Au cours des années quatre-vingt, l'humanitaire a envahi le champ de la politique internationale. Les opérations de maintien de la paix de l'ONU et les engagements militaires des grandes puissances dans les Balkans ou en Afrique ont été de plus en plus étroitement associés aux secours humanitaires. Le flot des réfugiés et des personnes déplacées a augmenté de manière dramatique, au point d'affecter plusieurs dizaines de millions d'individus. Une part croissante des aides publiques au développement est consacrée à l'assistance humanitaire et le nombre des ONG agissant dans ce domaine a beaucoup augmenté. Les gouvernements occidentaux ont répondu par des activités caritatives aux crises qui, par le passé, auraient été appréhendées en termes de stratégie ou de développement économique. La définition de l'humanitaire a fait l'objet de nouveaux débats éthiques et politiques, notamment parce que les gouvernements l'ont utilisé comme leurre d'opinion, soutenant des actions de secours dont les effets politiques pouvaient s'avérer contestables. L'humanitaire s'impose au carrefour des principaux enjeux et contradictions de la mondialisation. L'expansion planétaire des entreprises transnationales et des flux financiers, associée aux bouleversements des modes de production et à une croissance sans précédent des réseaux d'échange et de communication entre pays, est inséparable de clivages économiques grandissant entre groupes sociaux et entre régions du monde. Les tragédies humanitaires traduisent, à des degrés divers, une déficience des mécanismes de régulation internationale.
Nombre de pages
146
Date de parution
03/09/1999
Poids
180g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782724607727
Titre
L'humanitaire en catastrophe
Auteur
Senarclens Pierre de
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
115
Poids
180
Date de parution
19990903
Nombre de pages
146,00 €
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Résumé : Les conceptions politiques qui avaient dominé l'époque de la guerre froide ont perdu de leur audience planétaire, laissant la voie libre à l'emprise grandissante de valeurs hétérogènes d'inspiration ethnique et religieuse. Dans ce nouvel environnement, l'héritage rationaliste des Lumières ? celui qui avait inspiré la Charte des Nations unies et la légitimité des Etats modernes ? est sur la défensive. Les passions identitaires prennent le pas sur la raison. Dieu s'arroge à nouveau le droit d'intervenir dans les affaires publiques par le biais de ses représentants autoproclamés. Les sectarismes politico-religieux sont une source inépuisable de guerres civiles, de terrorisme et parfois même de génocides. L'échec ou la fragilité des Etats est en cause, aussi bien que la défaillance des institutions internationales, mais on ne peut comprendre ces nouvelles demandes de souveraineté sans passer par l'interprétation de leurs dimensions émotionnelles. A cette fin, on doit reconnaître l'apport de la psychosociologie d'inspiration psychanalytique.
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Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.