Les métamorphoses du travail contraint. Une histoire globale XVIIIe-XIXe siècles
Stanziani Alessandro
SCIENCES PO
24,00 €
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EAN :9782724626209
Les récits de Conrad m'accompagnent depuis mon enfance. A cette époque, j'aimais surtout l'aventure, le bruit et le parfum de la mer. [... ] Je pensais avoir mis de côté Conrad jusqu'à ce que, il y a quelques années, un ami [... ] me dise : as-tu remarqué que tes terrains de recherche suivent à peu près les périples de Conrad ? Le livre de l'historien Alessandro Stanziani ne parle pas des voyages de Joseph Conrad, mais des travailleurs et des asservis que l'écrivain polonais a côtoyés : les serfs de Russie, les salariés et les marins des empires français et britannique, les esclaves et les immigrés de l'océan Indien. Il s'achève au Congo, dans les violences extrêmes perpétrées contre les indigènes par des compagnies coloniales en quête effrénée de profits. De la pensée des Lumières à l'évolution du droit et à la réalité des conditions de travail, Alessandro Stanziani montre par son approche globale que l'histoire du travail forcé ne peut se comprendre qu'en relation avec celle du travail libre. Les deux aires ne cessent de se superposer et de se répondre mutuellement pour écrire une seule et même histoire encore inachevée, celle d'une difficile émancipation.
Nombre de pages
320
Date de parution
17/09/2020
Poids
410g
Largeur
138mm
Plus d'informations
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EAN
9782724626209
Titre
Les métamorphoses du travail contraint. Une histoire globale XVIIIe-XIXe siècles
Auteur
Stanziani Alessandro
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
138
Poids
410
Date de parution
20200917
Nombre de pages
320,00 €
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Plus que jamais les questions de sécurité alimentaire sont au coeur de l'actualité. Et s'il fallait pour y répondre faire un détour par leur histoire et mieux comprendre comment tout ce qui a trait à la qualité de l'alimentation, à la qualité sanitaire au premier chef, s'enracine dans une histoire juridique et économique longue qui concerne aussi bien la France que l'Europe tout entière ? La crise sanitaire, l'épizootie de grande ampleur et les embargos qu'elles provoquent, la menace d'un empoisonnement alimentaire à grande échelle ne sont pas des phénomènes nouveaux. Ce livre se propose de tracer les conditions historiques d'émergence de la qualité des aliments au cours des XIXe et XXe siècles. Autour de quatre productions - le vin, la viande, le beurre et le lait - qui sont exemplaires du « bon » produit de l'agriculture française, l'auteur nous entraîne dans une plongée dans les archives à la fois technique et concrète, pittoresque et effrayante, qui donne à voir les conditions historiques réelles de la fabrication de la qualité alimentaire.
Qu'on la nomme histoire globale, mondiale, connectée, histoire-monde ou world history, c'est elle qui aujourd'hui suscite l'intérêt des lecteurs, des médias, des universitaires, et tend à façonner notre représentation du passé. Mais qu'est-ce que l'histoire globale ? Que propose-t-elle ? La belle synthèse d'Alessandro Stanziani fournit toutes les clés pour comprendre l'essor et les ambitions de cette histoire plurielle. Filiations multiples, bifurcations inattendues, brassages et métissages : affranchie de l'européocentrisme, l'histoire globale élargit les horizons géographiques, déborde les cadres nationaux, pense le monde à partir des connexions et des relations au sein d'entités politiques ou économiques hétérogènes. Elle a pour objet les migrations d'hommes, de biens, d'idées, de savoirs, de symboles, mais aussi le changement climatique, les révolutions technologiques, l'évolution des mentalités... Saisies dans la longue durée, et à l'intersection de plusieurs mondes, Alessandro Stanziani explore à nouveaux frais les relations que l'histoire établit avec la philosophie, la sociologie, la philologie et l'économie : ces interactions délimitent la portée de l'histoire globale par rapport aux autres approches. Face aux progrès du nationalisme, cette façon de faire de l'histoire permet de revisiter le passé d'un certain nombre d'événements, de culture et/ou de régions. De l'Inde à la Russie, des décolonisations à l'islam, cet ouvrage montre que l'histoire globale invite à multiplier les angles de vue, mais aussi à dépasser la vision de l'histoire comme choc entre les civilisations.
Comment oublier l'oeuvre insurpassée de Jean-Claude Perrot, sa capacité à faire interagir les savoirs et les pratiques économiques et statistiques, notamment en histoire urbaine ? Ce numéro lui rend hommage par une évocation de ses travaux, suivie de deux thématiques qui lui étaient chères : la mesure en sciences sociales et la mesure de l'espace. Les trois premières contributions, croisant histoire et, respectivement, mathématiques, sociologie et biométrie, illustrent l'ambition de décloisonner les tensions entre dimensions qualitatives et quantitatives. Les trois contributions suivantes abordent les transformations dans l'organisation spatiale à l'aune de critères quantitatifs dans des domaines extrêmement sensibles de nos jours, à savoir l'éducation nationale et la localisation/identification des personnes.
Ce numéro a pour thème la fabrique du besoin éducatif qui accompagne le développement de politiques éducatives visant l'accessibilisation des systèmes scolaires. Il associe l'institutionnalisation de cette notion à la redéfinition du rôle de l'élève et de l'enseignant liée à des politiques éducatives promouvant l'efficacité du l'institution scolaire. Il porte par ailleurs le regard sur le rôle joué par la généralisation de dispositifs de soutien ciblant les élèves à risque d'échec scolaire. Il s'intéresse enfin aux conventions développées par les acteurs de l'école pour mettre en sens et en scène les principes revendiqués par l'école inclusive tels que la différentiation pédagogique ou les pratiques collaboratives.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.