Ce ne sont pas seulement les contenus de la pensée, mais ses formes mêmes qui trouvent leur origine clans l'organisation sociale de la production matérielle. Les débuts de la logique dans le monde grec antique sont liés à l'apparition des premières pièces de monnaie. L'a priori dont parlait Kant était la forme-marchandise. Telles sont les théories novatrices que Sohn-Rethel a proposées dès les années 1930, à contre-courant de toute la tradition philosophique, mais aussi du marxisme traditionnel. EIles ont influencé profondément les débuts de I'"Ecole de Francfort", mais au prix d'une longue marginalisation de l'auteur. Cette première traduction française de trois de ses essais comble non seulement une lacune majeure dans la connaissance de la pensée critique allemande à son âge d'or, mais elle offre également les jalons pour élaborer aujourd'hui une épistémologie basée sur la théorie de Marx, dans le cadre d'une critique radicale de l'abstraction sociale, du marché et de la marchandise qui nous gouvernent.
Nombre de pages
150
Date de parution
01/04/2010
Poids
193g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782914968690
Titre
La pensée-marchandise
Auteur
Sohn-Rethel Alfred ; Jappe Anselm
Editeur
CROQUANT
Largeur
140
Poids
193
Date de parution
20100401
Nombre de pages
150,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il est certain que les concepts de l'entendement n'existent nulle part ailleurs que dans la conscience humaine, mais ce n'est pas de là qu'ils surgissent. Ils n'en proviennent pas. C'est l'être social des hommes qui détermine leur conscience. L'objet de la thèse défendue ici est de confirmer cette phrase de Marx, spécialement en ce qui concerne les formes de la connaissance conceptuelle de la nature. La monnaie y joue le rôle délicat de chaînon médiateur entre l'être et la conscience.
Sohn-Rethel Alfred ; Chapoutot Johann ; Ferro Robe
Dans les années 1930, le philosophe Alfred Sohn-Rethel, compagnon de route de Benjamin et Adorno, travaille au sein des élites industrielles allemandes tout en menant des activités de résistance. Occupant des postes mineurs aux Deutsche Führerbriefe et au cabinet d'études économiques MWT, il côtoie les milieux d'affaires avant de fuir en Angleterre en 1936. De cette immersion naît Industrie et national-socialisme, une analyse percutante des liens entre capitalisme et nazisme. Sohn-Rethel dissèque les luttes internes du grand capital et le rôle des firmes comme Krupp, IG Farben et Thyssen dans l'ascension du régime hitlérien.
Benjamin Walter ; Lascis Asja ; Sohn-Rethel Alfred
En 1925, Walter Benjamin, Asja Lãcis et Alfred Sohn-Rethel séjournèrent tous trois dans la région de Naples. Ce voyage fut l'occasion d'une fréquentation intense de la ville qui donna lieu à l'écriture des textes ici rassemblés. Benjamin et Lãcis font apparaître, dans la vie et l'architecture des Napolitains, la porosité entre espace privé et public : " toute attitude et action privée est submergée par les flots de la vie sociale ". Sohn-Rethel quant à lui s'appuie, non sans humour, sur les rapports incongrus que les Napolitains nouent avec la technique pour élaborer une philosophie du cassé. Naples, semble-t-il, " c'est seulement quand les choses sont cassées qu'elles commencent à fonctionner ". Ces textes partagent une passion commune : faire de la ville un lieu d'exercice de la pensée.
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.