Immigration. Pourquoi les chrétiens ne peuvent pas se taire
Soulage François ; Médevielle Geneviève
ATELIER
10,15 €
Epuisé
EAN :9782708241459
L'été 2010 a connu des expulsions massives de Roms. La législation, à l'encontre des étrangers et de Français récemment naturalisés, se durcit à nouveau. De nombreux citoyens refusent ces mesures annoncées dans le discours de Grenoble du président de la République. Parmi eux, des chrétiens expriment leur détermination à accueillir les migrants déjà présents sur le territoire. Sont-ils d'incurables naïfs hors des réalités? Fondent-ils leur engagement sur une pratique quotidienne et une réflexion argumentée? Dans cet ouvrage, François Soulage, président du Secours catholique, la plus importante organisation caritative française, et Geneviève Médevielle, théologienne spécialisée dans la réflexion éthique, expliquent les raisons pour lesquelles les chrétiens ne peuvent rester silencieux devant ces dérives sécuritaires au point, en certaines circonstances, de devoir désobéir à la loi. Appuyant leur propos sur la tradition biblique, sur l'Evangile et les repères de l'enseignement social de l'Eglise catholique à propos des migrants, ils proposent de sortir de la logique de la peur de l'autre pour entrer dans une dynamique d'accueil des étrangers qui prenne en compte leurs détresses et leurs richesses. Sans nier la complexité des questions posées par les migrations, ce livre montre qu'il est possible de construire une politique fondée sur la solidarité. Pour les chrétiens, celle-ci s'appuie sur un principe intangible inscrit au coeur de leur foi: toute personne, quelles que soient son origine et sa religion, doit être accueillie dignement parce qu'elle est le visage de Jésus, le Christ, notre frère en humanité.
Nombre de pages
93
Date de parution
24/03/2011
Poids
118g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782708241459
Titre
Immigration. Pourquoi les chrétiens ne peuvent pas se taire
Auteur
Soulage François ; Médevielle Geneviève
Editeur
ATELIER
Largeur
135
Poids
118
Date de parution
20110324
Nombre de pages
93,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La justice, tel est le fil rouge de l'engagement de François Soulage. La justice avant la charité. Parce qu'il ne s'agit pas de "faire la charité" aux pauvres mais de leur restituer d'abord ce qui leur appartient. Alors vient le temps de la charité qui est vie fraternelle, communautaire, universelle. Passionnément engagé, le président du Secours Catholique l'est depuis près d'un demi-siècle. Depuis 2008, le voici à la tête d'un des tout premiers services d'Eglise, d'une des associations caritatives les plus actives aussi bien en France qu'à l'étranger. Un millier de salariés, 61 000 bénévoles, 3 800 équipes sur le terrain... Un million et demi de personnes aidées chaque année. A la source de ce combat, l'Evangile qui conduit au service de la fraternité, cette diaconie que l'Eglise redécouvre. Engagements politique, associatif, caritatif, ecclésial, familial ne sont finalement que l'expression d'un engagement de foi. "Voici, je fais toutes choses nouvelles", annonce le Christ de l'Apocalypse. Mais cela ne se fait pas sans l'homme. L'avenir est à imaginer.
On l'oublie trop souvent, l'Eglise ne vit pas pour elle-même, elle est et doit être à sa manière au service de la société. Est-ce un hasard si nombre de chrétiens, un Vincent de Paul, un Frédéric Ozanam ou un abbé Pierre, se sont souciés de mettre en ?uvre des actions concrètes de charité pour venir en aide aux plus démunis ? S'il existe un ministère de diacre, certaines fonctions dans l'Eglise sont des institutions de service, des associations de service social... Le service de la société n'est pas annexe dans l'Eglise ni ne constitue une conséquence éthique de sa nature. Ce livre rappelle l'enseignement classique de l'Eglise en ce domaine tout en abordant aussi des débats d'actualité : l'avenir de l'Etat-providence, la société du care , l'articulation entre le rôle des familles, de la société civile, de l'Etat dans la prise en charge des questions sociales...
Présentation de l'éditeur Guerre économique, course à la rentabilité, compétition scolaire En Occident comme sur la planète entière, le modèle de vie formaté par la logique de marché ressemble de plus en plus à lalutte de tous contre tous. Malheur aux vaincus ! Pendant que les gagnants dépensent sans compterque devient la solidarité ? Les associations qui sen réclament sont-elles cantonnées à ramasser lesblessés sur le champ de bataille en leur procurant simplement de quoi survivre ? Comment sortirde cette vision fataliste qui défait les liens entre les humains, émiette les sociétés et culpabilise lesplus fragiles, chômeurs, précaires et étrangers accusés de tous les maux ?Les responsables de deux des plus importantes associations de solidarité en France, Guy Aurenche,président du CCFD-Terre Solidaire et François Soulage, président du Secours Catholique affrontentces questions à bras le corps. Loin de se contenter de démasquer les causes des insoutenablesinégalités qui lézardent les sociétés du Nord et du Sud, ils prennent appui sur lexpérience de leursassociations pour proposer une autre démarche : au lieu de dire aux plus pauvres ce quils doiventfaire, il sagit de faire route avec eux pour inventer ensemble des manières dêtre et dagir quiredonnent le goût de construire un monde solidaire.Inspiré par lEvangile, le regard de ces deux chrétiens incite lEglise à sortir des ornières duconservatisme identitaire dans laquelle elle risque à nouveau de sembourber cinquante ans après leConcile Vatican II. « Tu nes pas condamné à être seul », tel est le coeur de lespérance qui traverse ce livre. Comme un écho aux multiples initiatives des femmes et des hommes qui, chrétiens ou non,témoignent quil est possible de vivre dignes et debout.
