Voici la première traduction française des douze conférences que donna Vladimir Soloviev sur le thème de la "divino-humanit ? en 1877-1878 à Saint-Petersbourg. Elles valurent au jeune Soloviev, âgé de 25 ans, un réel succès. Avec passion il retrace un itinéraire personnel, de l'athéisme à la foi. Ses théories suscitent surprise et division chez ses contemporains : l'admiration de Dostoïevski peut se lire dans "Les frères Karamazov" , tandis que Tolstoï parle, lui, de "puérile absurdit ? . Les idées de Soloviev viennent également attiser le débat du moment entre slavophiles et occidentalistes, allant plutôt dans le sens des premiers : l'avenir réserve à la Russie, tout empreinte de spiritualité, un rôle éminent face à un Occident décadent. En même temps, les "Leçons sur la divino-humanit ? accordent une confiance encourageante, mais raisonnée, à l'esprit humain, vrai médiateur entre la Divinité et le monde matériel. "La relation normale dans l'humanité entre la Divinité et la nature, cette relation à laquelle est parvenue la personne du Christ (...) doit devenir le propre de toute l'humanité en tant que corps du Christ" . La foi en Dieu, traditionnelle, et la foi en l'homme, moderne, menées jusqu'au bout, se rejoindront dans l'unique vérité, pleine et intégrale de la "divino-humanit ? .
Nombre de pages
178
Date de parution
13/06/1991
Poids
272g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782204042550
Titre
Leçons sur la divino-humanité
Auteur
Soloviev Vladimir
Editeur
CERF
Largeur
145
Poids
272
Date de parution
19910613
Nombre de pages
178,00 €
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A l'occasion du centenaire de la publication de l'ouvrage majeur du grand philosophe russe, cette nouvelle édition de la traduction française parue en 1939 et maintenant épuisée, s'impose d'autant plus qu'il est devenu un auteur de référence dans les pays de l'ancienne URSS. Vladimir Soloviev peut donc à nouveau tenir son rôle de penseur oecuménique. On peut même dire que cette vocation va maintenant prendre toute sa dimension et l'on observe la création de Sociétés V. Soloviev aussi bien en Russie, qu'en France, en Suisse et aux Etats-Unis. Sept ouvrages de Soloviev, dont on trouvera ci-après la liste, sont actuellement disponibles en français et La justification du bien va ainsi compléter cette importante bibliographie. Il faut espérer que l'oeuvre de ce grand philosophe ne sera pas réservée aux spécialistes de la pensée religieuse russe, mais prendra toute l'importance qui lui revient parmi les classiques de la philosophie moderne. La spécificité de la philosophie morale de V. Soloviev est évoquée dans l'introduction de ce volume et son originalité ne le cède en rien à celle d'un Schopenhauer, d'un Kierkegaard ou d'un Nietzsche, qui ont trouvé une si remarquable diffusion dans la philosophie contemporaine, comme en témoignent à leur manière les manuels d'histoire de la philosophie. Il faut aussi souhaiter cette ratification universitaire de ]'oeuvre du grand penseur russe, qu'un auteur comme Urs von Balthazar a été jusqu'à mettre en parallèle, pour l'Orient chrétien, avec l'imposante thèse thomiste pour l'Occident.
A l'heure du dialogue inter-religieux, au moment où l'Islam n'est plus une religion " exotique " mais une réalité présente, parfois même inquiétante, en Occident, le livre de Vladimir Soloviev apporte un regard à la fois historique et théologique sur le fondateur de la religion musulmane. Pour Vladimir Soloviev, comme pour les Pères de l'Eglise qui furent contemporains de l'apparition de l'Islam au VIIe siècle, la religion de Mahomet est marquée par un refus des deux enseignements fondamentaux de la religion chrétienne : la Trinité et l'Incarnation, qui place l'Islam en dehors du déploiement homogène de la Révélation, mais sans porter préjudice à la grandeur spirituelle de son fondateur, Mahomet. C'est en cela que le livre de Vladimir Soloviev se démarque de toutes les approches de l'Islam, souvent tentées soit de dénigrer soit d'aduler son fondateur. Pour Soloviev, Mahomet était un homme brûlé par la recherche de Dieu, une authentique figure spirituelle, dont il suit l'évolution pas à pas, à travers une lecture méditée du Coran et des grands textes de la tradition musulmane. Mahomet prophète ? Peut-être, mais comme en contrepoint, pour dénoncer l'apostasie des terres chrétiennes rongées par l'hérésie, que l'Islam contraint soit à renier leur foi, soit à la réaffirmer.
