Ce livre est dérangeant. Il enfreint la loi du silence, l'hypocrisie qui prévaut généralement dès lors qu'on évoque la pratique sexuelle en pays musulman. L'érotisme raffiné des Mille et une nuits, la langueur délicieusement inquiétante des harems, sont autant de clichés que l'Amour circoncis s'emploie, par l'exemple, à faire tomber. Car l'heure n'est plus à ménager la susceptibilité des uns et à flatter les fantasmes orientalisants des autres. Devant la formidable révolution des mentalités qui se prépare au Maghreb, l'auteur préfère jouer cartes sur table au risque d'encourir les foudres des docteurs de la " loi ". Circoncision, apartheid sexuel, cantonnement de la femme dans un statut de soumission au mâle, homosexualité, prostitution, zoophilie : les expériences complexes de l'acteur social marocain sont décrites sans complaisance ni faux-fuyant, en tant que phénomènes sociaux qui conduisent le sujet à intérioriser une conception tronquée, passive, culpabilisante, de la sexualité. Et c'est lorsque l'individu a fait son deuil de tout accomplissement personnel dans et par l'amour humain, que la religion propose son secours providentiel ! Mais l'Amour circoncis n'est pas seulement un essai sur la sexualité. Si Serhane " met à nu " cette question, c'est surtout pour approcher et définir le processus d'identification de l'individu dans la société marocaine.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
235
Date de parution
01/09/2000
Poids
280g
Largeur
205mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782842720964
Titre
L'amour circoncis. 4ème édition
Auteur
Serhane Abdelhak
Editeur
PARIS MEDITERRA
Largeur
205
Poids
280
Date de parution
20000901
Nombre de pages
235,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Il était une fois un couple malheureux car la femme était stérile. Un jour, un marchand de pommes capables de rendre la fertilité aux femmes stériles arriva dans le village : une pomme entière donnait un garçon, la moitié assurait la naissance d'une fille. Le mari, par erreur, mangea la moitié de la pomme...
Le silence est déjà trop tard est un long poème d'une grande intensité, un chant d'amour à l'amour et à la femme, mais, avant tout, à la parole et au poème. Véritable torrent, cet hymne à la poésie fracasse le silence et entreprend la longue quête des mots proférés qui libèrent par ce long poème qui ne finit pas.
Dans cet ensemble de nouvelles, Maati Kabbal évoque sur un mode tantôt grave, tantôt burlesque, l'univers étrange et les ambiances chaudes de Khuribga, sa ville natale. Sur fond de chergui (sirocco) et d'embruns de phosphate se déroulent devant nous les roulis lascifs des cheikhates (danseuses du ventre), les séances de beuverie, de sexe et de sport. Sans fioritures et sur le ton de l'autodérision, ce recueil marque un retour sans détours sur les lieux de l'enfance, hantée par la figure imposante d'une tante-mère en mal de maternité. En filigrane transparaît l'interrogation de l'auteur sur la signification du retour au moment où la majorité des jeunes aspirent au départ.
Qui ne connaît ta ville la Porte du Vent, passage obligé pour tous les égarés, les paumés ? Ouverte aux vents marins, aux vents de pluie, aujourd'hui fermée à l'avenir. Accueillante aux brises, elle l'était jadis également aux hommes. Au voyageur arrivé par l'Ouest, elle offrait en prélude un lacis de ruelles étourdissantes ; en titubant, le nouveau venu se mettait sous la protection de son marabout ; il pouvait se désaltérer à la fontaine de la cour intérieure de sa vieille mosquée et y reprendre son souffle. Neuf siècles inscrits dans la chaux et la pierre. Tant d'étrangers sont entrés par là, qui ne sont plus jamais repartis. " Du regard croisé de deux femmes à la fois différentes et très proches, l'une, Selma, rivée à sa ville, à l'emprise de laquelle elle rêve d'échapper, l'autre, Hélène, revenue recoller les " morceaux de sa vie " dans son pays natal dévasté par une guerre sournoise, et d'un narrateur qui prend leur relais pour s'adresser à elles, émerge l'histoire de Bab-Errih - dont on ne saura jamais si elle réelle et transfigurée ou lieu métaphorique - et des destins chaotiques de ceux qui la peuplent...