
Lacan, lecteur de Joyce
Avec son titre Joyce le symptôme, Lacan faisait un retour à Joyce pour lequel il avait déjà formulé un diagnostic en 1967, le rangeant parmi les Pères des "diologues", entre Moïse et Maître Eckart. Dire symptôme n'exclut pas la logique mais ajoute autre chose, le métabolisme de la jouissance. Tout ce qui dérive de l'OEdipe freudien en tient le père pour responsable. Lacan, lui, s'inscrit en faux, le discours analytique procédant sans "recours au nom du Père". Ici se place son appel à Joyce. Ce que Lacan cherchait alors pour la psychanalyse, James Joyce l'a réussi par son art. Il fournit alors à Lacan l'exemple pour ainsi dire spontané, non analytique, qui apporte latéralement de l'eau au moulin de sa thèse d'une psychanalyse... réinventée, qui se passe du Père. Mais surtout un exemple qui montre ce qu'il faut bien appeler l'efficace du sujet, qui loin d'être seulement un effet du language ou du discours comme il l'a d'abord développé, est aussi origine, origine possible d'un dire constituant. Exemple sans prix dans notre époque de déploration des carences du discours.
| Nombre de pages | 223 |
|---|---|
| Date de parution | 01/04/2015 |
| Poids | 232g |
| Largeur | 125mm |
| EAN | 9782130630968 |
|---|---|
| Titre | Lacan lecteur de Joyce |
| Auteur | Soler Colette |
| Editeur | PUF |
| Largeur | 125 |
| Poids | 232 |
| Date de parution | 20150401 |
| Nombre de pages | 223,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Lacan et l'être-femme
Soler ColetteEn 1972, à l'époque du MLF, Jacques Lacan produisait une thèse qui fit grand bruit. Cinquante ans après, au temps de Me Too, cette thèse éclaire-t-elle encore l'insurrection sexuelle à laquelle nous assistons ? Au-delà de Freud et pour la première fois, une autre logique était construite, répondant d'une jouissance autre. On pouvait y lire que les femmes, qui ne sont pas la femme, sont réelles, pas toutes formatées par le discours, pas toutes dans les variantes de la fameuse " envie du pénis ". Autres, donc. Et surtout - prémonitoire - qu'en matière de sexe, les êtres "ont le choix ", "s'autorisent d'eux-mêmes". N'est-ce pas ce qui se clame très fort aujourd'hui ? Dans ce livre, Colette Soler met en évidence combien, pour les femmes d'aujourd'hui, les fulgurances les plus actuelles foisonnent dans le texte de Lacan : leur exclusion séculaire, leur rapport à la langue, leurs angoisses de nouvelles marathoniennes de la civilisation, le sexisme du procédé freudien et, plus encore, une possibilité offerte au psychanalyste d'aller vers une clinique enfin non ségrégative. Ainsi pourra-t-on y lire l'actuel de... ce que Lacan dirait de l'être femme.EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

Champ Lacanien N° 23, octobre 2019 : Les symptômes de l'inconscient
Soler ColetteCroire à l'inconscient. Le mot d'esprit, le symptôme par excellence de l'inconscient. Du symptôme au sinthome, et retour. De la norme à l'exception. Versions de symptômes. Scansion. L'indispensable diagnostic. Journées de Mai sur l'autisme au Havre : Autisme(s) ' Quand les mots n'en font qu'à leur tête. Rebonds, Souvenir du Havre en mai. Témoignage, Réflexions sur notre fille. Pulvériser la langue : la lettrérature de Louis Wolfson. Clinique de la passe. Peut-on se désabonner à son inconscient 'Sur commandeCOMMANDER20,00 € -

Humanisation ?
Soler ColetteDésir inassouvi, morcellement des pulsions, répétition et symptôme sont les maîtres mots des effets sur le corps de l'inconscient déchiffré par Freud. L'harmonie n'est pas au programme mais bien la discordance, la déliaison et l'arrogance des jouissances cyniques. Il semble bien que le discours du capitalisme en redouble aujourd'hui les méfaits délétères, avec tous ces suicides démonstratifs mais aussi divers que ceux des terroristes, des moines tibétains, des harcelés de l'entreprise capitaliste et de tous les désespérés de notre temps. D'où la question que posait Lacan de "l'humanisation" possible de cet animal dénaturé dont Freud ne reculait pas à dire qu'il est un loup pour l'homme, alors même que de toujours il a fait société. Que dira le psychanalyste des recours possibles, lui dont l'acte exclut l'appel aux normes de quelque ordre qu'elles soient ?Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER18,00 €
Du même éditeur
-

A l'assaut du réel
Bronner GéraldVoici venu le moment de la post-réalité. Après les attaques contre la vérité ensevelie sous les fausses informations et la polarisation des opinions, nous vivons l'aube d'une nouvelle étape qui va mettre en péril le socle de notre vie commune ; elle tire son eau de la dérégulation généralisée du désir et entend redéfinir notre rapport à la réalité. Exprimant un invariant de l'espèce humaine sous une forme inédite et soudaine, cette dérégulation est exaltée par de nouveaux courants idéologiques et le développement de technologies telles que l'IA ou la réalité virtuelle. Jusqu'où cela pourra-t-il nous conduire ? Pour y répondre, ce livre nous entraîne à la rencontre de mondes sociaux étonnants et de communautés extraordinaires, qui ont en commun de vouloir contourner, corrompre, hybrider ou encore ductiliser le réel. Les individus qui en font partie ne sont d'ailleurs pas aussi peu nombreux que leur excentricité pourrait le faire croire... Avec la rigueur et la clarté qui lui sont propres, Bronner interroge alors l'avenir : sommes-nous encore capables de préserver un socle commun de réalité ou condamnés à une ère où chacun forgera son propre monde ? Au croisement de la sociologie, de l'économie et des sciences cognitives, cet essai puissant sur les enjeux du monde de la post-vérité vient clore le triptyque commencé avec La démocratie des crédules (Puf, 2013) et poursuivi avec Apocalypse cognitive (Puf, 2021).EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Les dépossédés de l'open space. Une critique écologique du travail
Lederlin FannyRésumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".EN STOCKCOMMANDER19,90 € -

L'art de l'ivresse
Sutter Laurent deRésumé : L'histoire de l'ivresse est l'histoire d'une fascination oscillant entre exaltation romantique et dénonciation scandalisée - entre l'esthétisation et la moralisation. Pourtant, nombreux sont ceux qui, de tous temps et dans toutes les cultures, ont refusé cette alternative pour plutôt s'interroger sur ce que l'ivresse fait - sur les puissances insoupçonnées qu'elle recèle. De la Bagdad du IXe siècle au New York du XXe, de la France médiévale au Japon de l'ère Meiji, poètes, philosophes, écrivains, alchimistes ou simples ivrognes ont exploré, de manière souvent vacillante et imbibée, ce que l'ivresse change dans le domaine de l'art comme dans celui de la science, dans celui de la politique comme dans celui de l'éthique - et jusqu'à celui de l'être. Cheminant en compagnie de Abû Nûwas, Nakae Chômin, Rabelais, Dorothy Parker, Zhang Xu et de nombreux autres, Laurent de Sutter propose une traversée des transformations que l'ivresse propose, à la recherche d'une vérité nouvelle, ne tenant plus sur ses pieds que de manière hésitante : une vérité ivre, ridiculisant la police millénaire de la sobriété.EN STOCKCOMMANDER14,00 € -

1815. Fin de l'âge des révolutions ?
Thibaud ClémentAnnée fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.EN STOCKCOMMANDER17,00 €

