Sénégal, émergence d'une démocratie moderne (1945-2005). Un itinéraire politique
Seck Assane ; Samb Djibril
KARTHALA
28,01 €
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EAN :9782845865051
Universitaire et homme d'État, Assane Seck reconstitue ici l'itinéraire politique d'un témoin exemplaire de la marche vers l'indépendance et des premières décennies de la nation sénégalaise. Soucieux de rappeler les luttes menées par sa génération mais surtout d'éclairer les chemins de la jeunesse, l'auteur s'exprime d'abord en militant dont le destin national s'est forgé dans les luttes qui ont animé, avant et depuis l'indépendance, la vie politique agitée de sa Casamance natale. C'est sans doute aux pages consacrées à cette région, à ses problèmes et aux acteurs de son devenir que les lecteurs attacheront l'attention la plus immédiate, redécouvrant, grâce à la hauteur de vues et à la sérénité du propos, les sources d'un conflit fondamentalement culturel et les voies de son apaisement. Mais ces "Mémoires" constituent aussi une chronique de l'engagement et des combats de la génération politique qui a immédiatement suivi et parfois bousculé celle de Lamine Gueye et Léopold Sédar Senghor, et de sa participation à la construction de l'État et à l'émergence d'une société civile vivante, exigeante, où femmes et jeunes tiennent une place croissante. Discret - trop discret diront beaucoup - sur son rôle personnel à la tête de grands ministères comme la Culture, l'Éducation nationale, les Affaires étrangères ou l'Équipement, l'ancien ministre d'État redevenant universitaire livre, en pédagogue accompli, un ouvrage dépouillé,d'une lecture accessible à tous, où la simplicité du ton le dispute à l'authenticité du témoignage: c'est dire qu'il s'agit bien d'une contribution essentielle à l'histoire de la construction politique et sociale du Sénégal contemporain.
Nombre de pages
360
Date de parution
02/06/2005
Poids
660g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845865051
Auteur
Seck Assane ; Samb Djibril
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20050602
Nombre de pages
360,00 €
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Mody Niang consacre son cinquième ouvrage aux quarante ans d'Abdou Diouf " au coeur de l'Etat socialiste ". Il suit pas à pas la " Longue Marche " qui a conduit le natif de Louga, de la fonction de gouverneur de région, à l'âge de 25 ans, à celle de président de la République, le Zef janvier 1981. Ce sont ses dix-neuf années de pouvoir que l'auteur passe minutieusement en revue, en faisant la part entre ce qu'il appelle l'envers et l'endroit de cette longue présidence. Abdou Diouf a incontestablement bonifié l'héritage qu'il a reçu de son prédécesseur, en renforçant notamment, de façon notable, la démocratie au Sénégal. Il a aussi su faire montre d'esprit de dépassement et de concession lors des nombreuses crises auxquelles son gouvernement était confronté. De l'avis de certains observateurs, il était un homme d'Etat qui entretenait des rapports très discrets avec l'argent. Malheureusement, il traînait aussi un grand défaut pour un chef d'Etat : son penchant à faire totalement confiance à un second qui exerçait pratiquement la réalité du pouvoir, et presque sans contrôle de sa part. Il en est résulté parfois des dérives, des actes caractéristiques de mauvaise gestion qui ont expliqué pour l'essentiel, avec l'usure du temps et la demande sociale non satisfaite, sa défaite cuisante du 19 avril 2000. Comme ses prédécesseurs, ce cinquième livre de Mody Niang bien documenté et agréable à lire, est écrit avec beaucoup de rigueur dans l'analyse.
