Toute sa vie, Daniel Spoerri a récupéré et collé ce qu'il trouvait : des idées, des objets, des mots. Tout commence dans une chambre d'hôtel miteuse de la rue Mouffetard, à Paris, le jeudi 17 octobre 1961. Daniel Spoerri décrit un par un les objets posés sur son bureau... A l'origine, c'est pour repousser les limites de l'art en détournant les catalogues de musée ; bientôt, ses amis se prêtent au jeu et ajoutent, sous forme de notes en bas de page, des anecdotes racontant leur vie, la vie de ces objets, leurs idées. D'un manifeste anti-artistique, ce texte devient le récit d'une amitié, l'autobiographie intellectuelle d'une génération proche de Fluxus, une tentative littéraire à la PEREC. Ce livre, écrit en français, devenu culte en Allemagne et aux Etats-Unis (plus de dix éditions), n'est ici jamais reparu dans sa version complète. Entre-temps, il a vu son volume multiplié par 6, été retraduit depuis 3 langues différentes et augmenté de 7 préfaces et 15 annexes. Un work in progress à l'échelle d'un demi-siècle comme vous n'en avez sans doute jamais lu.
Nombre de pages
370
Date de parution
16/11/2016
Poids
698g
Largeur
144mm
Plus d'informations
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EAN
9791095244097
Titre
Topographie anecdotée du hasard
Auteur
Spoerri Daniel ; Filliou Robert ; Williams Emmett
Editeur
OTHELLO
Largeur
144
Poids
698
Date de parution
20161116
Nombre de pages
370,00 €
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Résumé : Prodige de l'histoire de l'art contemporain depuis un demi-siècle, Daniel Spoerri s'est fait connaître dans de nombreux domaines. Depuis les années 1950, il intervient sous des formes très variées, toujours liées aux avant-gardes : poésie concrète et art concret, théâtre, Fluxus, Nouveau Réalisme... Inventeur du tableau-piège, créateur du Eat Art, mais aussi de galeries, de jardins, de restaurants et de musées, il ne cesse de se renouveler. Présent dans les plus prestigieuses collections publiques et privées, il n'a cependant jamais entièrement joué le jeu du marché. "L'art est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art", disait Robert Filliou. Ainsi, Spoerri est toujours resté fidèle à cette règle en plaçant le quotidien au centre de son oeuvre. Sa parole sensible et sincère réduit toute distance. Elle se révèle comme celle d'un parent, d'un ami.
Cet ouvrage propose, pour la première fois en français, un ensemble de textes et des entretiens de l'artiste. Il rend compte de la richesse et de la diversité de sa pratique, dont de larges pans restent méconnus. Au fil des textes présentés par Daniel Spoerri lui-même, apparaît un parcours complexe, en prise avec de nombreux mouvements majeurs de la période comme Fluxus, le Pop Art et le Mail Art, et en dialogue avec des artistes très divers, entre autres Joseph Beuys, Robert Pilliou, Jean Tinguely et Roland Topor. Cette anthologie révèle également les qualités d'écrivain et de conteur de Daniel Spoerri - sa manie des anecdotes constitue un véritable programme artistique -, ainsi qu'une époque et un réseau amical international où la création est avant tout affaire de partage. Edition établie et présentée par Déborah Laks.
Général Instin, c’est d’abord un visage. Un portrait photographique sur verre, effacé par les ans, dans la sépulture du Général Adolphe Hinstin (1831-1905), découvert au hasard d’une balade au cimetière Montparnasse par l’écrivain Patrick Chatelier. Un portrait rongé par des taches formant à leur tour des silhouettes et des paysages. Général Instin, c’est donc l’absence d’un visage. Ou ses ramifications, sur d’autres modes. La dérive, la chose militaire, l’effacement de la mémoire, l’ombre d’un ancêtre universel, la création collective d’un personnage. Le portrait dilué du Général est devenu depuis vingt ans le moteur d’un projet accessible à tout et à tous - tous les supports, tous les arts, tous les hasards. Ainsi va la prolifération du u GI « (Général Instin) : sous forme d’écrits, vidéos, performances, objets, bruits, questions, échos, monuments, bagarres, virtualités, terreurs, révoltes, farces, fuites, machines, dont la présente anthologie se veut une archive, parmi mille autres possibles. Un livre ouvert et une aventure collective.
Un soldat part à l'aventure bâtir un mur en terre étrangère. Un mur qui doit marquer la puissance et la limite de son Empire. Il croit apporter à cette terre inconnue, vierge peut-être, la culture et la civilisation. Mais son horizon change à la rencontre des hommes bleus, et au terme de son voyage, il bascule : c'est le vide qui appelle. De ce voyage initiatique, témoigne une série de notes recueillies par l'aide de camp du général Instin, qui interroge le soldat revenu fou pour comprendre. C'est le résultat de cette enquête que vous tenez entre les mains.
Résumé : Les chants de Spoon River sont ceux des habitants du village de Spoon River (Illinois), enterrés sur la colline au-dessus d'une rivière, qui forment une constellation de fantômes ferraillant de leurs passé, de leurs commerces, de leurs ambitions et de leurs amours... Spoon River Anthology (1915) est un classique aux Etats-Unis, mais aussi en Italie, où ce titre fait figure de best-seller et a même été adapté en chansons par le Gênois Fabrizio de Andrea dans son disque Non al denaro, non all'amore, né al cielo. Il a été traduit à deux reprises en français : une première fois par Michel Pétris et Kenneth White sous le titre Spoon River (Champ Libre, 1976), une deuxième fois par Patrick Reumaux sous le titre Des voix sous les pierres. Les épitaphes de Spoon River (Phébus/Elisabeth Brunet, 2000). C'est une troisième version que vous lirez ici, même si l'intégrité du texte n'est pas toujours exactement préservée : certains textes ont été tronqués, d'autres recréés. Ces poésies libres ont intéressé le Général Instin, qui s'est attelé à la tâche de les traduire dès leur parution.