Combattre la misère. Tout le monde ou presque est d'accord. Mais pourquoi faudrait-il le faire avec les pauvres ? "Ils n'en sont pas capables", affirment les uns. "Ils sont trop écrasés par ce qu'ils vivent." "C'est l'Etat qui est responsable des inégalités, c'est donc à lui et pas aux citoyens d'intervenir pour les corriger." "De toute façon, agir avec les pauvres demande trop de temps pour que cela soit efficace." "Mais, non, répliquent les autres, agir avec les pauvres c'est simple, il suffit de leur donner la parole." Naïves ou négatives, les idées reçues sur l'implication des pauvres dans la lutte contre la misère se contentent de répéter "à quoi bon ?" ou "y a qu'à". En racontant plus de trente initiatives inventives qui associent les premiers intéressés à l'action contre la pauvreté, ce livre montre que ce type d'engagement est utile, efficace, indispensable et pas triste... Il donne envie de vivre ce pari. Des campements de migrants aux réunions des Universités populaires Quart Monde, des accueils de personnes sans domicile aux expériences pilotes d'emploi d'utilité sociale, des rues des cités aux tribunes de l'Union européenne, Bertrand Verfaillie révèle la force de démarches citoyennes réalistes et diablement stimulantes. Dans le prolongement du livre En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté (40 000 exemplaires vendus), ce petit ouvrage est un démultiplicateur de confiance dans le pouvoir d'agir de tous contre un fléau qui a besoin de l'engagement de chacun pour être éradiqué.
Robert Guédiguian est un des cinéastes majeurs du cinéma français de ces quarante dernières années. Sa participation au jury du festival de Cannes 2018 a confirmé la notoriété internationale de son oeuvre. Pourtant son univers reste encore trop méconnu. Il est pourtant d?une grande richesse, du point de vue des idées, des formes et des émotions qu?il suscite. En allant à la rencontre de l?homme, de ses films et de son engagement, Christophe Kantcheff, qui côtoie le cinéaste depuis très longtemps, propose d?explorer, en texte et en images, cet univers passionnant. Largement illustré de photos de films, de tournage et de collections privées, ce beau livre offre une vision inédite de Robert Guédiguian en tant que cinéaste et en tant qu?artiste engagé dans le débat public. Très peu d?artistes s?expriment avec autant de force en termes politiques. Ce livre présente les fondations biographiques, toujours très influentes, de Robert Guédiguian. Puis, au gré d?un entretien, le réalisateur de Marius et Jeannette aborde son rapport de spectateur au cinéma et de citoyen face à la politique. C?est l?occasion pour lui de préciser un certain nombre de ses positions sur la gauche, le libéralisme, la démocratie, la révolution, l?accueil des réfugiés, la question des identités? Dans une seconde partie, l?ouvrage explore la richesse des thématiques que déploie l?oeuvre de Guédiguian, soulignant la singularité et la grandeur artistique des films réalisés.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Quel est l'avenir du travail ? A l'heure du développement de l'intelligence artificielle et des plates-formes numériques, sommes-nous condamnés à être au service des machines ou pouvons-nous, au contraire, les mettre à notre service ? A l'heure du péril écologique, comment travailler sans, dans le même temps, détruire la planète ? Alors que des accords transcontinentaux favorisent la concurrence au plus bas prix, est-il possible d'appliquer des normes sociales permettant un travail décent ? Et comment élaborer des règles qui, au lieu d'être des vecteurs d'une globalisation uniformisante, tiennent compte de la diversité des formes et expériences du travail dans les différents pays du monde ? Réunissant vingt et un auteurs du monde entier, conçu, dirigé et introduit par Alain Supiot, ce Livre du centenaire de l'Organisation internationale du Travail (OIT) dresse un panorama inédit du travail au XXIe siècle et pose les questions essentielles qui détermineront son avenir. Révolution technologique, péril écologique, ordre juridique international schizophrène sont autant de défis à relever pour qu'advienne, au XXIe siècle, le "régime de travail réellement humain" projeté par la Constitution de l'OIT en 1919.