Tu as beaucoup de talent. As-tu suffisamment de courage?" C'étaient les années 80, l'époque où Gabriel et Sébastien se déclaraient frères et se rêvaient comédiens. L'époque de leur montée à Paris et de leurs débuts au théâtre avec, pour initiatrices, l'universitaire bordelaise Lorette Mondine et Nora Reps, la vieille diva tchékhovienne. Gabriel allait connaître le succès au cinéma mais, étrangement, il disparut aussitôt après avoir remporté le prix d'interprétation à Venise pour son premier film. Vingt ans plus tard, Sébastien, qui n'a jamais réussi à oublier Gabriel ni à comprendre sa fuite, cède au désir impérieux de le retrouver. Il part à Porto. On aurait vu récemment Gabriel dans un café de la ville, le Guarany. Parades est un roman sur la confusion des sentiments mais aussi sur la difficulté à être soi, sur le théâtre, sur l'amour quand il n'a pas lieu... Bernard Souviraa confirme son talent de styliste et s'impose avec une aisance évidente dans ce livre aux allures de confession. Biographie: Bernard Souviraa est né en 1964 à Bordeaux et vit aujourd'hui à Paris. Il a beaucoup écrit pour le théâtre (La Langue des chiens, Du désir quand tout s'arrête) et a publié un premier roman aux Editions de l'Olivier en 2006, L'?il du maître.
Nombre de pages
283
Date de parution
10/01/2008
Poids
280g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782879296012
Titre
Parades
ISBN
2879296013
Auteur
Souviraa Bernard
Editeur
OLIVIER
Largeur
140
Poids
280
Date de parution
20080110
Nombre de pages
283,00 €
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Martin, un adolescent mutique, se débat avec l'éveil de son désir homosexuel. Au fin fond des Ardennes, cette découverte est bien plus qu'une torture intime, c'est une torture collective, qui fait de Martin de la chair à insultes, comme on dit à canon. Fasciné par Solaap, le nouveau de la classe, mais aussi par les scènes de guerre à la télévision ou par les speakerines, il est « cerné » par Cassandra et Géraldine, deux petites sauvages qui le martyrisent sous prétexte qu'il est « une sale pédale » et par sa prof de français à laquelle il rend des poèmes à la place de dissertations. Autour de lui, tous, adultes et adolescents, semblent vivre, à l'instar de Martin, leur sexualité sur le mode du fantasme, fantasmes nourris de coups donnés ou non, d'injures et de villes en guerre.Le déni de la dimension sexuelle dans les relations et, à l'inverse, le désir effréné et pervers de jouir sans limite semblent être la part d'ombre commune et secrète qui lie tous les personnages et gouverner leurs trajectoires singulières, pathétiques ou tragiques.
Le rêve de mon frère, c'est ma disparition. Parfaitement. Moi qui disparais. Fumée. Parfaitement moi à ne plus être là. Là où avant il y avait moi. Mon corps. Son amour. Il dit qu'il m'aime tellement. Petit cinglé. Il le dit avec autant d'intensité que notre soeur dit qu'elle l'aime, lui, Gémeau. Il m'aime jusqu'à aimer me voir disparaître. Eclipse de moi. Ça tombe bien, disparaître me convient absolument. Je laisse tout, je laisse à Gémeau la chance d'être le survivant à ma place.
Tu crois peut-être que j'ai la peur parce que tu me regardes avec tes yeux de folie immense ? Tu me fais pas peur du tout et je t'assassine le cœur si tu continues. T'y crois à la folie immense ? Moi j'y crois pas que dalle alors. Va voir ta mère, elle est comment ta mère, ça doit être joli si elle te ressemble, un pou ouais. T'es un gros enfant fou multiple, regarde-toi, tu peux plus avancer, t'es avachi là, plein de limonade ou quoi, t'es un gros bateau pneumatique enlisé dans le sable de la plage. Moi je crois pas à la plage, t'y crois toi ?
J'ai voulu me tuer, après. J'ai voulu tout de suite le rejoindre, moi, voilà c'est quoi la vérité. Y avait le corps de mon petit garçon sur le carreau, alors j'ai pensé très vite il faut que j'aille travailler, je vais être en retard, j'ai pensé, et puis après, très vite: mais non, y a ton petit garçon tout assassiné, t'as le droit d'être désespérée et morte avec lui. Je suis la plus vieille de toutes les filles jeunes comme moi, y a qu'à regarder, de près, la plus vieille parmi toutes les jeunes, les autres caissières ou les filles dans la rue avec leurs hommes. Dans les cinémas pour les films américains.
Tu n'es plus drôle, Guélao. Terrible sentence. Si je n'étais pas drôle, à quoi employer mes jours ? ". A huit ans, Guélao découvre qu'il a un don : celui de faire rire les autres. Plus tard, il décide de devenir humoriste. Mais est-ce vraiment un métier ? Et que faire quand les lumières s'éteignent et que la solitude s'invite sans demander votre avis ?
Percival Everett reprend les personnages et l’aventure épique du chef d’œuvre de Mark Twain « Les aventures d’Huckleberry Finn », mais retourne les rôles et fait de Jim (qui choisira de s’appeler James), l’esclave, le personnage principal. Une œuvre romanesque remplie d’humanité qui nous plonge au cœur de l’Amérique du XIXème siècle et de la guerre de Sécession, et qui dresse le portrait émouvant d’un homme qui sait la puissance des mots.
Oscar, vingt-cinq ans, travaille comme livreur d'électroménager pour une grande enseigne. Les journées se succèdent : zones périphériques qui se ressemblent toutes, trajets en camion, clients plus ou moins aimables, musique partagée et cafés trop serrés. Puis viennent les soirées à refaire le monde, la fatigue et les lendemains brumeux. Autour de lui, il y a Kamel, le collègue danseur, Toutac et Sanders, les potes d'enfance. En miroir, il y a Clément, le frère modèle, celui qui avance pendant qu'Oscar stagne, moteur allumé mais itinéraire inconnu. Quand Chloé, un visage du passé, réapparaît par hasard, une fissure s'ouvre dans la routine et ravive chez Oscar le besoin de reprendre la main sur sa vie. Pilote automatique raconte la lente usure du quotidien et du travail, les fidélités qui sauvent et le désir têtu de recommencer. Eliot Ruffel déploie une langue à la fois orale et poétique, capable de saisir la beauté des gestes ordinaires.
Ce que je regrette de ne pas avoir su : Bloquez tout le monde sur votre messagerie instantanée. Les quatre dernières années de psychanalyse sont une dépense inutile. L'avion ne va pas s'écraser. Tout ce qui vous déplaît dans votre corps à l'âge de trente-cinq ans, vous le regretterez à l'âge de quarante-cinq. Si la chaussure ne vous va pas dans le magasin de chaussures, elle ne vous ira jamais. Quand vos enfants sont adolescents, il est important d'avoir un chien pour que quelqu'un dans la maison soit content de vous voir." J'en fais toute une histoire peut se lire comme un manuel de survie dans le monde moderne ou un one-woman show sur la "condition féminine". Tout y passe : l'amour, le divorce, l'argent, les enfants, la chirurgie esthétique... Nora Ephron s'empare de chaque sujet avec ironie, sans jamais oublier d'être tendre.