Prodige de l'histoire de l'art contemporain depuis un demi-siècle, Daniel Spoerri s'est fait connaître dans de nombreux domaines. Depuis les années 1950, il intervient sous des formes très variées, toujours liées aux avant-gardes : poésie concrète et art concret, théâtre, Fluxus, Nouveau Réalisme... Inventeur du tableau-piège, créateur du Eat Art, mais aussi de galeries, de jardins, de restaurants et de musées, il ne cesse de se renouveler. Présent dans les plus prestigieuses collections publiques et privées, il n'a cependant jamais entièrement joué le jeu du marché. "L'art est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art", disait Robert Filliou. Ainsi, Spoerri est toujours resté fidèle à cette règle en plaçant le quotidien au centre de son oeuvre. Sa parole sensible et sincère réduit toute distance. Elle se révèle comme celle d'un parent, d'un ami.
Nombre de pages
153
Date de parution
18/10/2018
Poids
326g
Largeur
185mm
Plus d'informations
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EAN
9782283031643
Titre
L'instinct de conversation
Auteur
Spoerri Daniel ; Devaux Alexandre
Editeur
BUCHET CHASTEL
Largeur
185
Poids
326
Date de parution
20181018
Nombre de pages
153,00 €
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Cet ouvrage propose, pour la première fois en français, un ensemble de textes et des entretiens de l'artiste. Il rend compte de la richesse et de la diversité de sa pratique, dont de larges pans restent méconnus. Au fil des textes présentés par Daniel Spoerri lui-même, apparaît un parcours complexe, en prise avec de nombreux mouvements majeurs de la période comme Fluxus, le Pop Art et le Mail Art, et en dialogue avec des artistes très divers, entre autres Joseph Beuys, Robert Pilliou, Jean Tinguely et Roland Topor. Cette anthologie révèle également les qualités d'écrivain et de conteur de Daniel Spoerri - sa manie des anecdotes constitue un véritable programme artistique -, ainsi qu'une époque et un réseau amical international où la création est avant tout affaire de partage. Edition établie et présentée par Déborah Laks.
Toute sa vie, Daniel Spoerri a récupéré et collé ce qu'il trouvait : des idées, des objets, des mots. Tout commence dans une chambre d'hôtel miteuse de la rue Mouffetard, à Paris, le jeudi 17 octobre 1961. Daniel Spoerri décrit un par un les objets posés sur son bureau... A l'origine, c'est pour repousser les limites de l'art en détournant les catalogues de musée ; bientôt, ses amis se prêtent au jeu et ajoutent, sous forme de notes en bas de page, des anecdotes racontant leur vie, la vie de ces objets, leurs idées. D'un manifeste anti-artistique, ce texte devient le récit d'une amitié, l'autobiographie intellectuelle d'une génération proche de Fluxus, une tentative littéraire à la PEREC. Ce livre, écrit en français, devenu culte en Allemagne et aux Etats-Unis (plus de dix éditions), n'est ici jamais reparu dans sa version complète. Entre-temps, il a vu son volume multiplié par 6, été retraduit depuis 3 langues différentes et augmenté de 7 préfaces et 15 annexes. Un work in progress à l'échelle d'un demi-siècle comme vous n'en avez sans doute jamais lu.
Spörri Balz ; Staubli René ; Tuchschmid Benno ; Fa
Entre 1933 et 1945, au moins 391 Suisses ont été emprisonnés dans des camps de concentration par le régime nazi et plus de 200 d'entre eux sont morts durant leur captivité ou peu après leur libération. Ce livre retrace leur parcours et leur destin. En plus du sort de ces citoyens suisses, les auteurs suivent le parcours de plus 330 hommes, femmes et enfants nés ou ayant grandi en Suisse, mais qui n'ont jamais eu la nationalité suisse et qui furent emprisonnés dans les camps nazis. Parmi ces derniers, plus de 250 n'ont pas survécu aux mauvais traitements et à la torture. Les victimes suisses des persécutions nazies sont principalement des résistants, des juifs, des socialistes, des personnes considérées comme " asociales ", des témoins de Jéhovah, des Sinti et des Roms. Pour la première fois, les auteurs répertorient les noms des 391 victimes identifiées. La plupart d'entre elles vivaient en France et ont été emprisonnées, puis expulsées vers un camp de concentration. D'autres, des Suisses de l'étranger, vivaient dans des pays occupés par l'Allemagne comme la Pologne, l'Autriche, l'Italie, la Belgique ou la Grèce. Dans ce livre, les auteurs examinent comment les citoyens suisses furent pris dans l'appareil de terreur nazi et ce que la Suisse officielle a fait pour les aider. Après quatre années de recherche dans les archives en Suisse et à l'étranger, ils arrivent à la conclusion que "La Suisse aurait pu sauver des dizaines de vies, si elle s'était engagée avec courage et vigueur pour les prisonniers suisses des camps de concentration". D'une part, il apparaît clairement que le Conseil fédéral et les diplomates concernés sont intervenus avec peu de détermination face au régime nazi ; par peur de mettre Hitler en colère et de provoquer une invasion de la Suisse. D'autre part, les auteurs soulignent le peu d'intérêts des instances officielles suisses pour les victimes.
Deux voix rivalisent aujourd'hui en Amérique latine. Par leurs politiques, leurs projets et leurs doctrines, Chavez et Uribe symbolisent deux manières radicalement distinctes de concevoir la vie nationale et régionale. Malgré des parallèles parfois rapides les rapprochant sous l'étiquette de "populistes" ou de "néo-populistes", la situation que connaît chacun de leur pays après plusieurs années de pouvoir est très différente. L'antagonisme direct de ces deux chefs d'Etat se traduit entre autres par leurs vues politiques distinctes: le leader vénézuélien promeut un "projet bolivarien" qui repose essentiellement sur la lutte "révolutionnaire"; le président colombien défend une politique de renforcement de l'autorité de l'Etat par la voie constitutionnelle avec le soutien des Etats-Unis. Dans cette lutte pour le leadership politico-moral de l'Amérique latine (dernièrement, l'affaire Bétancourt en a été révélatrice), le Brésil de Lula tente de s'interposer dans le match Chavez-Uribe et se présente comme une voie intermédiaire.
Pourquoi les abeilles dépérissent-elles? Parce qu'on les empoisonne? Parce qu'on les prend pour des vaches à miel ou à venin? Les scientifiques cherchent des réponses. Sid aussi essaie de comprendre. Né au début des années 1980, il ne sait pas trop à quoi se raccrocher, se fiant tour à tour à la sagesse des apiculteurs, à la nostalgie des néonazis, au cynisme du Forum de Davos, à son irrésistible penchant pour une étrange téléphoniste japonaise... Dans un pays sans mer où coulent le miel et le chocolat au lait, sur une planète où les humains ne pourront survivre sans les abeilles, Le Silence des abeilles est le roman d'apprentissage, drôle et grave, d'une certaine jeunesse.
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