L'islamisme ou islam politique ne cesse depuis de longues années de susciter controverses et polémiques intarissables, en particulier dans le contexte français. Les attentats terroristes commis au nom de l'islam à partir de 2015 ont rendu confus ce qui a trait au fait islamique. La visibilité des signes d'appartenance à l'islam dans l'espace public est ainsi souvent assimilée à la pointe avancée de l'islamisme, qui, lui-même, peut également être associé au djihadisme, soit l'activisme meurtrier. C'est pourquoi une sociologie critique est nécessaire, car elle offre la possibilité d'identifier avec rigueur l'idéologie islamiste, ses particularités, le profil de ses théoriciens les plus célèbres, ainsi que la diversité des modes discursifs et d'action déployés par les militants, entre autres dans le contexte majoritairement musulman, mais pas seulement.
Nombre de pages
216
Date de parution
14/10/2020
Poids
260g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343212630
Titre
L'islamisme décrypté
Auteur
Séniguer Haouès
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
260
Date de parution
20201014
Nombre de pages
216,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Cet ouvrage vise à donner au lecteur francophone qui s'intéresse au monde arabe et musulman contemporain des éléments de compréhension globale de l'islamisme. Ne cherchant pas à coller à l'actualité, il se concentre sur l'histoire des idées et des textes qui ont servi de ressources au courant islamiste depuis le milieu du XXe siècle. Cette idéologie n'est accessible et intelligible qu'à la seule condition d'en retracer, de façon aussi critique que rigoureuse, la genèse.
Le capitalisme est un rouleau compresseur. Rien ne semble pouvoir l'arrêter ni même lui résister, y compris depuis les lieux saints de la religion musulmane en Arabie saoudite.
L'ouvrage analyse les ambivalences de la gestion étatique du fait musulman et l'extension d'une espèce d'idéologie du soupçon. Celle-ci est portée par des acteurs étatiques, acteurs associatifs et quelques chercheurs, non forcément coordonnés entre eux, à l'égard de certaines manifestations du fait musulman jugées douteuses, au regard d'une certaine conception moralisatrice et autoritariste de la République et de la laïcité.
Loin d'être figées, le Maroc, l'Algérie et la Tunisie sont des sociétés marquées par une profonde vitalité sociale, culturelle et intellectuelle, des aspirations à la liberté et à la justice sociale constantes, en dépit des nombreuses vicissitudes et incertitudes politico-économiques qui les affectent. Cet ouvrage ne cherche pas à embrasser l'ensemble des dynamiques à l'oeuvre dans ces trois pays majeurs du Maghreb, mais essaie, plus modestement, de mettre au jour les jeux de pouvoir, civils, politiques, sécuritaires et économiques, qui s'y donnent à voir, en en soulignant le caractère relationnel et ambivalent.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...