Orate fratres. La liturgie romaine selon la forme extraordinaire
Servigny Gérald de ; Aumonier Eric
AD SOLEM
23,55 €
Impression à la demande
EAN :9791090819054
L'ouvrage de l'Abbé Gérald de Servigny, prêtre du diocèse de Versailles et vice-chapelain à Notre Dame des Armées, veut faire connaître le missel de 1962 à ceux qui ne le connaissent pas ou peu. En se référant au souhait exprimé par Benoît XVI d'un enrichissement mutuel des deux formes du rite romain, l'auteur cherche à s'adresser aussi bien aux prêtres qu'aux fidèles, qu'ils soient ou non familiers de l'usage du missel de 1962. La lecture de ces pages pourra être éclairante, même dans les paroisses où on connaît et où on pratique et la forme extraordinaire et la forme ordinaire. Le but visé est la compréhension mutuelle et donc la communion plus profonde entre catholiques. Il ne compare pas l'une à l'autre les deux formes de l'unique rite romain. Il cherche à être fidèle à cette " herméneutique de la continuité " tant souhaitée par Benoît XVI ? herméneutique qui n'oppose pas une forme à l'autre, comme si ni l'une ni l'autre ne faisaient partie d'un développement homogène. Si l'auteur n'oublie pas de rappeler à sa manière le climat dans lequel s'est effectuée dans notre pays, avec plus ou moins de bonheur, la réforme liturgique, toujours à parfaire et à approfondir, il cherche à éviter la caricature ou la généralisation superficielle. Puissent les lecteurs de ces pages être encouragés à entrer toujours davantage dans le mystère liturgique, par une attention spirituelle renouvelée, une tension de prière vers la source de tout bien, un accueil de la grâce agissante dans tout le corps de l'Église. Puissent les prêtres y trouver une invitation à une redécouverte quotidienne de l'ars celebrandi, aussi bien dans la forme ordinaire que dans la forme extraordinaire !
Nombre de pages
200
Date de parution
31/05/2012
Poids
195g
Largeur
137mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791090819054
Titre
Orate fratres. La liturgie romaine selon la forme extraordinaire
Auteur
Servigny Gérald de ; Aumonier Eric
Editeur
AD SOLEM
Largeur
137
Poids
195
Date de parution
20120531
Nombre de pages
200,00 €
Disponibilité
Impression à la demande
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Il y a comme un tabou, hermétiquement caché, dans l'Eglise de France, un terrible non-dit, sorte de secret de famille, qui ne devrait pas même être pensé, évoqué dans les presbytères par quelques silences gênés, des points de suspension et tout au plus chuchoté à demi-mot : en bien des diocèses comme dans de nombreuses communautés religieuses, la situation, humaine principalement, ne sera plus tenable bien longtemps, au moins selon le mode d'organisation actuel ! "Pourquoi ?" est alors la question que posent inévitablement les jeunes générations quand ils découvrent, sans y croire tout à fait, l'histoire récente de l'Eglise en France. "Pourquoi cette chute brutale, pourquoi une telle débandade, en si peu de temps, soixante ans à peine ?", interrogent-ils. Ce livre est l'occasion de porter sur la situation de l'Eglise catholique un double regard, à la fois lucide et confiant : oui, la France, évangélisée depuis si longtemps pourrait à terme devenir totalement déchristianisée. Mais parce qu'à la différence de ses voisins, il y a dans l'Eglise de France des ferments de vitalité qui annoncent la possibilité d'un renouveau, ce bilan chiffré de la triste situation de l'Eglise est aussi un acte d'Espérance !
Même si la question du missel ancien représente une part réduite de son oeuvre liturgique, Joseph Ratzinger s'y est intéressé à de nombreuses reprises. Ce sont généralement des motifs plus pastoraux - en raison de ses responsabilités - que proprement doctrinaux qui l'ont conduit à aborder explicitement ce thème de la liturgie tridentine. Remarquons qu'il en parle avec des accents différents au cours de sa vie : d'abord critique d'une liturgie trop fixiste, il souligne ensuite, dans le contexte iconoclaste de l'après-concile, les points saillants et les atouts de ce missel et enfin, dans une logique de réconciliation et de réhabilitation pacifique et harmonieuse, il montre à quelles conditions la forme extraordinaire peut être une authentique liturgie d'Eglise. Au moment où l'intérêt grandit pour la forme extraordinaire, il peut être utile de rappeler que pour Benoît XVI, la liturgie ne se réduit pas à une science historique pour spécialistes. La forme extraordinaire, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s'offre au Père pour le Salut du monde. La liturgie est une oeuvre de communion entre Dieu et son peuple. C'est aussi un lieu d'évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l'homme avec son créateur et des hommes entre eux autour du Christ. Comme le souligne le Cardinal Sarah dans la préface, la liturgie tridentine peut aider à mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d'une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II.
Servigny Arnaud de ; Zelenko Ivan ; Boissieu Chris
Cette nouvelle édition entièrement mise à jour décrit tout ce qu'il faut savoir sur l'analyse des risques de crédit dans le contexte du fonctionnement général des banques et des marchés financiers, sur leur évaluation (approche par les notations, les modèles structurels, les spreads, sur les différentes méthodes de gestion microéconomique de ces risques et sur la redéfinition du ratio de solvabilité des banques. Les analyses sont complétées par une expérience effective de gestion des risques dans des banques internationales.
