Communication et Langages N° 208-209, juin-septembre 2021 : Etudes intermédiales. A la rencontre de
Tadier Elsa ; Méchoulan Eric
PUF
30,00 €
Épuisé
EAN :9782130828822
De plus en plus, l'intermédialité est mobilisée en Sciences de l'information et de la communication, souvent comme un concept pour décrire des phénomènes d'hybridations entre différents médias, moins fréquemment comme une approche ou une qualité du regard sur les objets de recherche. Telle qu'elle est internationalement déployée, la notion est pourtant porteuse de cette capacité opératoire comme pratique de recherche. Pour la première fois en France, Communication & langages consacre un numéro double à cette approche pensée et mise en oeuvre depuis 20 ans au sein du Centre de Recherches Intermédiales sur les Arts, les Lettres et les Techniques (CRIalt) par les membres de l' "Ecole de Montréal" . Moins connue en Europe que l'approche allemande, celle-ci est pourtant particulièrement intéressante pour les SIC, à la fois parce qu'elle mobilise et théorise des notions qui y sont centrales - les médias, les médiations - ainsi que des notions corollaires qui nous sont moins familières - la médialité, par exemple - et parce que les perspectives qui sont les siennes nous invitent parfois à nous décentrer pour questionner les nôtres. Au coeur de cette démarche intermédiale réside la problématique de la relation, qui touche directement aux processus de communication que nous analysons. Elle invite en effet à revendiquer une pensée complexe, considérant sans schématisme la pluralité des plans qui sont constitutifs de tout type de phénomène social, et en examinant avec une attention particulière les liens, les noeuds, les tensions, les dynamiques en jeu et leurs rééquilibrages permanents. Prenant pour sujet des objets, signes et pratiques très divers, qui illustrent la richesse et la créativité de ses mises en oeuvre au CRIalt, le présent dossier témoigne d'une interdisciplinarité active qui a tout le potentiel pour nourrir nos propres pratiques de recherches en Lettres et Sciences humaines et sociales.
Nombre de pages
346
Date de parution
29/09/2021
Poids
518g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782130828822
Titre
Communication et Langages N° 208-209, juin-septembre 2021 : Etudes intermédiales. A la rencontre de
Auteur
Tadier Elsa ; Méchoulan Eric
Editeur
PUF
Largeur
154
Poids
518
Date de parution
20210929
Nombre de pages
346,00 €
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Ivan Illich (1926-2002) est souvent présenté comme un penseur de l'écologie politique, critique de la société industrielle. Son oeuvre frappe par sa diversité et sa cohérence. S'il aborde des questions relatives à l'apprentissage, à la santé ou à la mobilité, c'est pour critiquer les institutions (l'école, l'hôpital, les transports) qui en assurent le fonctionnement ; s'il analyse la lecture au xiie siècle, c'est pour situer la naissance d'outils qui se sont développés en système technique jusqu'à défaire l'usager de son autonomie. Mais Illich nous a aussi légué une méthode dont nous cherchons ici à évaluer la pertinence, notamment pour la recherche contemporaine. En interrogeant ses textes de façon transverse, en revenant à la richesse de ses écrits, ce dossier dessine les caractéristiques de sa "méthode" , trace des perspectives à travers son oeuvre, propose des pistes susceptibles d'éclairer son approche, les cheminements intellectuels et politiques, les interrogations qui furent les siennes et qui s'avèrent être toujours d'une grande actualité. La "méthode Illich" est-elle pertinente aujourd'hui pour les Sciences humaines et sociales en général et les Sciences de l'information et de la communication en particulier ? En quoi est-elle susceptible d'accompagner nos pratiques et nos méthodes de recherche ? Peut-elle nous aider à comprendre la culture numérique contemporaine ? Le présent dossier, consacré à des travaux encore peu mobilisés dans nos domaines, propose une approche épistémologique de la " méthode Illich ", il interroge ses travaux historiques relatifs à notre " topologie mentale " c'est-à-dire aux fondements culturels impensés de notre société, il confronte cette méthode aux pratiques contemporaines d'écriture numérique, à l'histoire de l'informatique et à l'architecture, enfin, il analyse la place du sens de l'écoute dans les médias informatisés au regard de la démarche technocritique d'Illich.