A la croisée de l'histoire religieuse, de l'innovation technologique et des Humanités numériques, ce volume monumental retrace une aventure intellectuelle et humaine hors du commun : celle d' "Informatique et Bible" à l'abbaye bénédictine de Maredsous, de 1968 à 2018. Dans un format exceptionnel et sur près de 800 pages abondamment documentées, l'ouvrage rassemble témoignages, archives, analyses et textes fondateurs autour d'une expérience pionnière qui marquera durablement l'histoire de l'informatique appliquée aux textes. Bien avant l'essor du numérique contemporain, des moines bénédictins visionnaires développèrent, avec le soutien d'IBM-Belgium et d'un vaste réseau international de chercheurs, des outils novateurs pour l'étude, l'édition et la diffusion des textes bibliques et scientifiques. Des premières concordances bibliques informatisées aux bases de données textuelles multilingues, des cartes perforées au Minitel, voici racontée l'aventure d'une véritable "conversion" de la culture alphabétique vers la culture numérique. Structuré en quatre grandes parties complémentaires - chronique historique, notices encyclopédiques, textes majeurs et inventaire patrimonial - ce livre constitue à la fois une somme documentaire, une mémoire vivante et un outil de référence. Le lecteur y découvre les grandes réalisations qui firent la renommée de Maredsous : la Table Pastorale de la Bible (1974), les premières concordances analytiques françaises, le Dictionnaire Encyclopédique de la Bible publié simultanément sous forme imprimée et numérique dès 1987, ainsi qu'un demi-siècle de réflexions sur les mutations culturelles engendrées par les technologies de l'information. Notamment porté par le Fr. Robert-Ferdinand Poswick, osb, cet ouvrage s'impose déjà comme une contribution majeure à l'histoire des Humanités numériques européennes. Comme l'écrit Pierre Mounier-Kuhn : "Il aura sa place dans toutes les bibliothèques et bibliographies d'Humanités numériques".
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
2019 marque le neuvième centenaire de la Carta caritatis, ou plus exactement de la confirmation de ce texte cistercien essentiel par le pape Calixte II le 23 décembre 1119. Maillon essentiel dans la construction de l'édifice cistercien, la Charte de charité entend préserver l'esprit de Cîteaux, alors que le " Nouveau Monastère " s'était mis à essaimer. Sa préoccupation est de garantir charité et unanimité entre l'abbaye-mère et ses abbayes-filles. L'enjeu est majeur et le rythme des fondations justifie que le texte soit en évolution durant plusieurs décennies. Il est d'ailleurs en pleine gestation au moment de sa première approbation pontificale en 1119. Texte incontournable de la genèse cistercienne, la Carta caritatis a fait l'objet de nombreuses études. Son élaboration a ainsi suscité de riches discussions, tout comme l'emprise de ce document constitutionnel sur l'histoire cistercienne. Les aspects historiques et législatifs de la Charte de charité ne doivent pas pour autant faire oublier les principes spirituels d'un texte dont l'essence est de protéger l'esprit d'amour entre les communautés. Le présent volume constitue les actes du colloque organisé par l'Association pour le rayonnement de la culture cistercienne (ARCCIS), en partenariat avec le Collège des Bernardins et fait le point sur ces questions qui ont touché et qui touchent aujourd'hui encore les membres de la Famille cistercienne. La rencontre a également été l'occasion d'appréhender la Charte de charité en tant que source d'inspiration dans le monde religieux, mais aussi lai ? c, notamment entrepreneurial.