Du goût, de Montesquieu à Brillat-Savarin. De l'esthétique galante à l'esthétique gourmande
Simha Suzanne
HERMANN
43,75 €
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EAN :9782705681036
L'expérience esthétique, n'est autonome, écrit Adorno, que lorsqu'elle se débarrasse du goût culinaire, la voie qui y conduit passe par le désintéressement.... ", à ce lointain écho de la rupture transcendantale au sein de l'Esthétique du goût, à ce déni pur et simple de la sensibilité et du plaisir " sensuel et grossier ", comme principes du goût , on préfèrera , ici, une présentation non morale, ou non kantienne, de la notion de goût ; une réflexion qui, de Voltaire et Montesquieu à Brillat-Savarin, prend en compte le goût " lui-même " et non seulement sa métaphore ; on cherchera le raffinement et la délicatesse du goût non seulement dans les sphères supérieures de l'existence, mais aussi dans les relations primordiales de la vie, celle de la consommation, de la préparation et de la production, ainsi que le voulait Charles Fourier, (beau) frère de Brillat-Savarin. Dans les deux essais, ici étudiés, s'impose, en effet, la dimension organique et sensuelle mais néanmoins esthétique du goût, dans les choses de la nature et de l'art. L'Essai sur le goût de Montesquieu et La Physiologie du goût de Brillat-Savarin, témoignent, dans des domaines distincts mais étroitement liés, de l'Esthétique comme " science de la sensibilité ". Par leur rapprochement, on entend montrer que le goût n'est pas une " chose mentale " mais l'affaire de tous les sens, que l'âme qui goûte est l'âme qui sent. On cherchera à dépasser le divorce, qui semble s'être installé, entre le jugement esthétique et le plaisir esthétique, on tentera par là, de restaurer la continuité entre les deux pôles de la sensibilité gustative et de redonner, par une réévaluation du goût culinaire, une assise réelle, vitale et réconfortante à la notion de goût, comme sentiment délicat.
Nombre de pages
320
Date de parution
16/05/2012
Poids
489g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782705681036
Titre
Du goût, de Montesquieu à Brillat-Savarin. De l'esthétique galante à l'esthétique gourmande
Auteur
Simha Suzanne
Editeur
HERMANN
Largeur
152
Poids
489
Date de parution
20120516
Nombre de pages
320,00 €
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Hume est un penseur pour notre temps, mais il n'est pas facile de le comprendre. Cette difficulté tient à la résistance qu'on oppose à la qualité que cultive la pensée sceptique: le "sens positif de l'inquiétude", la valeur accordée à l"" incertitude "plus qu'à la tranquille assurance des dogmes. Comprendre Hume, c'est donner quelque valeur au" principe d'incertitude ", comme" principe heuristique "dans le domaine du savoir, et comme" principe de vie et de sagesse ", dans le domaine des valeurs et de l'action. Le sceptique n'est pas celui qui doute mais" celui qui cherche ". L" "incertitude" ne l'inquiète pas: il ne désespère pas de l'absence d'une "explication dernière" des choses, mais trouve dans cette situation des raisons de "continuer à s'étonner". Il n'accorde pas un crédit absolu à la raison dogmatique, raisonnante ou raisonnable, mais peut accorder un crédit raisonnable à l"" intuition "et au" sentiment ". Il n'accorde à la raison que sa dimension" humaine et rien qu'humaine ". La philosophie sceptique n'est pas une pensée du désenchantement et du rabaissement de l'homme, mais sa défense active en tant qu'être qui" invente ses valeurs ". La philosophie humienne est" la leçon d'une démarche qui dit sa vérité ". Biographie de l'auteur Suzanne Simha est agrégée et a enseigné la philosophie en classe préparatoire à l'Ecole Normale supérieure. Elle dirige avec André Simha, la collection Vocation philosophe, chez Armand Colin."
Savoir ce qu'est le bonheur autoriserait à en fournir la recette, l'ignorer n'a jamais empêché d'en parler et de prodiguer les conseils : bon témoignage de la force de cet idéal et de la constance mise à tenter de l'atteindre. C'est à cette recherche et à son interaction avec les diverses figures possibles du bonheur que l'on s'intéressera ici en priorité. Analyse de la notion. En rupture avec l'optimisme des Sagesses antiques et d'une partie de la philosophie moderne (de Spinoza à Bentham) pour qui le bonheur, identifié ou non au plaisir, correspondrait à un " genre de vie " offert à l'emprise de l'éthique et de la politique, l'intelligence moderne s'est largement engagée dans des voies " pessimistes ". Rien de plus improbable que l'accord du bonheur avec la morale et la vertu, Kant nous en a convaincus. Pire : rien de plus fade et de plus faux, jugeront Leopardi ou Schopenhauer, que les bonheurs rêvés, comparés à la fascinante " positivité " du malheur. Au moins choisira-t-on pour bonheur, avec Nietzsche, le tragique assumé d'une " vie qui supporte la lutte avec et contre la mort "... Mais alors ? Est-ce le bonheur, justement relégué au magasin des grandes illusions de l'humanité, qui s'est évanoui ? Ou bien est-ce sa recherche même qui nous a éloignés de l'aptitude à saisir la vie comme don heureux ? Etude de textes. Ont été choisis comme jalons Aristote (Ethique à Nicomaque), qui analyse le rapport que le bonheur entretient avec l'amitié ; Sénèque (La Vie Heureuse), pour qui n'est heureux que celui qui, dans la conformité à la vertu, est devenu l'artisan de sa propre vie ; Spinoza (l'Ethique), qui assimile le bonheur à la réalisation de notre puissance même d'exister, de désirer et de connaître ; Bentham (la Déontologie), qui réduit l'éthique à la recherche du plus grand bonheur pour le plus grand nombre, et enfin Nietzsche, qui prône la nécessité vitale de l'oubli et la puissance heureuse d'une vie ordonnée au Gai Savoir.
