Cinéma et musique, accords parfaits. Dialogues avec des compositeurs et des cinéastes
Sojcher Frédéric ; Binh N. T. ; Moure José
IMPRESSIONS NOU
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EAN :9782874491900
Extrait Extrait de l'introduction Les aventures de la musique de film Beaucoup d'images de cinéma sont indissociables de leur musique. Une conjonction qui tient de l'alchimie. Comment est née l'étincelle qui a produit cette fusion ? A quel moment la partition est-elle venue se marier aux plans tournés ? Quel processus a-t-il permis aux cinéastes et aux compositeurs d'unir leurs talents ? La rencontre peut se faire par hasard ou naître d'une admiration partagée. Ils ont pu débuter ensemble dans l'inconscience de la jeunesse, ou se faire profiter mutuellement des acquis de l'expérience. Cinéastes et compositeurs travaillent parfois main dans la main avec d'incessants allers-retours, ou aiment au contraire découvrir à chaque fois le travail de l'autre avec l'excitation - parfois l'anxiété - d'un rendez-vous à l'aveugle... Toutes les combinaisons sont autorisées, et elles sont évoquées à travers les témoignages recueillis dans cet ouvrage. La parole est d'abord donnée à des compositeurs seuls, et pas des moindres. Dans un fructueux dialogue avec son ami musicologue Sergio Miceli, Ennio Morricone répond notamment à ceux qui lui ont reproché la surabondance de sa production. Il raconte que le résultat que l'on entend dans ses «grands films» est peut-être issu de recherches ou d'expériences tentées dans des films moins renommés. Il prend d'ailleurs une position assez peu courante en distinguant le travail du compositeur dans les films à forte attente commerciale, pour lesquels il se soumet sans rechigner aux contraintes, des oeuvres artistiquement exigeantes qui lui permettent plus de liberté créatrice. Quelle est la «musique juste» pour accompagner un film donné ? Morricone se garde bien de répondre, de même que Vladimir Cosma, pour qui musique et cinéma sont des arts autonomes, qui n'ont pas foncièrement besoin l'un de l'autre, mais dont la conjonction peut aboutir à une transcendance mutuelle. 11 ne justifie pas plus qu'il ne déplore qu'un cinéaste préfère une musique préexistante : «Personnellement, je trouve qu'il n'y a aucun lien précis entre la musique et l'image», affirme-t-il paradoxalement, mais la musique, quand elle ne se contente pas d'être platement fonctionnelle (le «papier peint» sur un mur dont parlait Stravinski), est capable d'apporter «une expression poétique supplémentaire» (un tableau accroché au mur ?) Ce qui est frappant, avec Carter Burwell, compositeur attitré de Joël et Ethan Coen, c'est la façon dont il a appris son métier, en parallèle avec les deux frères, et qui l'a conduit progressivement à un cinéma plus mainstream (la série des Twilight). Sans le cinéma, il n'aurait sans doute jamais pris de cours de solfège, d'orchestration ou de direction d'orchestre ! Outre la modestie de ses propos, son témoignage pourrait être utile à beaucoup d'étudiants ou d'enseignants de musique, qui ont tendance, heureusement de plus en plus rarement, à considérer la musique pour l'image avec «un peu de mépris», selon les mots de Morricone. Quant à Alberto Iglesias, le musicien de Pedro Almodovar, mais aussi de Julio Medem et d'Icíar Bollain, il est l'un des rares artistes à accepter généreusement de partager sa méthode de travail, définissant les «dix commandements» qui l'aident à composer pour le cinéma, et éventuellement à surmonter ses blocages, sous forme de dualités : «énoncer / cacher ; confirmer / transgresser ; préparer / résoudre ; symétrie / asymétrie ; énoncer / métaphoriser ; thèmes / variations ; similitude / différence ; additionner / soustraire ; prévenir / confirmer ; convergence / divergence».
Résumé : Du scénario à la diffusion, ce livre dévoile tous les enjeux - souvent ignorés du grand public - de la fabrication d'un film : la mise en scène, l'importance des acteurs et de l'équipe, le rôle des critiques et des festivals, le combat pour la sortie en salle, le nouvel écosystème induit par les plateformes... sans oublier les questions de société qui traversent le 7e art. Le chemin à parcourir pour que les films existent est semé d'obstacles. Frédéric Sojcher, cinéaste lui-même, parle d'expérience et aborde tous les sujets qui ne sont pas évoqués dans les manuels. Son Anatomie du cinéma intéressera les lecteurs avides de connaître l'envers du décor (le livre foisonne d'exemples) et sera un outil indispensable pour celles et ceux qui veulent faire du cinéma leur métier. Un "antimanuel" du cinéma aussi passionnant qu'instructif. Frédéric Sojcher est cinéaste. Son dernier long-métrage à ce jour, Le Cours de la vie (2023), réunit Agnès Jaoui et Jonathan Zaccaï, avec une musique originale de Vladimir Cosma et sur un scénario d'Alain Layrac. Professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Frédéric Sojcher dirige le master "scénario, réalisation, production" et accompagne les films des étudiants. Il est également l'auteur de nombreux ouvrages sur le cinéma.
