La francophonie dans les relations internationales contemporaines. Un instrument de projection de l’
Tasse Rodrigue ; Ngwanza Stéphane ; Traisnel Chris
L'HARMATTAN
32,00 €
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EAN :9782336483344
La Francophonie fut longtemps un objet quasi non identifié des relations internationales, du moins nettement situé à la périphérie des problématiques de ce champ. L'état de la production politologique la concernant démontre à suffisance qu'elle fut très faiblement investie. La situer dans les idées et les pratiques internationales a constitué un véritable défi, tant la Francophonie est porteuse d'idées reçues, de polémiques, de méfiance, de défiance et d'interrogations variées. Les narratifs qui la caractérisent l'ont longtemps présentée sous le prisme de tout ce qui a trait à la langue française. Or, dans cet ouvrage, il s'agit de remettre la Francophonie au coeur des débats dans le champ des relations internationales à travers plusieurs angles d'approche. Dans le même temps, s'agissant de l'Afrique qui en est l'un des piliers et l'un des berceaux, la Francophonie est apparue au fil des ans comme un outil de projection de ce continent sur la scène des relations internationales. Des contributions pluridisciplinaires des auteurs, la Francophonie se révèle être un objet "pluriel", au carrefour de problématiques diverses, et c'est en ce sens que cet ouvrage fait oeuvre utile.
Nombre de pages
310
Date de parution
31/10/2024
Poids
470g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336483344
Titre
La francophonie dans les relations internationales contemporaines. Un instrument de projection de l’
Auteur
Tasse Rodrigue ; Ngwanza Stéphane ; Traisnel Chris
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
470
Date de parution
20241031
Nombre de pages
310,00 €
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Comment s'opère l'engagement de l'Organisation Internationale de la Francophonie dans la sortie de conflits de pouvoir qu'ont connus la Côte d'Ivoire dès 1999 et Madagascar en 2009 ? Quels en sont les déterminants normatifs dans les deux pays ? Cet ouvrage tente d'y répondre en partant de l'hypothèse que le déploiement de la Francophonie dans la sortie des conflits de pouvoir en Côte d'Ivoire et à Madagascar montre l'engagement de l'organisation à pacifier les rapports entre les parties en tension par la diffusion des principes, valeurs et normes d'intégration et de compétition. Inversement, cette trame idéelle dans l'action influence à son tour la Francophonie qui intègre dans sa pratique de médiation les conditions sociales d'émergence des conflits. Les idées de la Francophonie apparaissent ainsi complexes, dynamiques et déterminées par la configuration du conflit. Les résultats de cette recherche sont à percevoir à deux niveaux : la survie de l'OIF en tant qu'organisation intergouvernementale à vocation culturelle repose sur l'apprentissage du travail politique de médiation afin de contribuer à la pacification de certains de ses Etats membres en crise. Le corollaire de ce premier apport est le cumul de la connaissance sur les idées dans les relations internationales. Les idées ne sont plus simplement analysées comme présentes dans les rapports s'y déroulant, elles sont concrétisées par des dispositifs matériels dont l'entrepreneuriat des acteurs au sein de processus pratiques permet leur imposition mais aussi leur adaptation.
La Francophonie est un trait d'union entre les centaines de millions de gens qui ont choisi la langue française, un laboratoire de la pensée, de l'ingéniosité et de la diversité. Elle est fondée sur la diversité, le dialogue interculturel, le respect des différences. Ses membres partagent une vision d'un monde plus solidaire, plus équitable, plus démocratique. Au fil des pages, le lecteur découvrira les acteurs qui ont tenté de mettre en oeuvre la vision des pères fondateurs de la Francophonie. Cet ouvrage est d'une importance indéniable, car il fait entendre les voix des Africaines et des Africains qui croient en l'avenir de la Francophonie. Bien plus, il décrypte la marche de la Francophonie aussi complexe que la marche du monde.
Le Tasse a écrit son épopée en 1570-1575, à la cour de Ferrare. Elle fut publiée en 1580-1581. Elle raconte la première Croisade et la reconquête de Jérusalem. Le modèle du Tasse (1544-1595) est homérique. Il a voulu fondre une donnée historique, des éléments tirés des chansons de geste et des romans en vers (il écrit lui-même en octosyllabes), avec le merveilleux (magie, sorcier, surnaturel) caractéristique de l'épopée et la peinture de l'amour. Jérusalem libérée devint rapidement une des ?uvres poétiques les plus illustres de tous les temps. Le tempérament passionné du poète s'incarne dans une poésie puissante et neuve, d'un ton élevé mais mélancolique : il retrace en effet la souffrance de ces personnages, la tragédie de la condition humaine, quel que soit le camp auquel les héros appartiennent. Parmi ses créations merveilleuses les plus fameuses, citons le jardin d'Armide, la forêt enchantée, différente pour chaque guerrier, la pureté du ciel que contemplent les héros.
Une armée de héros qui, sous la conduite d'un chef vertueux, vient délivrer du joug des Infidèles une terre consacrée par la naissance et la mort d'un Dieu: le sujet de La Jérusalem, à le considérer dans ce sens, est le plus grand qu'on ait jamais choisi. Le Tasse y a mis autant d'intérêt quede grandeur; son ouvrage est bien conduit, presque tout est lié avec art; il amène adroitement les aventures; il distribue sagement la lumière et les ombres; il fait passer le lecteur des alarmes de la guerre aux délices de l'amour, et de la peinture des voluptés il le ramène aux combats; il excite la sensibilité par degrés; il s'élève au-dessus de lui-même, de livre en livre; son style est presque partout clair et élégant; et, lorsque son sujet demande de l'élévation, on est étonné comment la mollesse de la langue italienne prend un nouveau caractère sous ses mains, et se change en majesté et en force.VOLTAIRE.Une langue qui est celle de Racine et de Baudelaire, mais plus déliée, plus extravagante et plus aventureuse; capable de décomposer indéfiniment les moindres émotions de la passion, et jusqu'aux moindres palpitations de la chair et de la voix.Mais la grandeur première de la poésie du Tasse est d'être une poésie totale: musique et lumière, spectacle et chant, artifice et passion, enthousiasme et géométrie, délice et tourment, corps et âme, unité dans la variété, concordia discors.Traduction, présentation et notes de Jean-Michel Gardair.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...