Bien avant de rompre définitivement avec Freud et l'Association psychanalytique de Vienne dont il était le président, Alfred Adler s'employait à jeter les fondements d'une caractérologie sociale qu'il présentait à partir de 1912 comme une Psychologie individuelle comparative. Disciple et proche collaborateur d'Adler durant quelque dix ans, Manès Sperber écrit en 1926 son premier essai sur Alfred Adler, L'homme et sa théorie. Quarante-quatre ans plus tard, à l'occasion du centenaire de la naissance de son maître, Sperber publie à Vienne ce livre consacré à l'homme et à sa vie, à son époque, à sa doctrine. Il établit en même temps l'historique des débuts de la psychanalyse à Vienne et du cercle des médecins et psychologues réunis autour de Sigmund Freud que des ruptures devaient ensuite séparer à jamais. Bien qu'insuffisamment connue et largement méconnue à l'ombre de la psychanalyse orthodoxe, la psychologie adlérienne ne cesse d'influencer la pratique psychothérapeutique de toutes les écoles, en particulier celles des psychanalystes et des behaviouristes. La conception socio-psychologique des adlériens exerce une influence sans cesse croissante sur la psychopathologie de nos jours - que celle-ci se réclame du marxisme ou non - et sur la recherche sociologique dans différents domaines.
Nombre de pages
320
Date de parution
08/12/1972
Poids
190g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070352753
Titre
Alfred Adler et la psychologie individuelle
Auteur
Sperber Manès
Editeur
GALLIMARD
Largeur
108
Poids
190
Date de parution
19721208
Nombre de pages
320,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Manès Sperber (1905-1984) est un des grands témoins de notre siècle. Né dans une "shtetl" de Galicie, disciple d'Adler, membre du Parti communiste allemand, il est chassé par le nazisme, en 1933, et rompt avec le communisme, en 1937, lors des procès de Moscou. Ami de Malraux, Camus, Koestler, Aron, il se fixe À Paris après la guerre. Éditeur, il introduit notamment en France Hermann Hesse et Patricia Highsmith. En publiant sa trilogie romanesque en un seul volume, dans une traduction entièrement revue, Odile Jacob propose l'édition de référence d'une oeuvre considérée par Malraux comme le "livre des vérités meurtrières", l'épopée des hommes de conviction, broyée par Staline et Hitler.
Pour saluer la réédition de Et le buisson devint cendre, un recueil d'essais inédits où l'on retrouve la même interrogation fondamentale sur la place de l'individu dans l'Histoire. Romancier, essayiste, psychologue, Manès Sperber (1905-1984) reste l'un des grands témoins de notre siècle.
Peut-on vraiment pénétrer la psychologie d'un tyran ? Les citoyens jouent-ils un rôle dans l'avènement d'une dictature ? Les intellectuels ont-ils une responsabilité face à la montée des périls ? Répondre oui à ces questions a valu à Manès Sperber les foudres des nazis. Sa magistrale Analyse de la tyrannie, écrite en 1937, détruite par la Gestapo, est aujourd'hui publiée pour la première fois en France. Avec lucidité, l'auteur brosse un portrait du tyran, derrière lequel on reconnaîtra Hitler, mais aussi Mussolini et Staline. Il affirme que la tyrannie n'est pas seulement le tyran, mais aussi ses sujets et ses victimes. Il détermine enfin ses conditions d'apparition au sein d'une société où la lâcheté et la foi dans la magie du pouvoir sont tout-puissants.
Acclamé dès la publication du premier tome en 1948, traduit dans le monde entier, Et le buisson devint cendre est l'une des oeuvres romanesques majeures du XXe siècle, racontant le destin d'hommes et de femmes d'exception, épris de justice, de liberté et de morale qui, dans l'entre-deux-guerres, virent se refermer sur eux, pour les broyer, les mâchoires du nazisme aussi bien que celles du stalinisme. Témoignage sur l'une des périodes les plus noires de l'histoire de l'humanité, mais aussi grand roman philosophique dont chaque personnage s'efforce de concilier ses impératifs moraux et ceux de l'action, c'est une épopée dont la politique n'est que la matière première, et ses effets sur l'âme troublée des hommes le véritable sujet. Voici reprise l'édition de référence en un seul volume de la trilogie romanesque de cet auteur à redécouvrir, un ouvrage que Malraux qualifiait de "livre des vérités meurtrières". Biographie de l'auteur Manès Sperber (1905-1984) est l'un des grands témoins du XXe siècle. Né dans un shtetl de Galicie, disciple d'Adler, membre du Parti communiste allemand, il est chassé par le nazisme en 1933 et rompt avec le communisme en 1937, lors des procès de Moscou. Ami de Malraux, de Camus, de Koestler ou encore d'Aron, il se fixe à Paris après la guerre. Editeur, il introduit en France Hermann Hesse et Patricia Highsmith. Il a notamment publié Les Visages de l'Histoire et Etre juif.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.