Ecrire un scénario nécessite beaucoup d'imagination, de la patience et la connaissance d'un ensemble de techniques et de règles. Ce manuel synthétique et pratique présente l'essentiel des techniques d'écriture d'un scénario. Chacune d'elles est présentée dans une chronologie formant un tout méthodologique que le lecteur pourra suivre pas à pas, de l'idée de départ à la mise au point finale du scénario, en passant par l'élaboration de la structure, l'utilisation des ressorts narratifs, la création des personnages, etc. Un exemple de création/rédaction de scénario est présenté tout au long du livre pour illustrer la théorie. Cette nouvelle édition s'enrichit d'un chapitre abordant les erreurs les plus courantes et permettant au scénariste de trouver des solutions pour les corriger.
Résumé : " Le meilleur gag de Jean-Jacques Rousseau est de s'appeler vraiment Jean-Jacques Rousseau. Il est temps de le saluer comme un des réalisateurs les plus novateurs de l'histoire du septième art. Réinventeur du cinéma forain des âges héroïques, cet autodidacte possède tous les talents, cultive toutes les curiosités, s'autorise tous les culots. A la fois producteur, scénariste, réalisateur, acteur et diffuseur de ses films, il pratique une autarcie radicale. Il ose ce qu'aucun Godard, aucun Resnais, aucun Fellini, aucun Warhol ne se serait permis. " Jean-Pierre Bouyxou. Jean-Jacques Rousseau (39 films, dont 4 longs métrages) apparaît toujours masqué en public et se présente lui-même comme " le cinéaste de l'absurde ". Ce livre, coordonné par Frédéric Sojcher, explore son parcours, le convie à un abécédaire, véritable anthologie surréaliste, et recueille les témoignages de son équipe. Édouard Boer, Benoît Poelvoorde, Bertrand Tavernier et bien d'autres sont fascinés par cet ouvrier maçon, qui consacre toutes ses économies à son délire de cinéma. Sa vie est romanesque et ses films hallucinants.
Résumé : Quelles pratiques du 7e art ? Celles des cinéastes, des producteurs, des spectateurs, des critiques, des enseignants du cinéma. Frédéric Sojcher dénonce les carences de la politique audiovisuelle européenne et aborde sous un angle nouveau les défis rencontrés par le cinéma français. Il cerne les enjeux culturels et économiques de la diffusion des films. Il raconte le combat héroïque du cinéma belge pour exister. En évoquant ses réalisations (avec Lorant Deutsch, Patrick Chesnais, Serge Gainsbourg, Michael Lonsdale, Micheline Presle...), il pose des questions qui dépassent son itinéraire. Pratiques du cinéma se lit comme l'histoire de la genèse et de la réception des films.
Ce roman est fait de listes. Ce roman se déroule en Belgique et évoque l'Iran. Ce roman raconte l'histoire des soeurs et frères Manoutcheri, arrivés à Bruxelles un peu avant la révolution islamique de 1979, et qui, à leur grand étonnement, n'ont jamais pu retourner dans leur pays de naissance. Ce roman parle d'une tragédie omise des livres d'Histoire et des médias, une tragédie à peine perceptible et qui a même échappé aux gens qui en étaient eux-mêmes les victimes. Ce roman est fait d'histoires sans débuts et sans fins, de noms et de prénoms iraniens, de joies et de tristesses, de deuils et de fêtes, mais surtout, il est fait de listes, et de listes de listes, et de listes de listes de listes, pour tenter de ranger les souvenirs et les faits, sans jamais vraiment y parvenir.
Résumé : Une des meilleures lectrices que j'ai eu le bonheur de connaître - de celles qui rendent heureux d'être un écrivain - est morte bien trop tôt, dans de mystérieuses conditions. Aussi, je lui devais ce livre qui rend hommage à celle qui aurait pu, qui aurait dû, devenir écrivain à son tour. - P.M.