Résumé : "Leurs yeux se rencontrèrent" : ces scènes de première rencontre qui font la force des grands romans, de Madame Bovary, de La Chartreuse de Parme, surgissent aussi entre les livres et nous. On m'a souvent demandé : "Comment avez-vous connu Proust ? " comme si j'avais pu l'aborder (ce que je n'aurais jamais osé faire), comme si j'avais été un témoin privilégié de sa vie, comme s'il avait été un de ces amis dont on écrit l'histoire. Ami, on l'est sans doute plus quand on ne connaît que l'oeuvre que lorsqu'on ne connaît que l'homme. Ce recueil rassemble dix ans de critique proustienne. Le hasard des commandes, ou des envies, dessine "à l'horizon peut-être, une constellation". C'est l'occasion de développer des thèmes, de Pompéi aux jardins, des contemporains à peine entrevus, Romain Rolland, une voisine du boulevard Haussmann, un prince monégasque, de reparler des personnages du roman. Des promenades, des variations, des découvertes : une photo inconnue et qui bouleverse notre connaissance de la biographie, une lettre inédite et mystérieuse. Le premier volume du cycle de "La Petite Histoire" de Lenotre, passion de mon enfance, portait le titre de Napoléon : Croquis de l'épopée. C'est ce que je propose ici, au sujet de Proust, parce que l'écriture de la Recherche et le livre lui-même en furent bien une : des croquis de l'épopée.
Résumé : Deux forces expliquent le polar américain : d'un côté, une poussée littéraire populaire et démocratique, qui s'affirme dans les magazines pulp et les paperbacks du XXe siècle ; de l'autre, une réaction hostile qui entrave la démocratie et criminalise la revendication émancipatrice. Si le polar incarne la démocratisation de et par la culture, l'accès des masses à l'expression, l'élargissement de leur représentation littéraire et l'affirmation de leur parole égalitaire, il raconte en même temps la résistance sociale à ce mouvement, dans un monde où les hommes ne se révèlent pas les uns aux autres comme frères mais comme ennemis - où, comme l'écrit David Goodis, "il n'y a que deux sortes de gens : ceux qui prennent des coups et ceux qui donnent les coups". De là, la vigueur paradoxale d'un genre qui a su, mieux qu'aucun autre, capter et exprimer les énergies contradictoires du monde contemporain. Telle est l'idée directrice de cet ouvrage qui retrace l'histoire du polar américain non seulement comme une succession de textes et d'auteurs, mais surtout comme une aventure culturelle et politique aux prises avec le monde réel.
Résumé : Adèle Reverdy est directrice des pompes funèbres du même nom, entreprise dont elle a hérité à la mort de ses parents. Un sacerdoce qui frise parfois le handicap amoureux, il faut l'avouer. Car quand on se trouve déjà moche, un teint de bougie, l'air austère et qu'on se considère au mieux comme le lot de consolation des tocards éconduits, annoncer en plus qu'on est croque-mort refroidit bien des prétendants. C'est sans doute pour cela qu'Adèle n'a jamais eu de vraie histoire d'amour. Jusqu'à ce soir de fête, celle de ses 30 ans, et l'apparition de Léo, ancien trapéziste de cirque devenu aveugle et désormais masseur. L'électricité qui les traverse et le coup de foudre retentissant qui les secoue pourraient bien signer un nouveau départ, au-delà des apparences.
