Dynamique syndicale dans l'enseignement supérieur au Sénégal. L'exemple du SAES
Tamba Moustapha ; Diop Buuba Babacar
L'HARMATTAN
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EAN :9782343146935
L'histoire du mouvement syndical sénégalais dans l'enseignement en général est ancienne (depuis 1937), mais relativement récente dans le secteur de l'enseignement supérieur (depuis la décennie 70). Né le 27 avril 1985, à l'Université de Dakar, le Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur (SAES) est le fruit de la vision de quelques enseignants du Syndicat Unique et Démocratique des Enseignants du Sénégal (SUDES) qui ont estimé, d'une part, que leurs préoccupations n'étaient pas prises en compte dans les plateformes revendicatives , d'autre part, que le SUDES était traversé par des querelles internes et de leadership. Son irruption dans l'espace universitaire est donc venue changer le peu d'intérêt que les dirigeants sénégalais eurent, de l'indépendance survenue en 1960 jusqu'au milieu de la décennie 80, pour la question de l'enseignement supérieur. Le SAES est présent aujourd'hui dans les cinq universités du Sénégal où il totalise 60,5 % des enseignants-chercheurs. Cette monographie basée sur des données historiques et sociologiques permet d'avoir d'amples informations sur l'un des syndicats les mieux structurés de l'enseignement supérieur en Afrique.
Nombre de pages
203
Date de parution
21/06/2018
Poids
327g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343146935
Titre
Dynamique syndicale dans l'enseignement supérieur au Sénégal. L'exemple du SAES
Auteur
Tamba Moustapha ; Diop Buuba Babacar
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
327
Date de parution
20180621
Nombre de pages
203,00 €
Disponibilité
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Le Sénégal reste une exception dans le domaine religieux au monde, comme la France l'est dans le domaine de la culture et de l'art. Il y a 90% de musulmans, 5% de chrétiens et 5% d'adeptes de l'animisme. C'est le pays où le premier président de la République, Léopold Sédar Senghor, était catholique, où les concessions comptent à la fois des ménages musulmans et chrétiens, où les musulmans et les catholiques partagent le même cimetière (Joal-Fadhiout et Ziguinchor), où les conjoints partagent des religions différentes, où les écoles privées catholiques comptent 60 à 70% d'élèves de confession musulmane, etc. Ce phénomène n'est pas dû au hasard. En fait, l'histoire et la sociologie des religions permettent de l'expliquer amplement. Nous nous sommes permis de mettre en exergue cette exception sénégalaise en recourant à ces deux disciplines qui se complètent pour la connaissance des sociétés. Au moment où notre monde actuel est en proie au fanatisme, à l'intolérance et au terrorisme religieux, le Sénégal, lui, propose un autre "modèle".
L'Africanisme (écrits sur l'Afrique) n'est pas aussi récent que sa vogue actuelle ne laisse supposer. Durant l'Antiquité, l'Egypte fut une terre de destination obligée pour de nombreux Grecs et Romains. Dans le premier millénaire, l'Afrique a donné à la latinité des écrivains. Avec la conquête arabe de 640 après J. -C. , les musulmans débarquent en Egypte et en Afrique du Nord, implantant l'islam. L'arrivée des musulmans au VIIe siècle de notre ère vit resurgir les écrits, cette fois-ci en langue arabe, rédigés par des voyageurs étrangers venus du monde asiatique. Avec les littératures des XVIe et XVIIe siècles respectivement, on eut de nombreux écrits soit sur l'Afrique, soit sur les Noirs d'Afrique, dus à la traite des esclaves. Avec les temps modernes (XVIIIe et XIXe siècles), apparurent des écrits produits par des raciologues, des idéologues de la colonisation, des missionnaires, des militaires, des commerçants, des voyageurs, des explorateurs, des chercheurs et des administrateurs. La période contemporaine marque le début du nouvel Africanisme après des rapprochements internes entre l'Europe et l'Afrique dus aux guerres mondiales, à la colonisation et enfin à l'indépendance des pays africains.
Georges Balandier est un grand anthropologue et sociologue français auquel de nombreux hommages solennels ont été rendus un peu partout sauf, à notre connaissance, en Afrique et par des Africains, malgré tout ce qu'il a fait pour ce continent en tant qu'africaniste. L'Afrique doit beaucoup à Georges Balandier. Il convient de signaler, pour commencer, qu'il a largement participé en son temps au mouvement anticolonialiste aux côtés de grands intellectuels d'alors gravitant autour de la revue "Présence africaine". Outre le fait qu'il a participé à la création de cette revue, il y a publié des articles antiracistes et anticolonialistes alors remarqués. Durant cette période et par la suite, il a contribué à faire connaître les cultures africaines, en particulier leurs littératures et leurs arts. Les plus grands apports de Georges Balandier ne se trouvent cependant pas là mais ailleurs, à savoir la recherche scientifique. En effet, il a fait partie des premiers africanistes français avant d'en devenir la figure de proue. Pour commencer, disons qu'il a contribué à la création des premières institutions de recherche africaines en sciences sociales tant en Afrique de l'Ouest qu'en Afrique centrale. Ce qu'il faut cependant retenir, ce sont surtout ses propres travaux de recherche. Ceux-ci constituent le principal domaine de son apport dans la mesure où il a contribué à la connaissance des sociétés africaines aux points de vue de leurs réalités et des démarches scientifiques nécessaires à leur appréhension.
Louis-Vincent Thomas (1922-1994) a activement contribué à la création des premières institutions de recherches africaines en sciences sociales en Afrique, notamment en Afrique de l'Ouest. Ses travaux de recherche ont aidé à la connaissance des sociétés africaines, du point de vue de leurs réalités et des démarches scientifiques nécessaires à leur appréhension. C'est en Casamance que le fondateur de l'Institut Français de Thanatologie, est frappé par la place qu'occupent, dans l'univers africain, les rites funéraires et le culte des ancêtres, mais aussi le vitalisme dans la pensée. C'est à cet homme multidimensionnel, partisan de la connaissance totale, que la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH) et le Département de sociologie de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ont voulu rendre hommage à travers cet ouvrage.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...