Cinéma et musique, accords parfaits. Dialogues avec des compositeurs et des cinéastes
Sojcher Frédéric ; Binh N. T. ; Moure José
IMPRESSIONS NOU
17,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782874491900
Extrait Extrait de l'introduction Les aventures de la musique de film Beaucoup d'images de cinéma sont indissociables de leur musique. Une conjonction qui tient de l'alchimie. Comment est née l'étincelle qui a produit cette fusion ? A quel moment la partition est-elle venue se marier aux plans tournés ? Quel processus a-t-il permis aux cinéastes et aux compositeurs d'unir leurs talents ? La rencontre peut se faire par hasard ou naître d'une admiration partagée. Ils ont pu débuter ensemble dans l'inconscience de la jeunesse, ou se faire profiter mutuellement des acquis de l'expérience. Cinéastes et compositeurs travaillent parfois main dans la main avec d'incessants allers-retours, ou aiment au contraire découvrir à chaque fois le travail de l'autre avec l'excitation - parfois l'anxiété - d'un rendez-vous à l'aveugle... Toutes les combinaisons sont autorisées, et elles sont évoquées à travers les témoignages recueillis dans cet ouvrage. La parole est d'abord donnée à des compositeurs seuls, et pas des moindres. Dans un fructueux dialogue avec son ami musicologue Sergio Miceli, Ennio Morricone répond notamment à ceux qui lui ont reproché la surabondance de sa production. Il raconte que le résultat que l'on entend dans ses «grands films» est peut-être issu de recherches ou d'expériences tentées dans des films moins renommés. Il prend d'ailleurs une position assez peu courante en distinguant le travail du compositeur dans les films à forte attente commerciale, pour lesquels il se soumet sans rechigner aux contraintes, des oeuvres artistiquement exigeantes qui lui permettent plus de liberté créatrice. Quelle est la «musique juste» pour accompagner un film donné ? Morricone se garde bien de répondre, de même que Vladimir Cosma, pour qui musique et cinéma sont des arts autonomes, qui n'ont pas foncièrement besoin l'un de l'autre, mais dont la conjonction peut aboutir à une transcendance mutuelle. 11 ne justifie pas plus qu'il ne déplore qu'un cinéaste préfère une musique préexistante : «Personnellement, je trouve qu'il n'y a aucun lien précis entre la musique et l'image», affirme-t-il paradoxalement, mais la musique, quand elle ne se contente pas d'être platement fonctionnelle (le «papier peint» sur un mur dont parlait Stravinski), est capable d'apporter «une expression poétique supplémentaire» (un tableau accroché au mur ?) Ce qui est frappant, avec Carter Burwell, compositeur attitré de Joël et Ethan Coen, c'est la façon dont il a appris son métier, en parallèle avec les deux frères, et qui l'a conduit progressivement à un cinéma plus mainstream (la série des Twilight). Sans le cinéma, il n'aurait sans doute jamais pris de cours de solfège, d'orchestration ou de direction d'orchestre ! Outre la modestie de ses propos, son témoignage pourrait être utile à beaucoup d'étudiants ou d'enseignants de musique, qui ont tendance, heureusement de plus en plus rarement, à considérer la musique pour l'image avec «un peu de mépris», selon les mots de Morricone. Quant à Alberto Iglesias, le musicien de Pedro Almodovar, mais aussi de Julio Medem et d'Icíar Bollain, il est l'un des rares artistes à accepter généreusement de partager sa méthode de travail, définissant les «dix commandements» qui l'aident à composer pour le cinéma, et éventuellement à surmonter ses blocages, sous forme de dualités : «énoncer / cacher ; confirmer / transgresser ; préparer / résoudre ; symétrie / asymétrie ; énoncer / métaphoriser ; thèmes / variations ; similitude / différence ; additionner / soustraire ; prévenir / confirmer ; convergence / divergence».
Le meilleur gag de Jean-Jacques Rousseau est de s'appeler vraiment Jean-Jacques Rousseau. Il est temps de le saluer comme un des réalisateurs les plus novateurs de l'histoire du septième art. Réinventeur du cinéma forain des âges héroïques, cet autodidacte possède tous les talents, cultive toutes les curiosités, s'autorise tous les culots. A la fois producteur, scénariste, réalisateur, acteur et diffuseur de ses films, il pratique une autarcie radicale. Il ose ce qu'aucun Godard, aucun Resnais, aucun Fellini, aucun Warhol ne se serait permis. " Jean-Pierre Bouyxou. Jean-Jacques Rousseau (39 films, dont 4 longs métrages) apparaît toujours masqué en public et se présente lui-même comme " le cinéaste de l'absurde ". Ce livre, coordonné par Frédéric Sojcher, explore son parcours, le convie à un abécédaire, véritable anthologie surréaliste, et recueille les témoignages de son équipe. Édouard Boer, Benoît Poelvoorde, Bertrand Tavernier et bien d'autres sont fascinés par cet ouvrier maçon, qui consacre toutes ses économies à son délire de cinéma. Sa vie est romanesque et ses films hallucinants.
