Quatrième de couverture La crispation sur l'identité française vient de passer du terrain politique au champ littéraire. Depuis 1945, on n'osait plus stigmatiser les Juifs. Et comptabiliser dans tel ou tel milieu ceux qui le sont et ceux qui ne le sont pas. Renaud Camus a choisi de le faire explicitement. Que l'expérience française - sa culture et sa civilisation - compte tant de Juifs pour porte-parole l'agace et l'attriste. Sans négliger que ce même auteur «a le plus grand mal à imaginer que des musulmans de souche puissent être tout à fait français.» Dénoncé ad hominem par Renaud Camus, Antoine Spire a voulu comprendre quelles étaient les sources de ce renouveau xénophobe. Interrogeant sa propre biographie de Juif français depuis des générations, il a remonté le cours de la tradition qui a nourri cette hostilité polie, cet antijudaïsme de bon aloi. S'élever contre de tels écrits, est-ce attenter à la liberté de création ? La littérature autorise-t-elle tous les discours ? Qu'est-ce que l'origine et quelle place tient-elle dans la personnalité de chacun d'entre nous ? Autant de questions qui aident à sonder le trou noir de cette obsession identitaire.
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Nombre de pages
192
Date de parution
21/10/2000
Poids
257g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782843350023
Titre
L'OBSESSION DES ORIGINES
ISBN
2843350026
Auteur
Spire Antoine
Editeur
VERTICALES
Largeur
140
Poids
257
Date de parution
20001021
Nombre de pages
192,00 €
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Présentation de l'éditeur ?"De la prévention à l'approche de la mort éventuelle, en passant par le dépistage, l'annonce de la maladie et par les traitements et leurs effets, c'est sur la place du malade que nous nous interrogeons et, de son point de vue, sur l'ensemble de la clinique et des thérapeutiques. Cet ouvrage plaide pour une nouvelle impulsion du travail en sciences humaines articulé avec la médecine la plus performante. Les malades du cancer en ont besoin. Ils y ont droit. Il ne s'agit pas d'un supplément humaniste à la médecine, mais d'une révolution dans la réflexion et la pratique des équipes de cancérologie invitées à retourner à la clinique, à l'art médical individualisé, sans rien perdre de ses avancées technologiques", A. S. et M. S. Antoine Spire est journaliste. Longtemps producteur à France Culture, il anime aujourd'hui l'émission télévisée Tambour battant et il est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment Dieu aime-t-il les malades ?, écrit avec Nicolas Martin, qui a reçu le prix 2005 du MEDEC. Il a été directeur du département de recherches en sciences humaines de l'Institut national du cancer, de sa création en 2005 jusqu'à fin 2007. Mano Siri est philosophe et scénariste (Le Blues de l'Orient). Elle a notamment été membre de l'équipe de recherche en sciences humaines de l'Institut national du cancer et enseignante à l'Université ouverte de Paris-VII.
À travers une oeuvre consacrée en partie à la situation de l'homme culture face a la barbarie, George Steiner suscite une interrogation fondamentale: quel sens peut-il émerger du champ de ruines laissées par l'histoire de ce XXe siècle? De cette barbarie-là à ce qu'il appelle l'espéranto technocratique et technologique; il est question de la place de la culture et de l'intellectuel dans notre société. Deux siècles après les Lumières - quand Jefferson proclamait "plus, jamais on ne brûlera de livres parmi les hommes civilisés". Pourtant le bilan est lourd...
Ce livre est la transcription de l'émission "Staccato" d'Antoine Spire, "La culture selon George Steiner" diffusée sur France Culture le 29 décembre 1998. Antoine Spire a également réalisé pour la télévision dix-huit grands entretiens avec des intellectuels, dont Pierre Bourdieu, Jacques Derrida, Jean-Pierre Vernant et Michel Tournier.
Comment Steve passe-t-il d'une petite ville côtière de France à Raqqa, au coeur de la boucherie syrienne ? On ne sait pas bien. Comme on ne sait pas, on raconte. On se lance dans une sorte d'enquête amicale trois décennies durant. Sur la frise de sa vie, on détermine un moment zéro. Les déconvenues scolaires. Les harcèlements divers. L'envie non consommée de plastiquer le collège. L'envie de faire le bien. Et à chacun de ces moments, il y a Mickaël, le petit frère. Ce qui concerne Mickaël concerne Steve, son presque jumeau, et tout est dans le presque.
Résumé : "Un Lacandon aux longs cheveux noirs, debout sur sa pirogue, vêtu d'une tunique blanche, creusant la transparence émeraude de la rivière d'une pagaie en bois. MEXICO AUTENTICO. BONAMPAK. CHIAPAS. C'est peut-être le jour où j'ai vu, à l'aéroport de Mexico, sur un écran géant, cette publicité pour une agence de voyages, ce fantasme pour touriste en quête de bons sauvages, que ce livre est né. Un Lacandon ! Bonampak ! Authentique ! Vrai de vrai, à portée de main ! A portée de notre monde, à portée de nos yeux, là, pour nous, pour vous ! Et à ces visiteurs d'un jour qui achèteraient un petit jaguar en bois, il n'était donné qu'une image. Il n'était donné que le mensonge".
Habiter la ville, habiter sa vie, s'habiter... tout court. Avec ces quatorze nouvelles immobilières, Hélèna Villovitch poursuit la chronique d'une génération précaire, la sienne. La quête d'un logement nourrit chaque mésaventure, cruelle ou burlesque, de ce recueil : entre vagabondage insouciant, co-location à l'étroit, échange d'appartements, troubles du voisinage, endettement à long terme et culbute spéculative. Autant de cloisonnements existentiels qui pèsent sur les personnages, accusent leur solitude, les minent de l'intérieur. Maniant la satire avec bienveillance, Hélèna Villovitch sonde les illusions perdues et les calculs égoïstes de notre époque, sans oublier jamais d'y glisser un grain de folie douce.
«Paula s'avance lentement vers les plaques de marbre, pose sa paume à plat sur la paroi, mais au lieu du froid glacial de la pierre, c'est le grain de la peinture qu'elle éprouve. Elle s'approche tout près, regarde : c'est bien une image. Étonnée, elle se tourne vers les boiseries et recommence, recule puis avance, touche, comme si elle jouait à faire disparaître puis à faire revenir l'illusion initiale, progresse le long du mur, de plus en plus troublée tandis qu'elle passe les colonnes de pierre, les arches sculptées, les chapiteaux et les moulures, les stucs, atteint la fenêtre, prête à se pencher au-dehors, certaine qu'un autre monde se tient là, juste derrière, à portée de main, et partout son tâtonnement lui renvoie de la peinture. Une fois parvenue devant la mésange arrêtée sur sa branche, elle s'immobilise, allonge le bras dans l'aube rose, glisse ses doigts entre les plumes de l'oiseau, et tend l'oreille dans le feuillage.»