Igino Giordani (1894-1980) est une grande figure de la vie ecclésiale, culturelle et politique de l'Italie du 20e siècle. Écrivain et journaliste que son ami Daniel-Rops comparait à Bloy et à Péguy, ancien combattant héroïque de la première guerre mondiale, anti-fasciste de la première heure, pionnier de la démocratie chrétienne, proche de De Gasperi, marié et père de famille, Giordani connut, à partir de 1948, la nouvelle grande étape de sa vie. Il fit alors la connaissance de Chiara Lubich et du groupe naissant de ce qui allait devenir un grand mouvement international : les Focolari. Giordani en est considéré aujourd'hui comme le cofondateur, notamment pour tout son apport humain, social, politique et culturel. En 2001, l'évêque de son diocèse d'origine, Tivoli, a demandé que soit ouvert son procès de béatification. La deuxième partie du livre propose une anthologie des différents types d'écrits de Giordani, correspondant aux aspects très variés de sa vie et de ses engagements. L'ouvrage est illustré par 31 photos d'archives.
Nombre de pages
382
Date de parution
25/08/2003
Poids
442g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782853134149
Titre
IGINO GIORDANI
ISBN
2853134148
Auteur
Wallet Jean-Marie ; Sorgi Tommaso
Editeur
NOUVELLE CITE
Largeur
130
Poids
442
Date de parution
20030825
Nombre de pages
382,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce roman est la rencontre improbable d'un vieil homme et d'une beurette. Lui se sait condamné par une maladie dégénérative. Elle promène un air désabusé sur cette ville de province trop étriquée. Une aquarelle qu'elle lui offre est l'occasion de créer le lien avec le vieux, c'est son nom, qui rêve d'une nouvelle randonnée dans le désert. Elle accomplira le périple à sa place et en ramènera un carnet de voyage haut en couleur, tandis que lui de son côté effectuera sa dernière escapade. Fresque pastel d'un océan de dunes en mouvance, huit clos dans l'extrême Sud marocain où se forge son identité. Une ode à l'autre.
Jacques Maritain (1882-1973) fut sans doute le plus grand philosophe chrétien du XXe siècle. Né à Paris dans le milieu de la gauche libérale, il découvrit la foi chrétienne avec sa jeune compagne Raïssa (1883-1960), juive issue de l'émigration russe. On peut dire qu'il arma intellectuellement le monde chrétien face aux défis de la modernité, promouvant un humanisme démocratique plus actuel que jamais. Homme et femme de prière, Jacques et Raïssa témoignèrent pour une Église servante et pauvre qui puisse trouver, dans la contemplation de Jésus sur tous les chemins du monde et de la vie, un chemin d'Évangile pour aujourd'hui. Jean Daniel fut marqué par la pensée de Jacques Maritain au grand séminaire de Quimper. Il connut la vie monastique bénédictine, puis il discerne sa vocation à la Chartreuse : celle d'ermite paysan. En 1969, il a un contact direct avec Jacques Maritain qui l'encourage dans sa vocation.
Depuis plus d'un millénaire, l'oeuvre du moine arménien, Grégoire de Narek (940-1003), a accompagné les fidèles de sa nation dans toutes les circonstances de leur vie. On déposait son livre sur l'autel paroissial ; on le lisait au chevet des malades pour obtenir leur guérison ; on en insérait des extraits dans la liturgie de la messe. Si l'on partait en voyage, on en recopiait quelques pages, qu'on gardait sur soi comme viatique contre les craintes et les périls. Presque inconnu en Occident jusqu'au milieu du XXe siècle, saint Grégoire de Narek a été proclamé docteur de l'Eglise universelle en 2015. Il enseigne l'art de parler à Dieu des profondeurs du coeur, en nous présentant devant lui avec une sincérité exempte de pharisaïsme. Si nous sommes tous sauvés en Christ, nous partageons solidairement toutes les fautes de nos semblables. Nous sommes tous impliqués dans la même chaîne de prières, jusqu'à la fin des temps, en une démarche de contrition profondément libératrice.
A 36 ans, je redécouvre un monde devenu presque "étranger" : le monde de la nourriture apaisée, le monde de la vie restaurée, un monde qui ne ressemble finalement qu'à celui de nouvelles faims. D'appétits furieux de sens et de désirs retrouvés, de boulimie de vie intérieure. Je passe devant ces toilettes qui ne servaient à rien sauf à ma destruction, à ma douleur et à mon apaisement. (...) Dans quelle prison faut-il se trouver pour se sentir menacée et dérangée pour une bouchée ? Une prison mentale qui s'appelle l'anorexie et sa meilleure copine la boulimie. Deux "personnes" qui avaient pris possession de mon cerveau, de mes comportements, de mon être tout entier jusqu'à éclipser ce que j'étais réellement. Deux personnes qui ont dominé ma vie pendant plus de dix ans. Qui m'ont fait sombrer dans l'horreur du gouffre, de la vase et de la boue. Qui m'ont dépouillée entièrement physiquement et mentalement".
Ils s'appellent Denko, Bintou, Jonathan. Ils viennent d'Afrique noire, d'Europe de l'Est, du Maghreb. A 16 ans, parfois plus jeunes encore, ils ont fui la guerre, des menaces pesant sur leurs familles, la misère. Le drame de l'exil les a endurcis, a broyé leur innocence. Au titre de la protection de l'enfance, la France reconnaît des droits à ces garçons et filles, mineurs étrangers non accompagnés (MNA) le droit à bénéficier d'une assistance et d'un hébergement, le droit à être scolarisé. Mais faire appliquer ces droits est un long combat, d'abord parce que les administrations mettent systématiquement en doute l'âge de ces jeunes, qu'ils soumettent à des tests osseux pourtant très controversés, ensuite parce que le droit de rester en France leur est souvent refusé à la majorité. Membre du Réseau Education Sans frontières (RESF) depuis 2008, et fondatrice des associations Eole en 2018 et Hébergeurs Solidaires et Parrains Engagés (HéSoPE) en 2019, Marie-Pierre Barrière se bat à leurs côtés. Comme citoyenne et comme chrétienne, elle témoigne avec force de sa foi en ces jeunes encore à l'aube de leur vie, et défend un autre projet de société : celui de l'ouverture et de l'inclusion, à rebours de la politique actuelle de durcissement des conditions d'accueil et de fermeture des frontières.