L'Afrique et le le défi républicain. Une lecture des élections sénégalaises de 2009
Sy Alpha Amadou ; Dieng Amady Aly
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782296103061
Alpha Amadou Sy analyse dans cet ouvrage comment, au Sénégal, après la parenthèse citoyenne de 2007, la roche tarpéienne a été remise à l'ordre du jour par les citoyens, en mars 2009. L'immixtion sans précédent du président de la République, Me Abdoulaye Wade, et de son fils dans les joutes électorales, écrit-il, a transformé ces locales en référendum, leur insufflant du coup une surprenante vitalité citoyenne. En rapport avec ce contexte, l'auteur aborde les questions essentielles qui structurent l'espace politique sénégalais. Au nombre de celles-ci, la politique de pacification et de contrôle du champ politique, les difficultés du monde rural, les résistances citoyennes, les stratégies de musèlement des forces sociales, les contradictions au sein de la Coalition de l'opposition politique " Benno Siggil Senegaal ", etc. Conscient que, en dépit des spécificités réelles ou supposées, le Sénégal reste un démembrement de l'Afrique subsaharienne, Alpha A. Sy poursuit sa réflexion par une lecture ouverte sur les facteurs d'inertie, qui impriment au projet républicain sur le continent des contours incertains. Dans cet esprit, il soumet à l'examen critique le manque d'épaisseur historique de la démocratie, les modes de dévolution monarchique du pouvoir, les implications des logiques hégémonistes, les pesanteurs culturelles et l'engagement des élites. L'Afrique et le défi républicain, autant de par la nature des problèmes qu'il soulève, que de par l'esprit qui l'imprègne, est une importante contribution à l'intelligence, entre autres, des immenses enjeux des toutes prochaines échéances électorales en Afrique au Sud du Sahara.
Nombre de pages
270
Date de parution
27/04/2011
Poids
420g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296103061
Titre
L'Afrique et le le défi républicain. Une lecture des élections sénégalaises de 2009
Auteur
Sy Alpha Amadou ; Dieng Amady Aly
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
420
Date de parution
20110427
Nombre de pages
270,00 €
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Ce livre, tout en mettant en évidence la limite de toute délimitation mécanique entre patrimoines matériel et immatériel, participe au travail de sensibilisation sur la nécessité de sauvegarder le trésor culturel monumental de Saint-Louis. Dans le même mouvement, l'auteur compose un hymne fraternel en faveur de la mutualisation de toutes les énergies, expériences et intelligences afin de cesser de conjuguer le rayonnement de la vieille ville portuaire uniquement au passé.
Créé dans les années 1990, le Cercle des Ecrivains et Poètes de Saint-Louis (CEPS), en plus de la publication constante de ses différents membres, organise régulièrement des manifestations culturelles d'envergure. Au nombre de celles-ci, des festivals de poésie, des fêtes du livre, des célébrations de Journées du livre et de l'écrivain africain, le printemps des poètes, des ateliers d'écriture et des séances de présentation-dédicace. Pour avoir réussi, par trois fois, à tenir un salon international sénégalais du livre hors de Dakar, le Cercle a cru utile de partager cette expérience non sans dégager des perspectives soumises à l'examen critique de tous et de chacun. Outre cette sorte de bilan d'étape, des hommes de culture d'ici et d'ailleurs ont été suffisamment généreux pour accepter de consigner sur papier leurs témoignages et sentiments au sujet de la toute dernière édition de la Fête du livre. Tel est le contenu de cet ouvrage, qui se joue de l'événementiel pour confier à la postérité une nouvelle page dans notre commerce spirituel avec le plus beau des enfants, l'enfant du savoir, le livre !
Le 21 juillet 2019, le Sénégal a-t-il été le théâtre d'une déraison à la fois citoyenne et sportive ? Quelle légitimité et quelle rationalité est-il possible de conférer à cette mobilisation exceptionnelle en l'honneur d'une équipe défaite pour la deuxième fois - mais en finale ! - de la Coupe d'Afrique ? A l'analyse, la portée politique de l'accueil triomphal des Lions du football est autrement plus complexe que celle qui se donne à lire dans la sphère de l'événementiel. En attendant d'avoir ce recul qu'exige l'investigation scientifique, Alpha Amadou Sy s'est évertué à fixer, pour la postérité, les faits d'observation qui en permettront une bien meilleure intelligibilité. Mais, pour ne pas demeurer confiné dans l'empirisme, l'auteur apporte l'éclairage de lectures pertinentes.
La philosophie semble être l'expression condensée de bien des maux qui affectent le système scolaire sénégalais. Le nombre croissant d'élèves de classes de Terminales a eu comme conséquence le recrutement massif de professeurs destinés à l'enseignement philosophique, alors qu'ils sont des sociologues de formation. Injectés dans le système sans la moindre initiation pédagogique, ils sont souvent démotivés par l'absence notoire d'un plan de carrière. Il s'y ajoute que rares sont les manuels suffisamment inspirés du programme officiel de philosophie pour servir de support didactique performant. Aussi, la discipline est- elle exposée à bien des dangers dont le moindre n'est sans doute pas sa dévalorisation progressive. Or, une telle perspective est d'autant plus catastrophique que l'enjeu de l'enseignement de la philosophie déborde largement la sphère académique. Il intervient de manière déterminante dans l'affirmation de cette subjectivité pleine et entière qui, en même temps qu'elle favorise la créativité, hisse l'homme à la dignité de la véritable citoyenneté. Par cette publication, Alpha Amadou Sy, adossé sur sa trentaine d'années de pratique de classe et sur son expérience d'essayiste, met à la disposition des candidats au baccalauréat et des professeurs de philosophie un support didactique de qualité. La finesse de l'analyse conceptuelle, articulée à des références scientifiques, culturelles et historiques, facilite l'initiation à la philosophie, non sans donner envie d'en savoir beaucoup plus.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...