Le cinéma des midinettes. Cinémonde, ses "potineuses" et ses "potineurs" (1946-1967)
Sellier Geneviève
PU MIDI
25,00 €
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EAN :9782810712335
Entre 1946 et 1967, la rubrique hebdomadaire de courriers des lecteurs du magazine Cinémonde est le lieu d'expression d'un lectorat jeune, populaire et majoritairement féminin qui utilise le cinéma pour discuter de ses goûts et de ses aspirations. Le cinéma en France après la Libération devient le loisir favori de la jeunesse populaire, et les magazines spécialisés, comme Cinémonde, le plus diffusé d'entre eux, proposent un courrier des lecteurs et lectrices qui, au-delà de sa fonction de fidélisation, construit au cours des années 1950 une communauté de fans cimentée par le goût des acteurs et actrices et l'amour des films comme leçons de vie. Cet ouvrage propose une exploration sur 20 ans de la rubrique hebdomadaire de Cinémonde, intitulée " Potinons ", son évolution au cours de ces deux décennies, sa composition sociologique et genrée, le parcours de quelques " potineuses " et " potineurs ", une analyse des préférences cinéphiliques des courriéristes, très majoritairement féminines, et la réception de quelques films français et hollywoodiens des années 1950 qui ont fait date pour ce public jeune et populaire, et enfin la rencontre avec la Nouvelle Vague au tournant des années 1960. Cette rubrique se révèle en particulier une source sans équivalent pour documenter des formes de cinéphilie féminine et leurs spécificités par rapport à la cinéphilie dominante, quasi exclusivement masculine à l'époque.
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Nombre de pages
266
Date de parution
28/02/2023
Poids
320g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782810712335
Titre
Le cinéma des midinettes. Cinémonde, ses "potineuses" et ses "potineurs" (1946-1967)
Auteur
Sellier Geneviève
Editeur
PU MIDI
Largeur
137
Poids
320
Date de parution
20230228
Nombre de pages
266,00 €
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Sellier Geneviève ; Chollet Mona ; Lacurie Occitan
Au tournant des années 1960, la Nouvelle Vague inaugure une nouvelle façon de faire du cinéma : libération de la mise en scène, réalisme des dialogues, attention portée au montage... Ce mouvement se distingue en outre par sa critique politique de la société de consommation et des normes morales bourgeoises. La critique a toutefois une limite, et de taille : elle évacue presque complètement les aspirations des femmes, nouvelles actrices de la culture de masse. Les créateurs sont majoritairement des figures masculines, et les représentations qu'ils véhiculent empreintes de stéréotypes, quand elles ne tendent pas à invisibiliser les femmes ou, pire, à associer leur émancipation à une régression politique. C'est donc avec une vision monolithique et glorifiante de la Nouvelle Vague que Geneviève Sellier nous invite à rompre. Décentrant la figure de l'auteur, articulant l'analyse des films avec leur contexte de production et de réception, elle nous raconte les transformations des rapports de sexe, et la lutte toujours en cours des femmes pour asseoir leur légitimité en tant que créatrices à part entière.
Les Enfants du paradis est sans doute le film français le plus célèbre. Sa légende a longtemps empêché qu?on l?analyse dans le contexte de son époque : réalisé aux heures les plus sombres de l?Occupation, ce film en deux époques est à la fois un éloge exalté de la richesse des arts de la scène dans la France du XIXe siècle, tous genres confondus, la peinture d?un univers fantasmatique très personnel imaginé conjointement par Jacques Prévert et Marcel Carné, un hommage éblouissant aux plus grands acteurs de l?époque : Arletty, Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur, Pierre Renoir, Maria Casarès, et enfin l?expression d?une résistance morale contre l?Occupant. Geneviève Sellier est Professeure en études cinématographiques à l?Université Michel de Montaigne Bordeaux 3. Elle a publié Jean Grémillon, le cinéma est à vous (Klincsieck) ; La Nouvelle Vague, un cinéma au masculin singulier (CNRS éditions) ; et avec Noël Burch, La Drôle de guerre des sexes du cinéma français 1930-1956 (Armand Colin) et Le cinéma au prisme des rapports de sexe (Vrin). Elle est membre de l?Institut Universitaire de France.
La Nouvelle Vague du tournant des années 1960 (Chabrol, Truffaut, Godard et les autres) est devenue le modèle de l'art au cinéma, associant la subjectivité du créateur, sa maîtrise sans partage de l'oeuvre et la transgression des normes aussi bien culturelles que morales. Paradoxe apparent, ce cinéma est resté à l'écart des contestations politiques, tout en étant auréolé d'une étiquette de gauche. Mais, à l'époque où il naît, ce nouveau cinéma est d'abord apprécié pour l'authenticité des images de la jeunesse et des rapports amoureux qu'il propose. Dès 1957 s'impose la première star médiatique, B.B, qui exprime le désir d'émancipation sexuelle des filles, question particulièrement brûlante dans un pays qui continue à interdire tout débat sur la contraception et l'avortement. Pourtant, le fait que ces jeunes cinéastes soient quasiment tous des hommes, va peu à peu déplacer l'enjeu de ce renouveau vers une revendication d'autonomie artistique qui évacue les questions de société pour privilégier l'expression de la subjectivité et le culte de la nouveauté formelle. De jeunes acteurs masculins jouent le rôle d'alter ego des cinéastes (Belmondo, Trintignant, Brialy), cependant que les figures féminines incarnent un mélange d'archaïsme et de modernité. Jeanne Moreau, amoureuse éperdue ou femme fatale, la seule vraie star de la Nouvelle Vague, fait face à Brigitte Bardot, icône ambivalente de la culture de masse. Les tentatives isolées de Marguerite Duras et Agnès Varda, pour passionnantes qu'elles soient, n'ont pas suffi à inverser la tendance lourde de ce cinéma d'auteur masculin, dont notre cinéma contemporain est largement héritier. Biographie de l'auteur Geneviève Sellier, agrégée de lettres modernes, professeure à l'université de Caen, a publié notamment Jean Grémillon, le cinéma est à vous (Klincksieck, 1989), Les Enfants du paradis, étude critique (Nathan, 1992) et avec Noël Burch, La Drôle de guerre des sexes du cinéma français 1930-1956 -Nathan, 1996).
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.