A l'heure où le récit est présenté comme un outil d'empathie, de cohésion et de réparation, Anatomie du récit en propose une lecture critique. Inspiré par l'Anatomie de la mélancolie de Robert Burton, l'ouvrage interroge la place qu'occupent aujourd'hui les pratiques narratives dans l'espace social, politique et médiatique. En revisitant les notions de mimèsis, de fiction et de vraisemblance, il montre que la narrativité participe à la configuration des affects, des valeurs et des rapports de pouvoir qui structurent l'expérience individuelle et collective. Contre une conception du récit qui tend à faire de toute narration un instrument de cohésion et de réconciliation, ce livre défend une approche conflictuelle et politique de la narrativité, envisagée comme un lieu de confrontation entre visions du monde concurrentes. L'ouvrage accorde une attention particulière à la mélancolie, dont il explore les rapports avec les pratiques narratives contemporaines. Il met en lumière le potentiel critique et réformateur de la mélancolie, dont l'énergie utopique peut contribuer à imaginer d'autres formes de vie collective. A travers un dialogue avec la théorie littéraire, la narratologie, la philosophie et la théorie critique, Anatomie du récit invite ainsi à penser les histoires autrement : non comme de simples instruments de réparation, mais comme des forces susceptibles de transformer notre compréhension du monde social. Antonino Sorci est docteur en littérature comparée (Université Sorbonne Nouvelle) et qualifié aux fonctions de maître de conférences (10e section). Il est actuellement chargé de coordination et de communication événementielles au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), où il contribue à la valorisation de la recherche et à la diffusion culturelle. Chercheur invité à Montréal, Berlin, Sibiu et Oxford, il est l'auteur de La Condition narrative. La fable de l'aristotélisme (Classiques Garnier, 2023). Ses travaux portent sur la poétique, la narratologie et les formes contemporaines du récit.
Nombre de pages
158
Date de parution
19/11/2026
Poids
300g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782380722178
Auteur
Sorci Antonino
Editeur
KIME
Largeur
145
Date de parution
20261119
Nombre de pages
158,00 €
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Découvrez comment le human design vous permet de vous révéler sur le plan de la conception émotionnelle, psychologique et énergétique.Véritable carte énergétique, le Human Design met en lumière vos forces, vos zones de vulnérabilité et votre manière d'interagir avec le monde. À travers des explications claires, des outils concrets, des vidéos et de nombreux exemples, cet ouvrage vous guide pas à pas pour : identifier votre type de personnalité et sa stratégie afin de mieux orienter vos choix ; comprendre votre autorité intérieure, ce guide fiable qui éclaire vos décisions ; reconnaître vos conditionnements et apprendre à vous en libérer ; déployer pleinement votre potentiel et créer une vie plus alignée avec qui vous êtes vraiment. Se connaître en profondeur, c'est ouvrir la voie à plus de clarté, de confiance et d'épanouissement. Le Human Design n'est pas une théorie à apprendre, mais une expérience à vivre : la vôtre.Elisa Sorci est une experte reconnue en Human Design et une référence francophone. Elle a accompagné plus de 650 personnes et forme les thérapeutes et les professionnels du bien-être à intégrer cet outil dans leurs pratiques. Elle partage son expertise et donne des clés de compréhension sur Instagram, YouTube et dans son podcast Impact au féminin.
Qu'est-ce que le temps ? Le temps est l'unité de mesure qui marque le déroulement de nos vies. Horloges et calendriers définissent ce concept abstrait et nous aident à nous projeter en lui : qui étions-nous hier, qui sommes-nous aujourd'hui et que se passera-t-il demain ? La physique, cependant, nous offre une vision différente et novatrice de ce concept : le temps mesuré par les horloges n'est qu'une quantité mathématique d'événements qui se produisent dans l'éternité même.
Igino Giordani (1894-1980) est une grande figure de la vie ecclésiale, culturelle et politique de l'Italie du 20e siècle. Écrivain et journaliste que son ami Daniel-Rops comparait à Bloy et à Péguy, ancien combattant héroïque de la première guerre mondiale, anti-fasciste de la première heure, pionnier de la démocratie chrétienne, proche de De Gasperi, marié et père de famille, Giordani connut, à partir de 1948, la nouvelle grande étape de sa vie. Il fit alors la connaissance de Chiara Lubich et du groupe naissant de ce qui allait devenir un grand mouvement international : les Focolari. Giordani en est considéré aujourd'hui comme le cofondateur, notamment pour tout son apport humain, social, politique et culturel. En 2001, l'évêque de son diocèse d'origine, Tivoli, a demandé que soit ouvert son procès de béatification. La deuxième partie du livre propose une anthologie des différents types d'écrits de Giordani, correspondant aux aspects très variés de sa vie et de ses engagements. L'ouvrage est illustré par 31 photos d'archives.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
Le numéro du Bulletin de la SHESVIE 28-2 sera consacré à un dossier spécial sur "Les classifications zoologiques d'Aristote à Linné. Approches historiques et lexicologiques" . Les éditeurs scientifiques en sont Meyssa Ben Saâd, Simon Thuault, Yoan Boudes et Axelle Brémont. Il sera découpé en cinq passionnants articles dont le premier explorera "La classification zoologique dans la civilisation arabe classique : approche lexicologique et épistémologique" (Philippe Provençal), puis les lecteurs pourront appréhender la richesse du " lexique de l'échelle des êtres dans le Traité des animaux d'Aristote et le De animalibus d'Albert le Grand" (Grégory Cless) avant de se pencher sur l'histoire du "Genre, maître mot du classement" (Philippe Lherminier) ainsi que sur "Les traités d'Ichtyologie vers 1555- La naissance de la "peinture scientifique" " (Katharina Kolb). Enfin, un groupe de jeunes chercheurs nous proposera une "Etude du lexique et des catégories zoologiques en vietnamien" (Phuong Duyen Nguyen, Arnaud Zucker, Danh Thành Do-Hurinville).
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.