Au milieu de 1943, l'Allemagne nazie entre dans une crise dont elle sortira vaincue. Pour faire face au manque de main-d'oeuvre des entreprises d'armement, le régime décide de mettre à leur disposition les détenus des camps de concentration. Parallèlement aux camps d'extermination, où se poursuit le génocide des Juifs et des Tziganes, de nombreux "Kommandos" extérieurs sont créés autour des grands camps, et les arrestations se multiplient en Allemagne et dans les pays occupés pour y envoyer une main-d'oeuvre forcée. L'un de ces camps le plus tristement célèbre est celui de Dora, dans le centre de l'Allemagne, à l'origine simple Kommando dépendant de Buchenwald. Ses détenus y fabriquent dans la grande usine souterraine du "Tunnel de Dora" qu'ils ont eux-mêmes aménagée, les fusées V2, l'arme secrète mise au point par les savants allemands au service des nazis (dont Wernher von Braun) pour tenter de renverser le cours de la guerre. C'est l'histoire, dramatique, du camp de Dora, de l'usine du Tunnel et des chantiers souterrains qu'André Sellier retrace dans ce livre. Lui-même ancien déporté à Dora, il a utilisé toutes les ressources de son expérience d'historien pour retracer comme cela n'avait jamais été fait auparavant l'histoire complète et détaillée de l'un des plus grands camps de concentration nazis. Il a mobilisé l'ensemble des documents disponibles, mais aussi les témoignages inédits de plusieurs dizaines de ses camarades. Il montre l'horreur quotidienne de la vie à Dora, les morts par centaines, les souffrances indicibles. Mais aussi les complicités et les rivalités de tous les clans qui agissent dans l'ombre de Hitler. et déterminent le destin des détenus: la SS de Himmler et de Kammler, la Wehrmacht de Keitel et de Dornberger, les technocrates de l'entourage de Speer, von Braun et les savants de Peenemünde. En avril 1945, quand les Américains arrivent à Dora, ils trouvent des malades survivants au milieu des cadavres. Des "évacuations" meurtrières ont entraîné la mort de Milliers de détenus, par convois ferroviaires ou à pied dans des marches de la mort. C'est sur le tableau détaillé de cette phase ultime, mal connue, de l'histoire du système concentrationnaire que se termine cet ouvrage magistral.
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Nombre de pages
540
Date de parution
12/05/2010
Poids
492g
Largeur
126mm
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EAN
9782707164452
Titre
Histoire du camp de Dora
Auteur
Sellier André ; Arkwright Edward
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
126
Poids
492
Date de parution
20100512
Nombre de pages
540,00 €
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Alors que l'Union européenne s'est élargie, l'affirmation des identités nationales ne faiblit pas. En réalité, c'est la substance même de l'histoire de l'Europe qui continue de se manifester. elle a toujours résulté de tensions et de compromis entre des constructions politiques ambitieuses (à commencer par l'empire de Charlemagne...) et l'irréductible diversité culturelle des populations concernées.
Résumé : Les difficultés auxquelles se heurte l'Ukraine nous le rappellent : le destin des vingt peuples composant l'Europe centrale reste enraciné dans un passé complexe et chahuté. Une mise en perspective historique claire s'impose. C'est ce que propose cette sixième édition de l'Atlas des peuples d'Europe centrale, qui associe au récit de l'histoire millénaire de chaque peuple les cartes indispensables à la visualisation et à la lecture des évènements.
Des vertus, on ne parle plus guère. Cela ne signifie pas que nous n'en ayons plus besoin, ni ne nous autorise à y renoncer. Il ne s'agit pas de donner des leçons de morale, mais d'aider chacun à devenir son propre maître, comme il convient, et son unique juge. Dans quel but ? Pour être plus humain, plus fort, plus doux. Vertu c'est puissance, c'est excellence, c'est exigence. Les vertus sont nos valeurs morales, mais incarnées, autant que nous le pouvons, mais vécues, mais en acte : toujours singulières, comme chacun d'entre nous, toujours plurielles, comme les faiblesses qu'elles combattent ou redressent. Il n'y a pas de Bien en soi : le bien n'existe pas, il est à faire et c'est ce qu'on appelle les vertus. Ce sont elles que je me suis données ici pour objet : ces vertus qui nous manquent (mais point totalement : comment pourrions-nous autrement les penser ? ), et qui nous éclairent" . A. C. -S. De la Politesse à l'Amour, en passant par le Courage et la Tolérance, dix-huit chapitres sur les vertus, celles qui nous manquent et celles qui nous enrichissent.