Quelles pratiques du 7e art ? Celles des cinéastes, des producteurs, des spectateurs, des critiques, des enseignants du cinéma. Frédéric Sojcher dénonce les carences de la politique audiovisuelle européenne et aborde sous un angle nouveau les défis rencontrés par le cinéma français. Il cerne les enjeux culturels et économiques de la diffusion des films. Il raconte le combat héroïque du cinéma belge pour exister. En évoquant ses réalisations (avec Lorant Deutsch, Patrick Chesnais, Serge Gainsbourg, Michael Lonsdale, Micheline Presle...), il pose des questions qui dépassent son itinéraire. Pratiques du cinéma se lit comme l'histoire de la genèse et de la réception des films.
La "direction d'acteur" pose problème. Pourquoi y a-t-il si peu d'ouvrages sur la question? Entre acteurs et metteurs en scène, quelle émulation, quels rapports de force? Les cinéastes vampirisent-ils leurs acteurs, et inversement? Olivier Assayas, Youssef Chahine, Patrice Chéreau, Michel Deville, Karim Dridi, Bruno Dumont, Claude Lelouch, Daniel Mesguich nous racontent leurs manières de travailler avec les acteurs, la différence entre jouer au théâtre et pour la caméra. S'ils nous donnent chacun une approche personnelle, ils s'accordent sur plusieurs points, comme pour dire qu'il y a "direction" en l'absence des acteurs, à la table de montage. Serge Regourd évoque les incidences du financement des films sur le casting, en France, aujourd'hui. Il dénonce la fausse valeur des acteurs "bankables". Yves Afonso, Michel Archimbaud, N T Binh, Jean Mottet, Jacqueline Nacache et Luis Rego participent également au volume, apportant leurs réflexions et leurs expériences autour de la direction d'acteur.
Il y a maman qui est grande et sérieuse, et puis papa qui est petit, et phi- losophe, et qui a plein d'amis écrivains, Oma et Opa qui parlent français avec l'accent amand, Ida la maman de papa qui parle polonais et yiddish et français sans accent. Plus tard il y aura les maîtresses de papa, une incursion en Albanie maoïste, les radios libres, Plastic Bertrand pour qui ça plane dans la Belgique à cent à l'heure des années quatre-vingt. Voilà, j'ai quinze ans et je veux être crooner. Mon nom de scène ? Fred Super. » Tout sauf un roman, beaucoup plus qu'un récit : une vie qui se construit au rythme et avec la force suggestive d'un scénario signé d'un homme devenu, non pas chan- teur, mais cinéaste.
En 1965, dans l'épisode bien nommé The Town of No Return de la série déjà culte Chapeau melon et bottes de cuir (The Avengers), une certaine EMMA PEEL fait son apparition. Incarnée par une actrice de théâtre remarquée, la sublime Diana Rigg, c'est elle qui impose le fétichisme de ses longues bottes de cuir, balaie d'un regard incendiaire tous les autres personnages de la série, forme un inoubliable et sulfureux duo avec le flegmatique John Steed (Patrick Macnee). Cinquième partenaire de cet agent, la jeune femme intrépide devient instantanément une immense icône de la culture pop des années 60. Sa personnalité flamboyante cristallise à jamais l'esprit de son époque : l'effervescence du swinging London, le kitsch des James Bond, l'exotisme des arts martiaux asiatiques, l'enthousiasme pour la physique quantique, l'insolence de la mode vestimentaire et, bien sûr, la libéralisation sexuelle. Car, faut-il le rappeler, Emma Peel est d'abord un jeu de mots avec "Man appeal" . A travers ses audaces, jamais femme n'a été aussi fatale. Stephen Sarrazin est enseignant, critique, essayiste et curateur d'expositions. Spécialiste du cinéma japonais contemporain et des arts vidéos et électroniques, circulant et travaillant sans relâche entre Londres, Paris et Tokyo, il a collaboré à de nombreux magazines en France et à l'étranger dont Art Press, HK Extrême Orient, Flash Art, et Mondes du cinéma. Il est l'auteur de Réponses du cinéma japonais contemporain (Lettmotif, 2013) et a co-dirigé l'ouvrage Mamoru Oshii, rencontre(s) (Moutons électriques, 2021).
