Au cours de son séjour à la Villa Medicis, l'écrivain Ryoko Sekiguchi a rencontré un mystérieux K. W. adepte de séances de spiritisme. Cuisinière émérite, Ryoko lui propose aussitôt d'inviter les fantômes à dîner. Avec le photographe Felipe Ribon, amateur de bonne cuisine, elle se lance dans la conception de repas pour les fantômes. Commence alors une aventure culinaire et spirituelle dont ce livre est le récit. L'une par les mets et les mots, l'autre par les images, ils conçoivent ce traité sur l'art de la table, l'art d'inviter et de recevoir les fantômes. Un art qui réclame beaucoup d'attention et de délicatesse. Car les défunts entreprennent un long voyage pour revenir et il faut les accueillir avec respect. Il s'agit donc tout d'abord de s'interroger sur ce qu'ils peuvent avoir envie de manger, puis de réaliser les plats et de créer un environnement favorable. Il faut ensuite inviter le fantôme pour qui le dîner est destiné, en espérant qu'il viendra et qu'il appréciera les odeurs, les couleurs, les textures de ce qui lui est offert. Tout cela est consigné par Ryoko, non sans humour, sous forme de notes, de recettes, de préceptes, de souvenirs personnels et de récits de traditions japonaises. Concocter des bons petits plats est une façon généreuse d'entrer en communication avec ceux qu'on a aimé. C'est une façon conviviale de leur témoigner notre amour. Les invoquer pour les rendre présents à nous-même, les laisser vivre encore en nous. Qui ne pense à sa mère, à sa grand-mère quand l'odeur chaleureuse du plat enfourné s'échappe de la cuisine ? Si ce traité roboratif de savoir vivre avec nos défunts nous invite à réfléchir à la place que nous leur faisont dans notre civilisation, il dit aussi toute la simplicité jubilatoire de faire la cuisine et d'être entièrement dévoué au plaisir des autres. Les photographies de Felipe Ribon mettent en scène cette fantasmagorie littéraire et restituent le mystère de cette présence/absence.
Nombre de pages
192
Date de parution
18/03/2016
Poids
295g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782917217757
Titre
Dîner Fantasma
Auteur
Sekiguchi Ryoko ; Ribon Felipe ; Abdessemed Adel
Editeur
MANUELLA
Largeur
150
Poids
295
Date de parution
20160318
Nombre de pages
192,00 €
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Nagori, littéralement "l'empreinte des vagues", signifie en japonais la nostalgie de la séparation, et en particulier, la nostalgie de la saison qu'on ne laisse partir qu'à regret. Le goût de Nagori annonce déjà le départ imminent de tel fruit, tel légume, jusqu'aux retrouvailles l'année suivante, si l'on est encore en vie. Cet étonnant et savoureux petit livre nous propose de faire la découverte de l'art poétique et culinaire japonais en méditant sur nos émotions qu'éveillent les saisons, et leur disparition. Sur l'empreinte fugitive des goûts et des saveurs dans le corps et la mémoire, les paysages, la littérature. Du Japon à Rome, en passant par la Villa Médicis où l'auteure était pensionnaire, le lecteur est ainsi invité à une traversée littéraire, culinaire, politique, et à la rencontre de grands chefs cuisiniers, de plats et de produits délicieux.
Un nouveau péril menace la cité de Démétrios. Cette fois, c'est une épidémie qui menace de décimer Tritona ! Alors que ses concitoyens sont au plus mal, Démétrios est sommé une fois de plus par le patriarche de trouver une idée qui sauvera les siens. Sport, manga, théâtre, musique : au gré de ses allers-retours avec l'époque contemporaine, le jeune peintre sur céramiques a déjà prouvé les vertus de l'expression de soi sous bien des formes. Saura-t-il relever cet ultime défi alors qu'il atterrit dans un Japon en pleine pandémie de Covid ? Et si un autre voyageur temporel lui apportait un concours inespéré ...