Voir, laisser voir, faire voir ; apparaître, laisser apparaître, faire apparaître ; nous ne résumons pas ainsi la tâche de la pensée, mais il n'y aurait pas pensée si cela n'avait lieu. Voir la "chose" que nous disons dissimulée derrière le sacrement. "Voir" l'existence telle quelle distribuée en manières d'exister, communes ou moins communes. "Faire apparaître" l'amour, tel que le masquent les jeux du sentiments et tel que le vouloir le restitue à sa destinée propre. "Laisser apparaître" paix et guerre, qui ne sont pas d'abord des phénomènes politiques mais des heurs et malheurs ancrés en nous-mêmes. Et puisque le travail du "faire voir" ne peut se passer des textes qui nous l'apprennent, "voir" aussi comment des textes, malgré les maladresses du dit, font apparaître exactement ce dont ils parlent et prolongent l'intuition. Ce livre constitue un recueil d'exercice en phénoménologie. Qui dit phénoménologie ne dit pas une manière de philosopher ou de théologiser, mais une manière de s'essayer à penser sur un fondement inébranlable d'intuition. Les questions traitées en ce livre sont philosophiques, elles sont théologiques, elles sont le plus souvent l'un et l'autre, et cela n'importe pas. A chaque fois, le cahier des charges était simple : fournir une réponse, ou l'esquisse d'une réponse, à la mesure de la question. Et à la mesure de questions telles qu'elles nous permettent de reconduire le questionneur dans les parages de l'intuition.
Ne pas mentir, et ainsi creuser jusqu'au roc pour se frotter à la vérité résistante, voilà ce que réussissent parfois les grands écrivains. On ne s'étonnera donc pas qu'à ce niveau de sérieux, la littérature finisse toujours - explicitement ou non, selon un regard de croyant ou non (nul ne peut en décider, surtout pas le lecteur et pas même l'auteur) - par renvoyer à Dieu, la dernière instance en matière de lettres et de vérité, la dernière et donc la première. Sans récupération forcée, ni apologétique indiscrète, on a tenté d'ainsi identifier la situation spirituelle des personnages de la littérature, selon le postulat herméneutique que nul n'est en un lieu neutre par rapport au Christ, lui qui connaît les coeurs et les raisonnements des hommes (Luc 9, 47 ; 16, 15). Si la vie est bien, comme le dit Paul Claudel, un "drame qui se joue sous le regard de Dieu et qui a pour objet l'élucidation de ce grand problème qu'est l'existence", alors la littérature reste une voie royale, pour avancer dans cette élucidation. Sous le regard de Dieu, elle offre l'occasion de nous comprendre nous-mêmes et de comprendre autrui, ou du moins de pénétrer un peu - sans bien sûr prétendre le saisir complètement et le dominer - le mystère des êtres et de soi-même.
Articles parus dans France Catholique réunis et présentés par Sandra Bureau. Ces articles constituent une page de l'histoire de l'Eglise - de ces années pré- et post- conciliaires. Ils y sont une entrée en matière. Ils ouvrent aux débats théologiques qui y ont vu le jour, aux tensions liturgiques et pastorales qui se sont parfois déclinées en scission douloureuse, mais aussi en redécouvertes spirituelles qui, presque par nécessité, s'imposaient. Loin cependant de laisser ces pages au seul fil de l'Histoire, Sandra Bureau a fait choix de les regrouper autour de quelques thématiques, révélatrices de la figure de Louis Bouyer et de sa pensée : l'oecuménisme, l'Eglise, la liturgie rénovée, la sécularisation et son nécessaire pendant : le rapport au monde, l'homme, le mystère du Christ, la spiritualité. C'est un véritable maître spirituel qui offre aux lecteurs de France catholique ses analyses, qui ne sont jamais un regard extérieur sur le Mystère mais regard de celui qui, profondément, en vit. Le Père Bouyer, maître spirituel incontesté, n'aurait pas totalement dévoilé qui il était si, en ces quelque vingt années de collaboration à l'hebdomadaire catholique, il n'avait adressé un dernier appel : celui de l'ascèse. Pour lui comme pour toute la tradition spirituelle, il ne peut y avoir de vie authentiquement chrétienne sans cette croix qui vient pénétrer jusqu'en la chair pour y laisser jaillir la lumière du Ressuscité.
Quel intérêt présente aujourd'hui la personnalité et l'oeuvre de saint Philippe Néri (1515-1585) ? Avant tout le fait que ce prêtre italien du XVIe siècle était un homme libre et qu'il peut nous apprendre le sens de la vraie liberté. Saint Philippe, ce Florentin de la Renaissance, ne s'est jamais laissé enfermer dans l'"armure de la Contre-Réforme", pour reprendre une formule de Newman. Transporté dans la Rome de son temps (une Rome qui n'avait pas grand-chose à envier à celle de la mafia aujourd'hui), cet homme sans carapace, jamais tendu, souriant toujours et souvent riant aux éclats, a montré des nerfs d'acier, un coeur de flamme. Dépouillé spontanément, enraciné dans l'essentiel, il a su comme personne "s'adapter", selon cet instinct de la vraie charité qui sait que l'adaptation passe par une ouverture de tout l'être à toute la vérité ; là est la seule manière d'y gagner les autres. L'Oratoire, la libre société de prêtres qui s'est spontanément constituée autour de lui, n'a jamais eu d'autre message. C'est la conviction que Louis Bouyer veut faire partager dans cette biographie, qui reparaît pour le 500e anniversaire de la naissance de saint Philippe Néri.