La débâcle de 1940 constitue l'une des séquences les plus frappantes de l'histoire de France, où le destin du pays bascule en quelques semaines face à l'offensive allemande. Retraite d'une armée, exode d'un peuple, chute d'un régime, morcellement d'un territoire : la séquence est rapide, le sort implacable. Occupant une place paradoxalement discrète dans la mémoire collective, ces événements n'en ont pas moins inspiré un grand nombre d'écrivains, à l'instar d'Aragon, Gracq, Saint-Exupéry, Simon, Sartre, de Gaulle, Némirovsky et tant d'autres. Qu'il s'agisse de romans ou de mémoires, de témoignages ou d'essais, leurs oeuvres révèlent les multiples moyens par lesquels l'écriture saisit le laps de temps restreint où la France sombre dans le chaos. Dressant une passerelle féconde entre géographie et histoire littéraire, cet essai montre à quel point les événements et les récits qui s'y rapportent ont redéfini l'imaginaire de l'espace national. De fait, les auteurs ne font pas que décrire un temps d'exception où les consciences vacillent et les repères s'effondrent ? ; ils recomposent aussi, plume à la main et cartes à l'appui, une France dont nul ne peut plus dire quels sont les contours. Accompagné d'un riche cahier iconographique, cet ouvrage passionnant jette une lumière nouvelle sur un épisode incontournable de notre passé et invite à redécouvrir des oeuvres littéraires à la fois classiques et méconnues. Aurélien d'Avout est ancien élève de l'Ecole normale supérieure et docteur en Littérature française. Ses recherches portent principalement sur la prose narrative du xxe siècle, les écritures de soi et les liens entre littérature et cartographie. La France en éclats est son premier livre.
Amiel Vincent ; Moure José ; Thomas Benjamin ; Vas
Depuis longtemps il existe une Europe du cinéma qui dépasse naturellement les frontières nationales : les échanges technologiques, économiques, mais aussi artistiques ont produit des films, et parfois des courants entiers dont on peut dire qu'ils sont européens plutôt que nationaux. Ainsi les techniciens allemands et russes dans les années 1930 (exil oblige) impriment leur marque sur les productions des studios français jusqu'à fonder une esthétique particulière, le «?réalisme poétique?»?; de la même manière, ce sont les techniciens juifs allemands qui permettent aux premiers films portugais parlants de voir le jour. Après la Deuxième Guerre mondiale, les échanges entre la France et l'Italie se multiplient, donnant naissance à des ?uvres majeures.Les réalisateurs profitent des diversités culturelles sans les séparer vraiment : Antonioni tourne à Munich, Barcelone, Londres aussi bien qu'à Milan, Wenders tourne à Lisbonne comme à Berlin, Skolimovski plante sa caméra à Bruxelles et à Londres, comme Kieslowski à Genève et Paris...Au travers de situations précisément documentées, d'analyses de films et d'enquêtes historiques, ce livre collectif veut montrer la réalité de cette Europe du cinéma, si vivante depuis plus d'un siècle.
Ce sont nos "princes charmants" ordinaires, modèles courants de mufles, rouleurs de mécaniques, coqs de basse-cour et goujats patentés. Les voici à l'oeuvre tels qu'en eux-mêmes. Mais pour Violette, Marilou, Adolphine et quelques autres il n'est plus l'heure de se laisser faire.
L'ouvrage est organisé en 2 parties : - Un dictionnaire de plus de 3 000 notices classées par ordre alphabétique, avec pour chacune d'elles une fiche technique et un résumé du film, ainsi qu'un commentaire critique pour les oeuvres majeures. - Un guide simple et pratique - Filmographies : une sélection de 300 films représentatifs des principaux genres, pays, réalisateurs, acteurs... - Palmarès : résultats détaillés des Oscars, des Césars, et du festival de Cannes.
