Il n'existe pas encore, à l'heure actuelle, d'histoire globale de l'infirmité - de ce que nous appelons pudiquement le handicap -, ni des systèmes de pensée qui commandent le rapport des sociétés au corps déviant ou diminué. Avec Corps infirmes et sociétés, H-J. Stiker a voulu combler cette lacune. En faisant revivre ce que fut le sort, si souvent cruel mais si différencié, des difformes, estropiés, impotents, l'auteur va bien au-delà du récit anecdotique. Du mythe d'?dipe relu et réinterprété jusqu'à la législation de 2005, il propose une histoire raisonnée, où les périodes historiques sont vues et rassemblées grâce à des idées maîtresses, à des concepts anthropologiques précis. Dans des contextes différents, les peurs, les rejets, les acceptations ne sont pas identiques. Ainsi, à travers l'infirmité, ce sont les sociétés qui se dévoilent, de façon parfois inattendue - tant le particulier est souvent la meilleure entrée dans l'ensemble d'une culture. Au fil de cet ouvrage, on pourra parcourir une histoire mal connue, pénétrer au plus profond des attitudes collectives, réfléchir à des fragments de politique, saisir l'importance extrême du culturel, subir un choc devant l'ampleur insoupçonnée de la question, comprendre, enfin, qu'elle ouvre en fait sur tout le social et permet de découvrir des voies nouvelles pour d'autres problèmes que celui des personnes handicapées.
Date de parution
08/01/1992
Poids
286g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782700702866
Titre
CORPS INFIRMES ET SOCIETES
Auteur
STIKER HENRI-JACQUES
Editeur
AUBIER
Largeur
135
Poids
286
Date de parution
19920108
Nombre de pages
0,00 €
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Remarquable approche historique et anthropologique du handicap, des "origines" à nos jours. Du mythe d'Oedipe (le boiteux) à la nouvelle loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, se trouve discutée et éclairée toute la problématique de l'intégration des handicapés, qui constitue à l'heure actuelle l'une des priorités de l'action sociale.
Résumé : La perception que nous avons du handicap et la place que la société dans son ensemble se doit d'accorder aux personnes affectées de handicaps est une question qui suscite bien des débats. Mais qu'en disent les religions, qu'elles soient de tradition écrite ou orale ? Cet ouvrage se propose d'examiner les rapports que celles-ci entretiennent aux diverses formes d'infirmité : quelles représentations, quels discours se dégagent-ils des textes fondateurs, mais aussi des mythes et des différentes pratiques religieuses ? De la boiterie de Jacob au bégaiement de Moïse, de la folie de Saül aux corps problématiques de Muhammad ou Bouddha, en passant par les peurs ancestrales et le malaise souvent afférent, les représentations de l'infirmité, avec les traitements qui s'ensuivent, ne se comprennent que par le lien avec le type de divinités ou d'esprits dont les religions se dotent. Tout à tour péché, interdit, signe de malédiction, ou parfois encore, à l'opposé, symbole d'une cause élevée, l'infirmité revêt différentes significations relevant de la complexité et de la spécifité propre à chaque religion. Si le rapport au handicap d'une religion donnée n'est pas généralisable à la société dont elle émane, celui-ci, en revanche, est ici l'occasion d'examiner selon un biais inédit les grandes théories de la religion.
Quatrième de couverture L'art modifie-t-il notre regard social sur ce que nous nommons aujourd'hui le handicap ? Ces images issues de la littérature, la peinture, le cinéma, la photographie, les séries télévisées... trahissent souvent l'ambivalence faite d'attirance et de répulsion que nous entretenons avec l'autre si différent. Favorisent-elles la médiation entre les mondes distincts, le nôtre et celui des personnes souffrant de déficiences ? En amadouant le regard, les oeuvres d'art, quels que soient les supports utilisés (images fixes ou animées, images mentales), donnent corps et vie à l'atteinte, physique et morale, et à ses conséquences individuelles et sociales. Elles condensent des façons collectives de voir les personnes handicapées et constituent une manière d'officialiser les différences, sans les nier mais sans les exclure. Analyser, c'est-à-dire décrire et comprendre, ces oeuvres de culture provenant des siècles passés mais aussi d'aujourd'hui, telle est l'ambition de cet ouvrage qui témoigne des permanences et des évolutions de la place que la société réserve à la différence et à l'altérité.
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.
L'âge d'or du duel en France. ce n'est pas l'époque des mignons de Henri III. mas le siècle du fer et de la vapeur: après la Révolution française, plus besoin d'être noble pour porter l'épée et provoquer un adversaire aussi bien né que vous. Tout le monde peut se battre, et tout le monde se bat, à l'épée, au sabre, au pistolet; à propos d'un pied écrasé par mégarde, d'un article de journal venimeux, ou d'un adultère trop voyant. A force de se battre, on commence à se tuer moins: le dernier duel meurtrier connu a lieu en 1903. Et puis, après la boucherie de la Grande Guerre, le duel s'étiole, même si quelques combats ont encore lieu jusque dans les années 50 - notamment celui qui opposa Defferre à Ribière, indigné d'avoir été traité d'"abruti". Fourmillant de récits de rencontres légendaires ou méconnues, ce beau livre raconte la saga du duel sous toutes ses formes, sociales, littéraires ou politiques.