Les illusions meurtrières. Ethnonationalisme et fondamentalisme religieux
Senarclens Pierre de
L'HARMATTAN
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EAN :9782343084404
Les conceptions politiques qui avaient dominé l'époque de la guerre froide ont perdu de leur audience planétaire, laissant la voie libre à l'emprise grandissante de valeurs hétérogènes d'inspiration ethnique et religieuse. Dans ce nouvel environnement, l'héritage rationaliste des Lumières ? celui qui avait inspiré la Charte des Nations unies et la légitimité des Etats modernes ? est sur la défensive. Les passions identitaires prennent le pas sur la raison. Dieu s'arroge à nouveau le droit d'intervenir dans les affaires publiques par le biais de ses représentants autoproclamés. Les sectarismes politico-religieux sont une source inépuisable de guerres civiles, de terrorisme et parfois même de génocides. L'échec ou la fragilité des Etats est en cause, aussi bien que la défaillance des institutions internationales, mais on ne peut comprendre ces nouvelles demandes de souveraineté sans passer par l'interprétation de leurs dimensions émotionnelles. A cette fin, on doit reconnaître l'apport de la psychosociologie d'inspiration psychanalytique.
Nombre de pages
244
Date de parution
09/02/2016
Poids
305g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343084404
Titre
Les illusions meurtrières. Ethnonationalisme et fondamentalisme religieux
Auteur
Senarclens Pierre de
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
305
Date de parution
20160209
Nombre de pages
244,00 €
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Ce livre est une histoire des origines de la guerre froide, 'conflit qui a marqué pendant plus de quarante ans le cours de la politique mondiale. En se fondant sur des archives encore inédites, l'auteur explique l'enchaînement des événements tragiques qui ont conduit à la division de l'Europe après la seconde guerre mondiale. Il fait revivre les espoirs, les hésitations et désillusions de Roosevelt au lendemain de la conférence de Yalta, les efforts de Churchill pour résister à l'expansionnisme soviétique en Pologne et dans les Balkans, les méthodes utilisées par Staline pour bloquer les négociations de paix et pour étendre son empire. Il analyse aussi la riposte stratégique américaine, la naissance du plan Marshall, la reconstruction de l'Allemagne, les initiatives de la Grande-Bretagne et de la France pour défendre l'Europe et préserver leur puissance impériale.
Au cours des années quatre-vingt, l'humanitaire a envahi le champ de la politique internationale. Les opérations de maintien de la paix de l'ONU et les engagements militaires des grandes puissances dans les Balkans ou en Afrique ont été de plus en plus étroitement associés aux secours humanitaires. Le flot des réfugiés et des personnes déplacées a augmenté de manière dramatique, au point d'affecter plusieurs dizaines de millions d'individus. Une part croissante des aides publiques au développement est consacrée à l'assistance humanitaire et le nombre des ONG agissant dans ce domaine a beaucoup augmenté. Les gouvernements occidentaux ont répondu par des activités caritatives aux crises qui, par le passé, auraient été appréhendées en termes de stratégie ou de développement économique. La définition de l'humanitaire a fait l'objet de nouveaux débats éthiques et politiques, notamment parce que les gouvernements l'ont utilisé comme leurre d'opinion, soutenant des actions de secours dont les effets politiques pouvaient s'avérer contestables. L'humanitaire s'impose au carrefour des principaux enjeux et contradictions de la mondialisation. L'expansion planétaire des entreprises transnationales et des flux financiers, associée aux bouleversements des modes de production et à une croissance sans précédent des réseaux d'échange et de communication entre pays, est inséparable de clivages économiques grandissant entre groupes sociaux et entre régions du monde. Les tragédies humanitaires traduisent, à des degrés divers, une déficience des mécanismes de régulation internationale.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...