Médiéval contemporain. Pour une littérature connectée
Stahuljak Zrinka
MACULA
14,00 €
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EAN :9782865891184
Avec cet essai, Zrinka Stahuljak tente de trouver comment rendre le Moyen Age attractif pour des politiques qui ont tendance à soutenir non plus forcément le patrimoine, mais les productions culturelles qui répondent immédiatement aux goûts du public. Comment et pourquoi écrire l'histoire du Moyen Age et lire sa littérature dans un monde de plus en plus présentiste ? Comment influer sur les discours publics en partant de l'expérience du Moyen Age ? Quelles terminologie, méthodologie, thématique adopter pour faire le lien entre l'université et le public ? C'est en tant que médiéviste que Zrinka Stahuljak tente de répondre à ces questions. L'auteur établit tout d'abord différents constats aussi bien à l'époque médiévale que néo-libérale des rapports que nous entretenons aux mots et à la littérature, et à leur histoire. L'auteur analyse aussi le morcellement qu'a subi l'Histoire, la coupure avec l'histoire de l'art, l'archéologie, et surtout l'histoire de la littérature, alors que le Moyen Age, plus que toute autre période, se considère comme une globalité. Elle s'attache ensuite à la politique culturelle en France, aux financements que le politique accorde à la culture, ceci pour mieux nous emmener aux Etats-Unis et à la façon qu'y ont les universités de traiter de médiévistique. Au fil de ces pages, c'est l'impérieuse nécessité de poursuivre les enseignements de la littérature et de l'histoire du Moyen Age qui prend ainsi forme.
Nombre de pages
120
Date de parution
18/09/2020
Poids
114g
Largeur
131mm
Plus d'informations
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EAN
9782865891184
Titre
Médiéval contemporain. Pour une littérature connectée
Auteur
Stahuljak Zrinka
Editeur
MACULA
Largeur
131
Poids
114
Date de parution
20200918
Nombre de pages
120,00 €
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Résumé : Depuis l'engagement occidental en Afghanistan, en Irak, puis en Syrie, le terme de " fixeur " est devenu fréquent pour désigner, quasi exclusivement, des hommes qui rendent des services multiples aux journalistes et aux armées étrangères : à la fois interprètes, informateurs, guides, médiateurs, chauffeurs, ce sont des intermédiaires, des arrangeurs qui possèdent de multiples savoirs et techniques. Leur principal domaine d'action se situe dans des situations de conflit qui exigent une intervention bilingue, entre deux langues mutuellement inintelligibles. Etre fixeur est une position très ancienne que l'on trouve déjà au Moyen Age dans toutes les situations de rencontre entre langues : croisade, pèlerinage, prédication, commerce, mais aussi dans toutes les opérations de traduction. C'est l'homme (ou la femme) invisible de l'histoire - comme si les intermédiaires que sont les traducteurs n'avaient pas d'existence physique et historique. Comme si la circulation des textes n'était pas aussi une invitation à l'action. L'anachronisme assumé par ce livre est une manière d'écrire au présent l'histoire de la littérature médiévale, de lui restituer les corps qui l'ont produite et transmise, ainsi que sa puissance politique.
Il n'y a pas de nation française ni d'histoire de France sans la sexualité. On sait depuis Michel Foucault que la sexualité a même constitué la nation française au XIXe siècle. Mais quel lien entre l'ordre militaire des Templiers et la colonisation de l'Algérie par la France en 1830 ? Ou entre Gilles de Rais, maréchal du XVe siècle, et la théorie du sadisme par Richard von Krafft-Ebing ? Entre l'amour courtois et la loi de 1884 légalisant le divorce ? Ou encore entre le Moyen Age, institué berceau de la nation par la République, et le choix du récit national dans les domaines de la littérature et de l'art médiévaux ? La médecine du XIXe siècle qui était le moteur principal — intellectuel, moral et disciplinaire — dans la formation moderne de la nation française et l'écriture de l'histoire de France fondait chacune de ses théories et de ses propositions de lois dans le berceau médiéval. Un grand choix de textes scientifiques et vulgarisateurs, certains présentés pour la première fois, permettent l'étude du sexe, du sang, de la race et de l'amour aux XIXe et début du XXe siècle et démontrent comment l'histoire et le Moyen Age, obsessions de la médecine, ont défini la famille, le mariage et le divorce, l'hygiène (les maladies, les vices et les tares), les moeurs et les politiques raciale et coloniale en Europe, notions toujours vives dans le débat contemporain.
