L'anormalité dans le droit de la responsabilité administrative
Simonneaux Antoine ; Eveillard Gweltaz
MARE MARTIN
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EAN :9782386001017
Une personne publique dont la responsabilité administrative est reconnue devra obligatoirement réparer le préjudice qu'elle a causé à la victime (un administré). Elle est classiquement présentée en distinguant les responsabilités pour faute et sans faute. A l'aune de jurisprudences récentes et de travaux anciens trop longtemps oubliés en droit public, il est possible de proposer une présentation renouvelée et unifiée de la responsabilité autour de la notion d'anormalité. Tout d'abord, elle est un élément commun aux régimes de responsabilité pour faute (fait générateur anormal) et sans faute (préjudice anormal, situation anormale), ce qui permet de proposer une définition de la responsabilité centrée sur l'anormalité. Ensuite, l'anormalité est le trait d'union entre les trois conditions (fait générateur, lien de causalité, préjudice) dont la réunion est nécessaire à la reconnaissance d'une responsabilité. Enfin, l'anormalité étant graduable, le juge peut l'utiliser pour moduler la responsabilité reconnue (choix de la personne responsable, reconnaissance d'une causalité spécifique, choix de la forme prise par la réparation).
Nombre de pages
756
Date de parution
27/03/2025
Poids
1 146g
Largeur
158mm
Plus d'informations
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EAN
9782386001017
Titre
L'anormalité dans le droit de la responsabilité administrative
Auteur
Simonneaux Antoine ; Eveillard Gweltaz
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
158
Poids
1146
Date de parution
20250327
Nombre de pages
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Durant les 25 dernières années, de nombreux problèmes et accidents divers liés aux évolutions scientifiques et technologiques, à leurs applications et à l'expertise scientifique ont émergé. Ces accidents ou dérives technoscientifiques (Tchernobyl, affaire du sang contaminé, ESB, préoccupations autour des biotechnologies et des nanotechnologies, etc.), et le questionnement portant sur les causes et les conséquences des crises environnementales (dérèglements climatiques, modifications des biotopes, pollutions diverses, qualités de l'air et de l'eau, etc.) interrogent les linéarités ou les relations binaires habituelles, par exemple entre sciences et applications, sciences et nature (Callon, Latour, Serres). Sont questionnées de manière forte les relations entre sciences-technologies et sociétés-politiques, notamment le fonctionnement des expertises scientifiques et le rôle des médiateurs. Ce contexte incertain et critique légitime une prise en compte des interactions sciences-technologies-société dans l'éducation et l'enseignement scientifique. Le courant anglo-saxon des Socioscientific Issues (Kolsto, Sadler, Zeidler, Jimenez-Aleixandre) et celui francophone des Questions socialement vives (Legardez, Simonneaux) placent l'étude des dimensions sociales, économiques et politiques des technosciences, la prise en compte des incertitudes, de la complexité et des risques dans l'enseignement des sciences.
Une lettre familiale d'une rare violence surgit des archives et rouvre un passé que l'on croyait enfoui. A travers l'histoire de la ferme des Gâtel, de la fin du XIXe siècle à 1945, Congé de sortie entraîne le lecteur dans une enquête captivante, où secrets, guerre, convoitises et drames familiaux s'entrelacent. Pièce après pièce, un puzzle troublant se recompose, révélant une histoire vraie marquée par le courage, la mémoire et de lourds silences.
Comment parler des questions difficiles ou sensibles à l'école ? Comment gérer ce risque pour l'enseignant comme pour les élèves ? Quelles stratégies didactiques mettre en place pour enseigner les questions "vives" au plan social, culturel ou économique ? Tels sont les enjeux de cet ouvrage proposé par un collectif d'auteurs, tous spécialistes des sciences de l'éducation. L'ouvrage couvre le champ de nombreuses disciplines, qu'il s'agisse de sciences "dures" (science physique, biologie,...) ou de sciences humaines (économie, histoire...) et s'adresse de ce fait à de nombreux enseignants. Chacun des chapitres aborde une problématique spécifique : énergie atomique, OGM, question palestinienne, racisme, citoyenneté ou mondialisation... Chacun des chapitres est structuré en 3 temps : d'abord, un "état de l'art" de la question (controverses engagées et points techniques et scientifiques à connaître), constituant un point complet pour l'enseignant qui souhaite consolider ses connaissances sur la question posée ; dans un 2ème temps, sont abordées les difficultés propres à cette notion pour son enseignement en classe ; enfin, des pistes sont proposées pour enseigner ces questions en classe, avec exemples, conseils et pièges à éviter. A la fois très actuel de par les problématiques abordées et intemporel par les méthodes proposées et les enjeux pédagogiques évoqués, cet ouvrage écrit de façon claire et accessible, saura intéresser de nombreux enseignants et universitaires.
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).