De la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.
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L'extrême droite est aux portes du pouvoir et le patronat français, loin de s'opposer à cette issue, se prépare à collaborer avec elle. Enquête inédite sur ces complicités idéologiques et financières et comment certains milieux d'affaires - des hautes sphères du CAC40 aux simples PME - oeuvrent, ou se résolvent avec enthousiasme, à l'ascension d'un pouvoir toujours plus autoritaire et ultralibéral. Une partie des élites économiques françaises tisse depuis quelques années des liens avec l'extrême droite, jusqu'à s'y rallier parfois ouvertement. Depuis la dissolution de l'Assemblée en juin 2024, ce mouvement s'accélère : des chefs d'entreprise, grands et petits, renoncent au " barrage républicain " et se préparent à collaborer avec le RN et ses alliés. Laurent Mauduit lève le voile sur ces complicités qui, discrètes hier encore, sont aujourd'hui de plus en plus souvent assumées. Rencontres en coulisse, alliances d'intérêts, fascination pour le capitalisme autoritaire et libertarien promu par Trump, Musk ou Milei... L'auteur décrypte cette dynamique inquiétante où les milieux d'affaires trouvent dans l'extrême droite une opportunité pour imposer leur agenda. Si les positions de Bernard Arnault, Charles Beigbeder, Vincent Bolloré ou Pierre-Edouard Stérin, sont désormais publiques, nombre d'autres patrons, plus discrets, mus par des intérêts purement mercantiles, leur emboîtent le pas et participent aujourd'hui activement à la montée d'un projet politique raciste et liberticide. Dans cette enquête inédite, Laurent Mauduit nous entraîne des salons feutrés de l'Ouest parisien, où évoluent les grands patrons, jusqu'aux PME de province, dévoilant un processus en cours qui fait écho aux heures les plus sombres de notre histoire. Comment ne pas penser, comme le montre l'auteur, aux années 1930, lorsque le patronat, déjà, jouait un rôle majeur dans l'accession au pouvoir des régimes fascistes et nazi ? Aujourd'hui, alors que le capitalisme traverse une crise prolongée, les milieux d'affaires sont à nouveau des acteurs pleinement engagés dans la montée de l'extrême droite.
Fanon Frantz ; Sartre Jean-Paul ; Cherki Alice ; H
Publié en 1961, à une époque où la violence coloniale se déchaîne avec la guerre d'Algérie, saisi à de nombreuses reprises lors de sa parution aux Éditions François Maspero, le livre Les Damnés de la terre, préfacé par Jean-Paul Sartre, a connu un destin exceptionnel. Il a servi ? et sert encore aujourd'hui ? d'inspiration et de référence à des générations de militants anticolonialistes. Son analyse du traumatisme du colonisé dans le cadre du système colonial et son projet utopique d'un tiers monde révolutionnaire porteur d'un " homme neuf " restent un grand classique du tiers-mondisme, l'?uvre capitale et le testament politique de Frantz Fanon.Dans cette édition, la préface d'Alice Cherki, psychiatre et psychanalyste, auteur du Portrait de Frantz Fanon (Le Seuil, 2000), et la postface de Mohammed Harbi, combattant de la première heure pour la libération de son pays et historien de l'Algérie contemporaine, auteur de Une vie debout. Mémoires politiques 1945-1962 (La Découverte, 2001), restituent l'importance de la pensée de Frantz Fanon.Table des matières : Préface à l'édition de 2002, par Alice CherkiPréface à l'édition de 1961, par Jean-Paul Sartre1. De la violenceDe la violence dans le contexte international2. Grandeur et faiblesses de la spontanéité3. Mésaventures de la conscience nationale4. Sur la culture nationaleFondements réciproques de la culture nationale et des luttes de libération5. Guerre coloniale et troubles mentauxSérie ASérie BSérie CSérie DDe l'impulsivité criminelle du Nord-Africain à la guerre de Libération nationaleConclusionPostface à l'édition de 2002, par Mohammed Harbi.