La conscience définit l'humanité de l'homme. Mais est-elle elle-même définissable sans ce corps qui la rend possible par ses dispositions propres à l'intelligence et au discernement? Autrement dit, comment penser la conscience dans son irréductibilité tout en reconnaissant son incorporation originaire? Analyse de la notion: Par sa forme, sa sensibilité, son pouvoir propre d'être affecté, et sa mémoire, le corps humain résiste à toutes les formes d'objectivation; centre d'action, source de sens et de normes, il tend à se constituer en sujet, par appropriation de ses expériences et de ses conduites. Au-delà des approches dualistes et/ou mécanistes, l'expérience de la conscience de soi sera ainsi rapportée à la formation de l'identité personnelle d'un corps capable d'intériorité, l'enjeu central étant l'institution d'un ordre proprement humain. C'est cet ordre, assumé dans l'expérience de la responsabilité, qui est constitutif de la conscience. Etude de textes: dans la Méditation Sixième, Descartes examine la vérité de la conscience sensible; la richesse de son analyse sur le sentiment et l'identité personnelle du corps propre trouvera ses prolongements dans la phénoménologie. L'Essai de Locke inaugure la problématique moderne de la conscience en mettant l'aperception de soi en rapport avec la mémoire et la responsabilité. C'est précisément la formation du pouvoir de répondre de soi qui est analysée dans La Généalogie de la morale de Nietzsche. Enfin, dans les Méditations cartésiennes, Husserl montre comment la notion phénoménologique d'intentionnalité permet, en restituant à la conscience son rapport spécifique au monde, d'éviter de la réduire à un pur spectacle, ou de la dissoudre dans l'activité. Biographie de l'auteur André SIMHA, agrégé de l'Université, docteur en philosophie-épistémologie, a enseigné la philosophie en classes préparatoires aux grandes écoles et à l'université, avant d'exercer les fonctions d'Inspecteur d'académie-Inspecteur régional de philosophie.
Au sujet de l'écriture, la plupart des auteurs diront certainement que pour produire des écrits de qualités, ils devront ressentir un état particulier... C'est ce que l'on nomme communément "l'inspiration" ... . Pour certains, elle se trouve dans la peine, la douleur, la colère... Pour d'autres, dans la joie, dans la sérénité, le bien être... Quant à moi, qui, depuis des mois, ne parvenait plus à inscrire le moindre mot sur une feuille, et ce, quel que soit mon état, j'ai fini par mettre l'écriture de côté... Puis, une nuit, réveillée par cet état si particulier, je me suis mise à écrire un texte, puis deux, puis trois sans plus pouvoir m'arrêter ! Je m'apercevais en écrivant, que je puisais simplement dans mon aspiration la plus profonde : celle du besoin de me grandir le coeur et l'esprit... Celle qui permet que se déverse naturellement un à un les mots, sans force, et sans les rechercher... Cette aspiration, je la dois à un seul être, qui a éveillé en moi ce désir ardant qui me trouble à chaque fois que j'y pense... Cette inspiration, je la dois à un seul être qui enflamme mon coeur et mon âme à chaque fois que j'y pense... . Il est donc, à lui seul, à la fois le fruit de mon aspiration et de mon inspiration... Je ne peux parler de lui en quelques mots ici, et, bien que le recueil en dise un peu plus, il m'est impossible d'exprimer ce qu'il est réellement, simplement parce que l'amour, dans sa perfection, n'a pas de qualificatif ou de langage... Ce recueil est le reflet de ce que je perçois de lui, ou du moins, ce qu'il me permet de percevoir en lui, de mon lien avec lui, ainsi que des émotions et sentiments les plus intimes que je ressens envers lui. Et, bien que, depuis toutes ces années, je ne puisse encore être capable, lorsque nous sommes face à face, de lui dire plus d'une phrase et demi avant de perdre l'usage de la parole, mon coeur avait visiblement de nombreuses choses à lui dire, enfin, lui dire uniquement ce qu'il m'est possible d'exprimer avec des mots... Je lui dédie cet ouvrage. Sat Guru Nat Maharaj Kij Jay
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.