Le métier d'enseignant aujourd'hui et demain. Colloque organisé par la CDIUFM et l'ENS-Lyon, en coll
Statius Pierre
L'HARMATTAN
32,50 €
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EAN :9782343003214
La formation des enseignants est, depuis de nombreuses années, plongée dans la tourmente : les réformes se succèdent depuis la fin des Ecoles Normales sans qu'on parvienne à inventer une solution satisfaisante dans ce domaine particulier ; le fatalisme et le scepticisme étaient de mise. La réforme actuelle des Ecoles supérieures de l'éducation et de la formation suscite des espoirs nouveaux parce qu'elle se veut refondatrice de l'école de la République. Entendons bien : il ne s'agit pas d'une nostalgie pour la IIIe République mais bien d'un projet moderne et démocratique qui peut et qui doit s'inspirer de ce que fut, à l'époque, la synthèse républicaine. Dans cette perspective, les ESPE (Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation) ne seront pas seulement des structures universitaires nouvelles et elles ne se contenteront pas de ravauder ce qui existe depuis la mauvaise réforme de 2009. Il faudra bien davantage inventer et construire intellectuellement et institutionnellement en tirant la leçon de tous les fourvoiements antérieurs mais aussi des avancées réalisées. Notre conviction en la matière est claire : c'est l'idée de la formation qui doit guider la réforme, c'est la réponse à la question "qu'est-ce qu'un maître aujourd'hui ?" qui est décisive. Ce colloque, qui s'est tenu en octobre 2012 à Lyon, organisé par la CDIUFM et l'ENS de Lyon, se présente comme une contribution visant à mieux cerner les contours de cette idée de la formation sans laquelle il n'est pas de réforme qui vaille.
Nombre de pages
294
Date de parution
19/04/2013
Poids
445g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343003214
Titre
Le métier d'enseignant aujourd'hui et demain. Colloque organisé par la CDIUFM et l'ENS-Lyon, en coll
Auteur
Statius Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
445
Date de parution
20130419
Nombre de pages
294,00 €
Disponibilité
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Dans cette société française minée par des antagonismes, le cycle démocratique, vieux de deux siècles, est-il parvenu à son terme ? L'analyse portera sur la construction des communautés politiques nationales et supranationales : quelles sont les métamorphoses de la société française depuis 1945 ? Quelles remises en cause et quelles nouvelles affirmations la structurent aujourd'hui ? Comment concevoir l'action de l'État ? Comment instituer du commun dans une société en mouvement ? Sachant que la révolution démocratique est indissociablement politique, sociale et anthropologique, il s'agit de privilégier l'articulation entre anthropologie et politique pour circonscrire la figure du sujet contemporain, cerner les métamorphoses de l'intimité et ébaucher la voie incertaine de la démocratie française émancipée.
Dans cet ouvrage, nous avons voulu prendre au sérieux l'hypothèse d'une "éducation des modernes" - au sens où il existerait une éducation propre à ceux que Benjamin Constant appelle les "modernes" en tant qu'ils valorisent l'individu et son autonomie. L'idée qui nous a guidé dans cet ouvrage est la suivante: les tensions qui traversent actuellement le monde éducatif ne relèvent pas, même prioritairement, de causalités économiques, sociales ou institutionnelles. Elles requièrent, pour être mieux comprises, une approche relevant de la philosophie politique de l'éducation. Il s'agit alors de dire que la situation actuelle ne peut être appréciée indépendamment des idéaux démocratiques et individualistes. Nous cherchons donc dans ce travail à cerner les contours de l'expérience démocratique de l'éducation et nous proposons une cartographie des lieux de pensée de l'éducation des modernes. Ainsi, ce livre entend s'affranchir d'une logique de l'expertise pour élucider plutôt l'idée que notre société se fait de son école et de son éducation.
L ouvrage porte à la connaissance du public les débats qui ont eu lieu à Lausanne les 7, 8 et 9 décembre 2011 sur la question de savoir comment nous concevons l homme cultivé aujourd hui. Les sociétés contemporaines, marquées par les valeurs égalitaires et démocratiques sont-elles "naturellement" ennemies de la culture ? Pour échapper à tout enfermement, cet ouvrage tourne le regard vers l étude des formes et des enjeux nouveaux de la culture.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...