Auteur du Voyage du Condottière, André Suarès se devait d?être édité aux Editions du Condottière. Quel meilleur saint patron que cet homme à la curiosité universelle, épris de toute beauté ?Admirée par les plus grands esprits de son temps, d'André Gide à Paul Claudel, de Stefan Zweig à James Joyce, d'André Malraux à Roger Nimier, mais aussi de Claude Debussy à Pablo Picasso, la figure de ce très grand écrivain ne cesse de grandir à la mesure de son v?u le plus cher : être simultanément sur tous les points du temps, ceux d'hier - de l'Antiquité à son époque -, et ceux à venir dont nous participons. Inédites en livre, ces pages qui portent aussi bien sur la guerre que la politique, la poésie que la morale, les paysages bretons que les fonds sous-marins, mais aussi sur Antigone que saint François, Shakespeare que Rimbaud, dormaient dans des journaux et des revues. Stéphane Barsacq les a retrouvées et préfacées. On surprend, dans sa nouveauté radicale, le style et la vision de l?écrivain, ses vues, ses prémonitions, ses dons divinatoires. Comme le fameux Cangrande della Scala loué par Dante ou le Colleone, dont la statue est visible à Venise, le Condottière de Suarès reprend sa marche et ses conquêtes - l??il ouvert sur l'horizon.
Nombre de pages
384
Date de parution
06/02/2025
Poids
500g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782487468436
Titre
Ariel dans l'orage
Auteur
Suarès André ; Barsacq Stéphane
Editeur
LE CONDOTTIERE
Largeur
135
Poids
500
Date de parution
20250206
Nombre de pages
384,00 €
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André Suarès, poète et écrivain né à Marseille en 1868, animateur à partir de 1912 de La Nouvelle Revue française aux côtés de Gide, Claudel et Valéry, est l'auteur de l'oeuvre plurielle et abondante que l'on connaît : recueils de poèmes, études, récits de voyages, tragédies, pensées, aphorismes... Constante de la nébuleuse que forment ses écrits, son verbe brûlant interroge sans cesse les caprices d'une époque jusqu'aux tréfonds de l'âme humaine. L'art du livre est l'éloge de la beauté livresque, de l'incunable et du manuscrit : les ouvrages y sont des monuments. Suarès y regrette la décadence du livre qu'implique sa diffusion grandissante et, sans manquer de lucidité, anticipe l'arrivée de substituts invasifs dans nos vies, plus adaptés à des esprits qui se font paresseux. Un texte efficace, à l'exacerbation maîtrisée, que l'on adressera aux fidèles des livres, "les derniers hommes qui ne sont pas faits en série par la machine sociale" .
Résumé : ... Je suis inapte au dessin. N'ayant que les mots, j'ai vécu de papier imprimé et j'ai passé ma vie en compagnie de dessinateurs et d'artistes. De cette incapacité, j'avais conçu un récit de dérision, qu'un merveilleux artiste, Tignous, devait illustrer. Et l'impensable est survenu, le 7 janvier 2015, Tignous a été assassiné, avec la rédaction de Charlie Hebdo. Ce crime scellait la fin d'une fabuleuse aventure, celle de la dernière génération du papier, qui bousculait les dogmes et mêlait avec insolence le texte et le dessin, l'art et la politique. Le 7 janvier 2015, je suis devenu un survivant, mes amis sont tombés au combat, comme jadis ceux de mes parents. J'essaye d'écrire encore, de restituer l'histoire que j'ai vécue, avant qu'un tourbillon de mensonges l'emporte. Je n'ai que des mots, hélas, j'aimerais tant laisser quelques croquis...
En 1776, dans le premier tome de son Histoire du déclin et de la chute de l'Empire romain, Edward Gibbon identifiait dans une homélie de Grégoire de Nysse, donnée à Constantinople en 383, un témoignage exemplaire de la passion des masses chrétiennes pour les disputes théologiques à la fin de l'antiquité, une passion que l'historien anglais jugeait, avec causticité et scepticisme, futile et dangereuse. Il citait le prédicateur : "Des hommes nés d'hier et d'avant-hier, des gens dédiés à de viles activités, des théologiens improvisés qui dogmatisent, peut-être des esclaves qui ont subi le fouet et qui ont fui le travail servile, se piquent de philosopher sur des choses incompréhensibles. Vous n'ignorez nullement de qui je veux parler. Partout, la ville est remplie de telles gens, les rues, les places, les avenues, les quartiers, les tailleurs, les changeurs, les épiciers. Demandez qu'on vous change de la monnaie, on vous entretiendra de l'engendré et de l'inengendré. Enquérez-vous du prix du pain, on vous répondra que le Père est le plus grand, et que le Fils est intérieur. Informez-vous si le bain est prêt, on vous montrera que le Fils a été créé de rien" . Cet ouvrage entend, tout en abandonnant résolument le terrain de la polémique idéologique ou confessionnelle, recapturer l'intuition historiographique de Gibbon pour explorer, avec toutes les ressources des sciences historiques d'aujourd'hui, les ressorts de cette capacité reconnue et revendiquée de mobilisation de tant d'énergies intellectuelles (autant que physiques) pour la défense de convictions dogmatiques. Il s'agit de réexaminer les controverses doctrinales entre chrétiens dans l'antiquité tardive comme un phénomène de masse, et non pas seulement, à l'instar de maintes histoires des dogmes, comme un affrontement de lettrés. Jamais sans doute dans le monde antique, en tout cas à une aussi large échelle, des débats que les contemporains pouvaient considérer comme relevant souvent de la sphère philosophique, quelle que soit l'appréciation portée sur leur niveau ou leur qualité, n'ont été autant popularisés. A ce titre les controverses doctrinales entre chrétiens tiennent une place d'importance dans ce que le grand historien italien Santo Mazzarino (1916-1987) a proposé de dénommer "la démocratisation de la culture" dans l'antiquité tardive.
24 décembre 1944. Romain Rolland est seul chez lui à Vézelay. Son épouse Macha l'a laissé, le temps d'assister à la messe de Minuit. Agé et malade, il va s'éteindre quelques jours plus tard, le 30 décembre. Le prix Nobel de littérature, conscience morale de toute une génération, s'en doute : cette veillée de Noël est pour lui la dernière. Assis non loin de son piano, son esprit vagabonde. Il revient sur toutes les questions qui l'ont hanté depuis sa jeunesse : le pacifisme, l'attitude à adopter face aux totalitarismes, le rôle des intellectuels dans la politique, l'avenir de la France et de l'Europe, la religion. Et la musique bien sûr qui s'entremêle à ses réflexions. De temps à autre, il se rend à son piano. Au moment où il sent que la vie va lui échapper, le grand écrivain qui est aussi un pianiste émérite a une dernière aspiration : jouer l'ultime sonate, l'opus 111, de celui à qui il a consacré une grande partie de son oeuvre et fi ni par s'identifier : Beethoven. Une pièce inspirée d'un fait réel qui fait revivre un des plus grands écrivains français