Valière Laurent ; Laudenbach Sébastien ; Ocelot Mi
Principal producteur à ce jour de films d'animation en Europe, dont les succès d'Arthur et les Minimoys à Kirikou en passant par Persepolis ou Astérix et le domaine des dieux ne se démentent pas, la France est aussi devenue l'un des principaux pourvoyeurs d'artistes, dont certains formés à la prestigieuse école des Gobelins. Les studios américains n'hésitent pas à faire appel à ces créateurs, quitte à racheter un studio à l'instar d'Universal qui a entièrement produit Les Minions à Paris. Ce livre abondamment illustré, avec de nombreux inédits, dont des documents de travail venant des créateurs eux-mêmes, raconte 125 années d'une histoire passionnante. Il rend hommage aux génies créateurs, d'Emile Reynaud et Emile Cohl à Benjamin Renner et Sylvain Chomet, en passant par Paul Grimault ou Michel Ocelot... Il dévoile les coulisses de la création de nombreux dessins animés fabriqués en France - dont le prochain film de Michel Ocelot, Dilili à Paris -, grâce à des interviews inédites de ceux qui font l'animation aujourd'hui : story-boarder avec Bibo Bergeron (Un monstre à Paris), l'animation en 3D avec Pierre Coffin (Les Minions), character designer avec Valérie Hadida (Chasseurs de dragons), adapter une bande dessinée en film d'animation avec Marjane Satrapi (Persepolis),le stop motion avec Claude Barras (Ma vie de Courgette)...
Quel spectateur peut résister à un film ou une série « d’Agatha Christie » ? Vues, revues et multirediffusées, les adaptations à l’écran de la célèbre romancière ponctuent l’histoire de la production cinématographique et télévisuelle depuis… 1928, et attirent un public fidèle, conquis par l’atmosphère très « Cluedo » de ces « whodunit », intrigues policières tarabiscotées menées tambour battant au sein de demeures chicissimes. Et pourtant, Agatha Christie détestait le cinéma ! Pas rancuniers, tous les grands noms du 7e art se sont bousculés au générique des films tirés de ses romans : Billy Wilder, Sidney Lumet, Guy Hamilton, Kenneth Branagh, René Clair, Pascal Thomas, côté réalisateurs, et, côté vedettes, Marlène Dietrich, Liz Taylor, Sean Connery, Maggie Smith, Bette Davis, Peter Ustinov, Jane Birkin, Lauren Bacall, Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Catherine Frot, André Dussollier, François Morel, Danielle Darrieux, Charles Aznavour… Et ces tournages, comme les histoires dont ils s’inspirent, sont riches de petits secrets plus ou moins avouables et d’anecdotes croustillantes livrés avec perfidie entre les pages de ce premier ouvrage consacré en France aux films et séries d’Agatha Christie… à l’exemple de ces quelques indiscrétions glanées dans les coulisses du Crime de l’Orient-Express : Star de Témoin à charge (Billy Wilder, 1957), Marlène Dietrich ne figurera pas au générique du Crime de l’Orient-Express (Sidney Lumet, 1974) : à l’époque, son principal talent réside dans son aptitude à lever le coude… Albert Finney (l’Hercule Poirot du Crime de l’Orient-Express de Sidney Lumet, 1974) refuse de réendosser la défroque du détective belge pour Mort sur le Nil (1978). La raison : il craint que son maquillage fonde sous le soleil égyptien… Lors du grand déballage occasionné par le procès du couple Depp-Heard, l’agent de l’acteur a confirmé que Johnny avait touché 10 millions de dollars pour incarner, dans Le Crime de l'Orient-Express (Kenneth Branagh, 2017)… la victime, qu’on ne voit guère plus de 20 minutes à l’écran. Faites le calcul : environ 500 000 dollars la minute !
Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, disait Jean Yanne. Mais dans le milieu du cinéma français, ce n'est pas tout à fait vrai. De Belmondo balançant une droite à Jean-Pierre Melville sur le plateau de L'Aîné des Ferchaux à Maurice Pialat hurlant sur ses acteurs, les tournages de films sont parfois un peu chaotiques... Certains ne vont même pas jusqu'au bout. On ne verra ainsi jamais Marco Polo avec Alain Delon et Don Camillo et les contestataires avec Fernandel, interrompus en cours de route. On ne verra pas non plus des projets alléchants comme l'adaptation du Voyage au bout de la nuit écrite par Michel Audiard et réalisée par Jean-Luc Godard ou ce western comique avec les Charlots et John Wayne ! Ca tourne mal ! donnera un éclairage étonnant, voire inédit, en tout cas amusant, des coulisses du cinéma populaire français, et vous apprendrez des choses qui vous permettront de briller dans les dîners en ville. Vous saurez tout sur les débuts honteux et reniés de Richard Anconina, les coups de gueule de Jean-Pierre Mocky, les relations d'Alain Delon avec le milieu marseillais, l'engueulade d'anthologie entre Godard et Truffaut, la campagne de presse menée par "la critique française" contre L'As des as, etc. Moteur... Action !