Quand Molière rencontre Corneille Mai 1658. Molière et sa troupe s'installent à Rouen, après avoir sillonné la France pendant de nombreuses années. Les temps sont difficiles. Ils ont perdu leur mécène, et cherchent de nouveaux appuis. Mais ils ont des atouts : les deux plus belles comédiennes de l'époque, Marquise du Parc et Catherine de Brie. Pierre Corneille, l'illustre dramaturge rouennais, s'ennuie. Il écrit plus pour le théâtre, vexé par l'échec de sa dernière tragédie. Goûtant peu les mondanités, il s'occupe en traduisant du latin et en corrigeant ses anciennes pièces. Une seule chose lui fait souci : l'avenir de ses nombreux enfants. Pour la croupe de Molière, jouer une nouvelle pièce du grand Corneille serait la garantie d'un retour triomphal sur la scène parisienne. Ils vont alors tenter de le remettre en selle, par tous les moyens.
La littérature est en état d'alerte générale. Tout le monde semble d'accord là-dessus. Les éditeurs, les libraires, les diffuseurs, les journalistes ont cessé d'être simplement inquiets : ils ont adopté le pessimisme comme feuille de route. Les médias, accompagnant à leur manière le recul de la création, sont les premiers à sonner le glas. La littérature va mal, la lecture va mal, le métier va mal. Tel est le leitmotiv. Et les écrivains, dans tout cela ? Pour un créateur véritable, lancé dans son entreprise comme dans une course de fond, ce requiem n'est pas nouveau. Tout s'est très mal passé depuis toujours : rareté, pauvreté, incompréhension. Certes, les données actuelles ne sont pas bonnes. La baisse du niveau scolaire, l'anémie de la langue, le règne des écrans, le recul de la lecture, la poussée invincible de l'intelligence artificielle, créent un contexte particulier, dans ce siècle a-littéraire. Mais le pari de faire une oeuvre et de créer un cercle de lumière autour de soi reste ce qu'il est depuis près de mille ans : solitaire et radical. Etre écrivain est une aventure sans garde-fou. L'enjeu : se servir de la langue, la plus forte, la plus souple possible, pour donner une durée au présent. En somme, c'est une chevalerie. On part à la recherche du Graal et le Graal n'est probablement qu'une légende. Mais aucune autre mission ne saurait être plus féconde. Seule la littérature a le pouvoir de changer les faux semblants en musique de vérité. Dans un monde déchiré, l'acte d'écrire dissipe les mirages. C'est une activité unique et par là même, irremplaçable. On n'en a pas encore fini avec les écrivains.
Si vous aussi, vous ressentez l'envie d'échapper à l'hystérie de l'époque en faisant un pas de côté et en tournant le dos au jeunisme ambiant, cette revue est faite pour vous. Elle vous fera replonger dans des oeuvres parfois oubliées, rencontrer des personnages hauts en couleur, mémoires encore vivaces de notre patrimoine culturel, vous permettant de satisfaire vos goûts de jeune ou de vieux Schnock. Ni rétrograde, ni passéiste. Schnock, donc. Tout bonnement. Alors rejoignez-nous ? ! Après vous...
Il est impossible de croire sérieusement, comme les deux héros du célèbre film d'Hitchcock Fenêtre sur cour, que leur voisin aurait tué sa femme, puis l'aurait découpée en morceaux devant les fenêtres ouvertes d'une trentaine d'appartements. Mais leur délire d'interprétation n'a pas pour seule conséquence de conduire à accuser un innocent. Il détourne l'attention d'un autre meurtre - bien réel celui-là - qui est commis devant les spectateurs à leur insu et mérite l'ouverture d'une enquête. "La démonstration séduit par son intelligence, la logique de son argumentation et une pointe d'humour fort plaisante". Emmanuelle Giuliani, La Croix "Un récit haletant, fougueux et d'une drôlerie intrinsèque, qui se dévore comme un bon polar". Gérard Lefort, Les Inrockuptibles Hitchcock s'est trompé s'inscrit dans un cycle qui comprend Qui a tué Roger Ackroyd ? , Enquête sur Hamlet, L'Affaire du chien des Baskerville, La Vérité sur "Ils étaient dix" et Odipe n'est pas coupable. Ces ouvrages de "critique policière" visent à résoudre des énigmes criminelles tout en menant une réflexion sur la littérature et l'art.
Kemp Philip ; Alkofer Stéphanie ; Canal Denis-Arma
Résumé : Quel est le premier film parlant ? Comment se caractérise le néo-réalisme italien ? Comment les premiers effets spéciaux furent-ils réalisés ? Quelles oeuvres du XXIe siècle peuvent-elles être déjà considérées comme majeures ? Vingt-cinq historiens du cinéma, critiques, auteurs et enseignants ont participé à l'élaboration de cet ouvrage unique pour nous aider à mieux comprendre l'évolution du cinéma mondial, depuis ses balbutiements jusqu'aux dernières réalisations en 3D.