A l'heure du dialogue inter-religieux, au moment où l'Islam n'est plus une religion " exotique " mais une réalité présente, parfois même inquiétante, en Occident, le livre de Vladimir Soloviev apporte un regard à la fois historique et théologique sur le fondateur de la religion musulmane. Pour Vladimir Soloviev, comme pour les Pères de l'Eglise qui furent contemporains de l'apparition de l'Islam au VIIe siècle, la religion de Mahomet est marquée par un refus des deux enseignements fondamentaux de la religion chrétienne : la Trinité et l'Incarnation, qui place l'Islam en dehors du déploiement homogène de la Révélation, mais sans porter préjudice à la grandeur spirituelle de son fondateur, Mahomet. C'est en cela que le livre de Vladimir Soloviev se démarque de toutes les approches de l'Islam, souvent tentées soit de dénigrer soit d'aduler son fondateur. Pour Soloviev, Mahomet était un homme brûlé par la recherche de Dieu, une authentique figure spirituelle, dont il suit l'évolution pas à pas, à travers une lecture méditée du Coran et des grands textes de la tradition musulmane. Mahomet prophète ? Peut-être, mais comme en contrepoint, pour dénoncer l'apostasie des terres chrétiennes rongées par l'hérésie, que l'Islam contraint soit à renier leur foi, soit à la réaffirmer.
Date de parution
03/10/2001
Poids
180g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782940090808
Titre
MAHOMET
Auteur
SOLOVIEV VLADIMIR
Editeur
AD SOLEM
Largeur
125
Poids
180
Date de parution
20011003
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Résumé : A l'occasion du centenaire de la publication de l'ouvrage majeur du grand philosophe russe, cette nouvelle édition de la traduction française parue en 1939 et maintenant épuisée, s'impose d'autant plus qu'il est devenu un auteur de référence dans les pays de l'ancienne URSS. Vladimir Soloviev peut donc à nouveau tenir son rôle de penseur oecuménique. On peut même dire que cette vocation va maintenant prendre toute sa dimension et l'on observe la création de Sociétés V. Soloviev aussi bien en Russie, qu'en France, en Suisse et aux Etats-Unis. Sept ouvrages de Soloviev, dont on trouvera ci-après la liste, sont actuellement disponibles en français et La justification du bien va ainsi compléter cette importante bibliographie. Il faut espérer que l'oeuvre de ce grand philosophe ne sera pas réservée aux spécialistes de la pensée religieuse russe, mais prendra toute l'importance qui lui revient parmi les classiques de la philosophie moderne. La spécificité de la philosophie morale de V. Soloviev est évoquée dans l'introduction de ce volume et son originalité ne le cède en rien à celle d'un Schopenhauer, d'un Kierkegaard ou d'un Nietzsche, qui ont trouvé une si remarquable diffusion dans la philosophie contemporaine, comme en témoignent à leur manière les manuels d'histoire de la philosophie. Il faut aussi souhaiter cette ratification universitaire de ]'oeuvre du grand penseur russe, qu'un auteur comme Urs von Balthazar a été jusqu'à mettre en parallèle, pour l'Orient chrétien, avec l'imposante thèse thomiste pour l'Occident.
Résumé : Voici la première traduction française des douze conférences que donna Vladimir Soloviev sur le thème de la "divino-humanit ? en 1877-1878 à Saint-Petersbourg. Elles valurent au jeune Soloviev, âgé de 25 ans, un réel succès. Avec passion il retrace un itinéraire personnel, de l'athéisme à la foi. Ses théories suscitent surprise et division chez ses contemporains : l'admiration de Dostoïevski peut se lire dans "Les frères Karamazov" , tandis que Tolstoï parle, lui, de "puérile absurdit ? . Les idées de Soloviev viennent également attiser le débat du moment entre slavophiles et occidentalistes, allant plutôt dans le sens des premiers : l'avenir réserve à la Russie, tout empreinte de spiritualité, un rôle éminent face à un Occident décadent. En même temps, les "Leçons sur la divino-humanit ? accordent une confiance encourageante, mais raisonnée, à l'esprit humain, vrai médiateur entre la Divinité et le monde matériel. "La relation normale dans l'humanité entre la Divinité et la nature, cette relation à laquelle est parvenue la personne du Christ (...) doit devenir le propre de toute l'humanité en tant que corps du Christ" . La foi en Dieu, traditionnelle, et la foi en l'homme, moderne, menées jusqu'au bout, se rejoindront dans l'unique vérité, pleine et intégrale de la "divino-humanit ? .
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).