Ce livre raconte et interroge les pratiques qui se firent jour à la Salpêtrière, du temps de Charcot, autour de l'hystérie. A travers les procédures cliniques et expérimentales, à travers l'hypnose et les "présentations" de malades en crise (les célèbres "leçons du mardi"), on découvre l'espèce de théâtralité stupéfiante, excessive, du corps hystérique. On la découvre ici à travers les images photographiques qui nous en sont restées, celles des publications, aujourd'hui rarissimes, de l'Iconographie photographique de la Salpêtrière. Mais l'analyse de ces images révèle aussi l'acte de mise en scène dont les hystériques furent l'objet de la part des médecins. Charcot fut là un "artiste", mais dans quel sens? C'est à quoi ce livre introduit. Freud fut le témoin de tout cela, et son témoignage devint la confrontation d'une écoute toute nouvelle de l'hystérie avec ce spectacle de l'hystérie que Charcot mettait en oeuvre. Témoignage qui nous raconte les débuts de la psychanalyse sous l'angle du problème de l'image.
Véritable «usuel» dans les pays anglo-saxons (neuf éditions en langue anglaise), publié par la célèbre collection the Pelican History of Art (Penguin Books), «le Blunt» est le seul ouvrage à présenter dans un format maniable toute l'histoire de l'art français - architecture, sculpture, peinture - de la fin de l'époque gothique à la mort de Louis XIV.Ce livre nous décrit la conquête d'une hégémonie : pendant deux siècles, des Valois aux Bourbons, tous les responsables du pouvoir vont poursuivre méthodiquement le même objectif : faire de Paris, bientôt de Versailles, le centre de la civilisation européenne.La splendeur de Chambord et des châteaux de la Loire, la politique d'importation culturelle de François Ier, l'école de Fontainebleau, Henri IV et l'urbanisme parisien, l'apogée du classicisme, le magistère de Colbert et Le Brun font l'objet de descriptions entrêmement précises. Les analyses consacrées à Philibert de l'Orme, Primatice, Goujon, Pilon, Salomon de Brosse, Mansart, Le Vau, le long chapitre consacré aux Le Nain, à La Tour, Champaigne, Le Lorrain, et surtout Poussin, comptent parmi les points forts de l'ouvrage. Celui-ci est également précieux par l'abondance de ses notes, chaque nom propre s'accompagne de références bibliographiques constamment remises à jour.
Monographie: présentation organique (c´est-à-dire chronologique) de l´oeuvre dont l´architecture ne peut se comprendre qu´à la lumière de la sculpture.
Y a-t-il une personnalité distincte du créateur ? Célèbre ou marginal, quel rôle joue-t-il dans l'imaginaire de son temps ?. C'est à ces questions que répond le grand historien d'art Rudolf Wittkower dans une fresque foisonnante où s'agitent les violents (Cellini, Caravage), où meurent les suicidaires (Rosso, Borromini, où scandalisent les pervers (Sodoma), où délirent les paranoïaques (Messerschmidt), où manoeuvrent les habiles (Titien), où s'enflamment les amoureux (Fra Filippo Lippi, Raphaël).Nous voyons les peintres et sculpteurs les plus illustres prendre vie à travers les Correspondances, les Mémoires, les anecdotes, les minutes de procès, les témoignages de Vasari, Van Mander, Baldinucci, etc. - cependant que se transforme sous nos yeux la position sociale de l'artiste : domestique et artisan jusqu'au XVe siècle, le voici désormais sollicité, courtisé, parfois couvert d'or par les papes, les rois ou les empereurs.