La diplomatie est l'art de gérer les relations avec les autres Etats. Elle est tributaire des orientations imposées par les conditions et/ou les circonstances politiques, économiques, sociales et technologiques de chaque pays, à chaque étape de son évolution, pour la sauvegarde et la défense par des moyens pacifiques, des intérêts de celui-ci, sur la scène internationale. Aujourd'hui la diplomatie est devenue sans doute plus complexe et plus exigeante. Elle n'en est que plus passionnante. Beaucoup de roses jalonnent le "vaste champ diplomatique" sénégalais depuis l'indépendance. Cela est exaltant et encourageant pour les diplomates. Il s'agira pour chacun de creuser passionnément, avec les outils à sa disposition, un sillon à labourer, afin de "peser avec sérénité dans le grenier collectif le produit de sa récolte". C'est dans cet esprit que cet ouvrage a été écrit. A travers cet essai, Ibrahima Sène propose sa propre réflexion sur le travail accompli par Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf, et Abdoulaye Wade, dans l'arène internationale, au cours du dernier demi-siècle. Le défi est d'observer et d'analyser avec intérêt, et de proposer au lecteur avec humilité et sans langue de bois, un bout de lorgnette sur la façon dont ils ont conduit et géré les relations extérieures du pays, dans un monde de plus en plus complexe et globalisé. "Ce livre original mérite d'être lu attentivement. Parce qu'il contient, dans une juste mesure, des informations qui, même en dehors du secret d'Etat, ne pouvaient, par devoir de réserve, être rendues publiques par des diplomates en fonction". Il mérite sûrement de figurer parmi les ouvrages de référence dignes d'intérêt.
Ce livre est fait de deux récits. Comme à deux voix, ils se répondent pour évoquer plus de vingt ans de vie en Afrique noire, de la fin des années trente jusqu'aux indépendances. Le premier a été écrit par Pierre Merlin, qui tout jeune, juste au sortir de l'École polytechnique et de l'École des Ponts et Chaussées, choisit de s'engager dans une carrière africaine, à une époque où le développement des territoires colonisés apparaissait aux plus clairvoyants comme un grand enjeu économique et humain. En retraçant sa carrière, Pierre Merlin s'attache plus particulièrement aux années consacrées à la création et à la direction d'un service de l'hydraulique pour les huit territoires de l'Afrique occidentale française, entreprise qui fut animée par la volonté d'apporter l'eau aux villes et aux villages de cet immense espace. Dans la deuxième partie on trouvera un court récit écrit par Odile Merlin, son épouse. Portée, elle aussi, par une vive attirance pour l'Afrique, elle adhéra pleinement au projet de son mari, acceptant de vivre plus de vingt ans au Sénégal, y compris dans des lieux au climat éprouvant, comme Kaolack dans la région du Sine Saloum, et malgré les tribulations de la guerre. Chronique d'une vie familiale riche et heureuse, jalonnée par la naissance de nombreux enfants, son texte introduit une évocation des paysages et des situations dont le style charmera le lecteur.
Sur le ponton de son imaginaire, Abdoulaye Seck fait valser tout ce qui fait la dualité de l'existence : la vie/la mort ; le beau/ le laid ; le silence/le bruit ; la lumière/l'obscurité, etc. L'intensité à la fois légère et dramatique de ce monologue poétique est une invitation à la contemplation de notre paysage intérieur ; bel écrin d'écriture dans lequel on se meut en ouvrant les sens... Telles des bulles qui remontent à la surface, les vers évoqués sont fluides, spontanés, colorés, subtilement imagés, mais accessibles, chargés de souvenirs et traduisent l'envie de communiquer, de partager, de semer. L'on imagine sans peine le poète, blottissant son âme au creux d'une étoile pour faire jaillir ces mots universels, engorgés de soleil, de lune et tout autour, une nature sublimée par le regard d'une femme et les émotions de la condition humaine. Sous le charme de ces vers délicieux qui traduisent la montée d'une émotion et d'une sincérité profondes, laisse-toi te happer cher lecteur par un moment d'évasion bien structure, finement ciselé, où les mots incantatoires livrent un ballet à fleur de ciel." Mame Ngoné FAYE Poétesse et critique littéraire
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.