La place importante de l'islam dans l'Europe d'aujourd'hui vient bouleverser le modèle de tolérance hérité des Lumières, fondé sur la mise à l'écart des vérités religieuses jugées nécessairement irrationnelles. De cette tolérance, al-Andalus apparaît souvent comme le modèle: sous la conduite de penseurs rationalistes, comme Averroès, l'Espagne musulmane médiévale serait parvenu à l'harmonie entre les religions, au prix d'une séparation nette entre les croyants.Au-delà des imprécisions historiques propres aux mythes, cette légende se trompe sur l'essentiel. Car l'Espagne médiévale est d'abord un lieu où l'on discute avec passion de la vérité des doctrines religieuses; si l'on y dialogue, si l'on y traduit, si l'on y polémique, c'est que chacun pense avoir raison et pouvoir en convaincre l'autre.La véritable leçon de l'Andalousie, pour nous, est peut-être là: le véritable respect ne cherche pas à gommer les différences pour parvenir au consensus. Il serait alors urgent de faire revenir les questions religieuses dans le cercle de la raison, dont on les a exclues un peu hâtivement.
Ce manuel est destiné aux étudiants en psychologie de 1re et 2e années. Il est présenté avec une jaquette (cf « Culture biblique ») car il a une audience donc un lectorat plus important que celui des étudiants. Il est illustré d'images du cerveau « en action », en couleurs, jusque-là inédites en France. C'est une synthèse accessible et unique entre la recherche avancée, l'enseignement et la diffusion d'une nouvelle connaissance du fonctionnement cérébral. Les spécialistes du cerveau, de la pensée et de l'intelligence artificielle sont engagés dans une rencontre historique, de celles pouvant être à l'origine d'une véritable rupture épistémologique. Comme souvent dans l'histoire des sciences, le progrès technologique vient bouleverser les habitudes et casser les cloisonnements scientifiques. La conviction des auteurs est qu'à partir et au-delà de cette confrontation une nouvelle discipline est en émergence, qui a le couple cerveau-pensée comme objet d'étude et l'imagerie cérébrale anatomique et fonctionnelle comme méthode expérimentale.
Lyotard politiqueYves Charles Zarka, EditorialI. Dossier: Lyotard politiqueJean-Michel Durafour et François Frimat, PrésentationJean-Michel Salanskis, Difficile politiqueAmparoVega, Socialisme ou Barbarie et le militantisme de Lyotard Bruno Chaouat, La clameur originaire du politiqueJean-Louis Déotte, Le paradoxe des Immatériaux: entre répulsion et fascinationClaire Pagès, Les Marx de LyotardGaëlle Bernard, Sur la crise « postmoderne » de la légitimation et la confusion des raisonsJean-François Nordmann, Rompre avec l'horizon de l'émancipation démocratiqueCorinne Enaudeau, La politique entre nihilisme et histoireII. Grand article inédit« Peinture et désir », conférence inédite de Jean-François Lyotard à la Sorbonne de 1972, présentation pour François Frimat et Jean-Michel Durafour III. Vie PolitiqueJacques de Saint-Victor, présentationPierre-Noël Giraud, Maurice Allais: « Celui qui avait tort d'avoir raison »Christian Godin, Excuses et attritions publiques: une nouvelle mode inquisitorialeVincent Michelot, Les Tea Parties: entre populisme et conservatismeJean Yves Camus, Le processus de normalisation des droites radicales en EuropeMarie Holzman, Chine: un prix Nobel de la paix que ne passe pasIV. Vie IntellectuelleChristian Godin, présentationChristian Godin, « La culture pour chacun »: Une nouvelle politique culturelle?Charlotte Lacoste, La fascination du mal: une nouvelle mode littéraireDiane Scott, Guitry ou l'inattendu de la réconciliation nationaleReynald Lahanque, Houellebecq ou la platitude comme styleYvon Quiniou, Le spectre moral de MarxV. RecensionDolorès Lyotard, Jean-François Lyotard: questions au cinéma (Ce que le cinéma se figure), PUF, coll. « Intervention philosophique », Paris, 2009, par Jean-Michel Durafour
Résumé : Qu'est-ce qui s'éduque dans L'Education sentimentale ? Ni le sentiment, réduit à la blague du sentimentalisme individuel et collectif, ni le " jeune homme " dont l'histoire ne rejoint pas une Histoire en rupture de sens, ni les héros sans héroïsme d'une Révolution manquée, ni le genre du roman, désormais fondé sur la " négation du romanesque ".