Si je vous dis que le curry, avec les tempuras, les sushis et les râmen, est l'un des plats représentatifs du Japon, vous ne me croirez peut-être pas immédiatement. Pourtant, un Japonais mange du "karê raisu" (curry and rice) en moyenne 73 fois par an. A la maison comme dans les restaurants, le style du curry développé par les Japonais est si singulier qu'il existe même une plaisanterie à ce sujet ? : un Indien en visite au Japon, après avoir goûté au curry japonais, s'exclame ? : 'C'est délicieux ? ! Comment ce plat s'appelle-t-il ?? '" Ryoko Sekiguchi "Dans la cuisine de la Maison du Voyageur à Cancale, nous avons tâtonné, avancé au nez dans un tunnel d'échantillons des parfums de currys japonais rapportés par Ryoko pour trouver la quintessence de cette composition, afin ensuite d'être en mesure de la réaliser. Après de nombreux essais, nous avons, ensemble, choisi d'y ajouter de la laitue de mer des côtes bretonnes. Cette algue apporte une douceur iodée qui accentue l'umami (du curry déjà présent grâce au hatcho miso". Mathilde Roellinger
Si un poète écrit sur une catastrophe à la veille d'un événement désastreux, ce n'est pas un hasard. Si le récit d'une catastrophe débute immanquablement par la veille, ce n'est pas un hasard. Chronique tenue du 10 mars au 30 avril 2011, sur la superposition des images, la mémoire des villes, le hasard, la temporalité de la description et les noms propres qui surgissent, fantomatiques, lors d'une catastrophe.
Arrimé au sol par ses racines, le monde végétal semble constituer au sein du vivant le règne de l'immobilité. Pourtant, les plantes aussi se déplacent. Textes scientifiques et critiques, entretiens, poèmes, enquêtes et photographies entrent ici en conversation pour interroger les modalités de leurs migrations, en dehors des rejets que provoquent parfois les plantes dites « invasives », miroirs de nos peurs et de nos saccages. Suivre le végétal dans ses voyages invite à conjuguer l'émerveillement face à l'inventivité et la puissance de résistance des plantes migrantes et le trouble induit par les ambiguïtés (post-)coloniales de la transplantation des vivants. Les plantes vagabondes ouvrent encore notre attention aux friches et aux bords de routes : elles appellent une approche paysagère des brassages planétaires et suscitent des pratiques indisciplinées de la recherche, du jardinage et des arts. Appréhender les plantes par la migration, c'est alors embarquer dans l'histoire plus vaste des transmigrations terrestres, pour rappeler que la migration est la condition partagée des vivants et une force créatrice de milieux et de mondes. Les manières que nous avons d'appréhender ces mouvements végétaux font éclater au grand jour des enjeux esthétiques, éthiques et politiques, articulés autour de quatre axes : modalités, indisciplines végétales, ambiguïtés coloniales et postcoloniales et enfin sympoïèses (concept provenant de la biologie, faisant référence aux systèmes qui coopèrent avec d'autres systèmes). Avec les contributions de : Frédérique Aït-Touati, Judith Bastie, Bastien Beaufort, Jean-Marc Besse, Sacha Bourgeois-Gironde, Gilles Clément, Emanuele Coccia, Francesca Cozzolino, Eugénie Denarnaud, Matthieu Duperrex, Isaline Dupond Jacquemart, Claire Dutrait, Marine Fauché, Ralph Samuel Grossmann, Jamie Herd, Sophie Krier, Marielle Macé, Marine Mane, Liliana Motta, Arnaud Orain, Jeanne Peylet-Frisch, Isabelle Rabault-Mazières, Bénédicte Ramade, Marianne Roussier du Lac, Momoko Seto, Zoë Skoulding, Jacques Tassin, Thierry Thévenin, Clément Verger
Née en 1927 au Havre, Colette Brunschwig vit et travaille à Paris. Formée après-guerre à l'Académie Julian, puis, entre 1946 et 1949, chez Jean Sourbevie et André Lhote dont les ateliers sont intégrés à l'École des Beaux-Arts de Paris, Colette Brunschwig présente sa première exposition personnelle en 1952 à la galerie Colette Allendy. Elle y exposera régulièrement, jusqu'à la fin des années 1950, peintures et gouaches, alliant recherches formelles du trait, de la compression et de l'expansion de la matière picturale et de l'encre, et motifs abstraits, exploration d'un espace-surface dynamique, qui la rapproche des artistes de sa génération de l'École de Paris, mais dont, pourtant, elle se singularise.En dialogue direct ou indirect avec Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Arpad Szenes, André Marfaing, Yves Klein, Ung-No Lee, Pierrette Bloch, Marcelle Cahn, entre autres, proche également du philosophe Emmanuel Levinas, Colette Brunschwig s'inscrit très vite sur la scène artistique et intellectuelle française des années 1950-1960, et au-delà. Si Colette Brunschwig compte jusqu'à aujourd'hui de nombreuses expositions personnelles en galeries (Nane Stern dans les années 1970, galerie Clivages dans les années 1980-1990, etc.) et dans des lieux d'art en France et à l'étranger, si ses ?uvres sur papier et acryliques sont entrées dans les collections publiques (Musée d'art moderne de la Ville de Paris, FNAC), aucune monographie n'est venue, à ce jour, rendre compte de la richesse formelle de cette ?uvre singulière (et reconnue par la critique), qui pose la question de la dissolution de l'image et d'un possible recommencement.