, elle n' arrive pas à gérer, c'est trop pour elle, ça se voit que tout ça est au-dessus de ses forces, qu'elle concilie mal le travail et la famille, toujours en retard, décalée, c'est agaçant, à l'arrache, sur le bord d'une table, entre deux boires ou deux repas, dans un interstice de l'existence, c'est l'écriture qui finit par en souffrir, fatiguée, exténuée, on sent qu'il ne reste pour écrire qu'un zombie, une volonté exsangue, c'est instable, et c'est ça que je veux, qu'on dise que c'est bâclé et, pourtant, qu'on n'arrête pas de lire [...]. Clara Dupuis-Morency.
Puisque j'étais occupé à rompre le lien organique qui m'unissait à Rougeville, nous serions sous peu appelés - la ville et moi - à nous installer dans une crise sans fin : moi dans une crise d'identité aux multiples rebondissements, pour cause d'impostures successives ; et la ville, de son côté, dans une longue agonie économique (suite à l'arrêt de l'exploitation de ses puits de mine au milieu des années 1970)."
Je cherche la limite, toutes les limites. Celles qui partagent, celles qui disent de quel côté je suis l'étrangère, où je mets les pieds, où je dépasse [...].