Au coeur de l'archive coloniale. Questions de méthode
Stoler Ann Laura ; Jaquet Christophe ; Gross Josép
EHESS
26,00 €
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EAN :9782713227738
Au coeur de l'archive coloniale entraîne le lecteur dans les méandres de la production archivistique des Indes néerlandaises du XIXe siècle. A partir des documents publics, des correspondances officielles et privées et des rapports des commissions, il livre une réflexion nuancée sur le contenu et la forme des archives en tant que dispositif de gouvernante coloniale. Cette ethnographie révèle les contradictions et les angoisses de l'empire, ainsi que les doutes de ses administrateurs. Elle jette un éclairage nouveau sur le rôle des sentiments auxquels le colon européen était aux prises, écartelé entre un Etat colonial lointain, gouvernant par-delà les frontières, au gré des débarquements des bateaux courrier, et ses liens tangibles avec la culture et la population locales. Ann Laura Stoler propose une méthode de (re)lecture des archives qui déconstruit les catégories et les affirmations établies, mais aussi la représentation de soi de l'Etat colonial. En mettant au jour la subversion politique contenue dans les sentiments, elle apporte une contribution décisive à l'historiographie contemporaine.
Nombre de pages
390
Date de parution
28/03/2019
Poids
500g
Largeur
215mm
Plus d'informations
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EAN
9782713227738
Titre
Au coeur de l'archive coloniale. Questions de méthode
Auteur
Stoler Ann Laura ; Jaquet Christophe ; Gross Josép
Editeur
EHESS
Largeur
215
Poids
500
Date de parution
20190328
Nombre de pages
390,00 €
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Ce texte a bouleversé la façon de penser le colonialisme. Plutôt que de raconter les colonisations d'un seul point de vue (celui de la métropole ou celui de la colonie devenue indépendante), Ann Laura Stoler et Frederick Cooper proposent en effet de les englober dans une histoire des empires qui permet d'étudier ensemble, dans leurs interactions réciproques, les dominants et les dominés. Les colonies n'étaient pas des espaces vierges qu'il suffisait de modeler à l'image de l'Europe ou d'exploiter selon ses intérêts ou ses désirs ; et les États européens n'étaient pas des entités autonomes qui, à un moment de leur histoire, se sont projetées outre-mer. Les unes et les autres se sont mutuellement construits. Un livre capital pour tous ceux que passionnent les sociétés coloniales.Notes Biographiques : Lettice Cooper est née en 1897 dans le Yorkshire. Elle a fait ses études à Oxford et travaillé dans l'entreprise familiale. Elle a écrit vingt romans, de nombreux articles, des biographies. Elle est morte en 1994. Ann Laura Stoler, anthropologue et historienne, spécialiste du colonialisme et du genre, enseigne à la New School for Social Research de New York.
Stoler Ann Laura ; Cooper Frederick ; Jeanmougin C
Frederick Cooper, historien, spécialiste de l'Afrique au XXe siècle, est professeur à New York University. Ann Laura Stoler, anthropologue et historienne, spécialiste du colonialisme et du genre, enseigne à la New School for Social Research de New York.
Stoler Ann Laura ; Roux Sébastien ; Prearo Massimo
Ann Laura Stoler enseigne à la New School for Social Research, à New York. Elle est historienne, spécialiste de l'histoire coloniale. L'originalité de son approche tient à sa manière d'articuler questions sexuelles et raciales dans les régimes coloniaux. La Chair de l'empire est son premier livre traduit en français.
Le héros n'est pas venu sauver la princesse ! De 1 à 4 lecteurs, 240 pages, compatibles avec les mains et les pieds. "Sans doute la meilleure BD du monde ! " - L'auteur "C'est trop bien ! " - La maman de l'auteur "Non, c'est nul ! " - La soeur de l'auteur "Je n'arrive pas à la mettre dans ma console ! " - Léo
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.