Le droit et les lettres. Promenades dans le potager du Parnasse, les relations franco-suédoises dans
Strömholm Stig
BEAUCHESNE
24,00 €
Epuisé
EAN :9782701013190
Les textes de cet ouvrage relèvent de domaines qui sont les champs de travail de l'auteur : le Droit, plus spécialement la théorie générale du Droit, l'histoire de la méthode et des idées juridiques - discipline qui avec le droit international et les droits intellectuels lui a fourni, pendant trente-cinq ans, son pain quotidien. En deuxième lieu, les Lettres, plus spécialement l'histoire des Lettres et les rapports littéraires entre la France et la Suède - terrain de chasse où l'auteur a passé bien des vacances et des loisirs. S'il est vrai que le fait de ressortir au Droit ou aux Lettres assure cette cohésion aux textes réunis dans ce volume, le lien le plus fort entre ces textes est autre : ils ont tous été conçus, pensés, rédigés par leur auteur en français, avec joie et avec amour. Stig STRÖMHOLM a soutenu en français, entre 1966 et 1967, à Uppsala, sa thèse de Doctorat consacrée à l'histoire et à la situation internationale d'un principe juridique, peu connu mais important, du droit d'auteur : le droit moral des créateurs intellectuels. Auteur de nombreux ouvrages, il est recteur de cette université et président de l'Académie royale suédoise des Belles-Lettres, de l'Histoire et des Antiquités. C'est à ce dernier titre qu'il a patronné l'ouvrage collectif, Une Amitié millénaire. Les relations entre la France et la Suède à travers les âges, publié chez Beauchesne en 1993. Ce nouvel essai est le livre d'un Européen convaincu, "fils adoptif" de la France.
Nombre de pages
267
Date de parution
01/04/1994
Poids
501g
Plus d'informations
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EAN
9782701013190
Titre
Le droit et les lettres. Promenades dans le potager du Parnasse, les relations franco-suédoises dans
Auteur
Strömholm Stig
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
0
Poids
501
Date de parution
19940401
Nombre de pages
267,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le présent ouvrage poursuit la démarche et le développement de la pensée juridique occidentale de l'Antiquité jusqu'à nos jours plutôt que l'histoire des institutions juridiques dans lesquelles cette pensée s'est manifestée au cours des siècles. Il insiste sur l'unité profonde du droit de l'Europe malgré les différences qui existent entre les systèmes nationaux sur le plan du droit positif, et il s'efforce de mettre en lumière jusqu'à quel point le droit, comme élément de construction fondamental dans l'édifice des sociétés européennes à côté de la religion, pénètre ces sociétés et leur donne leur personnalité intellectuelle et morale caractéristique.
Strömholm Christer ; Odulf Tor-Ivan ; Desbureaux M
C'est, à ma connaissance, la première fois qu'une maison d'édition (Norstedts) renonce à exiger d'un beau livre qu'il ait un sujet au sens courant du terme, ou au moins qu'il fonctionne sur un plan social, documentaire ou simplement décoratif. Poste Restante est en effet aussi original et personnel dans sa conception qu'un recueil de poésie lyrique contemporaine, et presque aussi abscons et inaccessible quant à son langage formel. Il affiche également un souverain mépris du lecteur, lequel se retrouve devant un livre de photos sans la moindre légende et dont le format brut, carré, ne guide pas l'oeil et ne fournit absolument aucun fil conducteur. Avec cet ouvrage, Christer Strômholm s'affirme comme celui qui peut-être, de toute l'histoire de la photographie, a su le plus authentiquement utiliser ce médium tel un langage symbolique ou formel pour exprimer des sensations intimes, un vécu subjectif. Etrange et étouffant, son univers visuel ne dénote pas seulement une attirance pour le pervers et le macabre, mais aussi une prise de position en faveur de la marginalité et de la solitude : une vision profondément tolérante de l'humanité." Sune Jonsson (D'après une critique parue dans Expressen en 1967.)
« Depuis quelque temps déjà, le soleil n’a plus l’air aussi brillant, l’air ne semble plus aussi pur et transparent. Le gazouillement des oiseaux paraît moins intense, les animaux comme les humains sont contaminés par une sorte d’indolence. Les gentils ne sont plus tout à fait gentils et les méchants, plus vraiment méchants. Par endroits, le ciel présente même de curieuses ondulations et les girouettes tournent folles sans que l’on sache pourquoi. La dernière fois que c’est arrivé, c’était il y a deux siècles, juste avant l’arrivée des frères Grimm. Mais personne ne s’en souvient. Sauf Maléfique. » Tout le monde connaît les contes de fées : ils semblent immuables, comme figés dans l’espace et le temps. Mais et si les frères Grimm avaient rapporté un témoignage erroné de la fin de l’histoire ...Et si La Belle au bois Dormant n’avait pu être réveillée de son profond sommeil ...Et si la marâtre de Cendrillon, ayant attendu patiemment et dans l’ombre l’heure de la vengeance, avait réussi à la faire exiler du trône ...Et si Merlin l’Enchanteur, le seul être assez puissant pour contrer cette folie vengeresse qui consumait lentement le pays, avait décidé de raccrocher et de disparaître ...En cette nuit de pleine lune, 200 ans jour pour jour après le passage des frères Grimm, une tempête d’une rare violence s’abat sur le Pays des Contes de Fées, entraînant le commencement d’un nouveau cycle. Le Mal avait gagné une bataille. Le Bien comptait gagner la guerre… Plongez avec délice dans un conte atypique où le plaisir de retrouverdes personnages si familiers se mêle à des détournements… surprenants ! E. B. Stormhold, diplômée en Histoire de l’art et archéologie ainsi qu’en sciences de l’éducation, est passionnée par l’écriture depuis sa plus tendre enfance. Se réfugiant avec délectation dans la lecture de contes et autres légendes, elle commence très vite à rédiger ses propres histoires sous forme de nouvelles. Avec le premier Livre de Chroniques du Pays des Contes de Fées, elle inaugure une saga insolite qui prend appui sur l’univers des contes de fées ayant bercé notre enfance, tout en développant une suite détonante et enchanteresse.
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.