Abdou Diouf, 40 ans au coeur de l'état socialiste au Sénégal
Niang Mody ; Seck Assane
L'HARMATTAN
20,50 €
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EAN :9782296093836
Mody Niang consacre son cinquième ouvrage aux quarante ans d'Abdou Diouf " au coeur de l'Etat socialiste ". Il suit pas à pas la " Longue Marche " qui a conduit le natif de Louga, de la fonction de gouverneur de région, à l'âge de 25 ans, à celle de président de la République, le Zef janvier 1981. Ce sont ses dix-neuf années de pouvoir que l'auteur passe minutieusement en revue, en faisant la part entre ce qu'il appelle l'envers et l'endroit de cette longue présidence. Abdou Diouf a incontestablement bonifié l'héritage qu'il a reçu de son prédécesseur, en renforçant notamment, de façon notable, la démocratie au Sénégal. Il a aussi su faire montre d'esprit de dépassement et de concession lors des nombreuses crises auxquelles son gouvernement était confronté. De l'avis de certains observateurs, il était un homme d'Etat qui entretenait des rapports très discrets avec l'argent. Malheureusement, il traînait aussi un grand défaut pour un chef d'Etat : son penchant à faire totalement confiance à un second qui exerçait pratiquement la réalité du pouvoir, et presque sans contrôle de sa part. Il en est résulté parfois des dérives, des actes caractéristiques de mauvaise gestion qui ont expliqué pour l'essentiel, avec l'usure du temps et la demande sociale non satisfaite, sa défaite cuisante du 19 avril 2000. Comme ses prédécesseurs, ce cinquième livre de Mody Niang bien documenté et agréable à lire, est écrit avec beaucoup de rigueur dans l'analyse.
Nombre de pages
199
Date de parution
22/05/2009
Poids
215g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296093836
Titre
Abdou Diouf, 40 ans au coeur de l'état socialiste au Sénégal
Auteur
Niang Mody ; Seck Assane
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
215
Date de parution
20090522
Nombre de pages
199,00 €
Disponibilité
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La gouvernance des Wade à l'épreuve de l'oeil du "greffier de l'alternance" , livre 2, compile l'essentiel des contributions publiées pendant le second mandat du vieux président, période qui va de janvier 2007 à mars 2012. M. Niang a toujours regretté la fâcheuse habitude de ses compatriotes d'oublier vite et de passer facilement sur des événements souvent des plus importants pour son pays, le Sénégal. De tels événements ont marqué et fortement la gouvernance meurtrie des Wade pendant douze longues années et il s'est toujours fait le devoir, à travers ses contributions et ses livres, de les remonter en surface.
Cet ouvrage que nous propose Mody Niang intervient à un moment crucial où le peuple sénégalais, dans sa majorité absolue, s'interroge sur son présent et son avenir face à un homme, Me Abdoulaye Wade, qui inquiète de plus en plus par ses dérives, son jeu pervers des lois, sa gabegie et sa violence à l'endroit de l'opposition politique, des médias, des syndicats et des intellectuels. En somme, de tous ceux qui, à divers titres, s'opposent à ce qu'il est convenu d'appeler maintenant la mise en liquidation systématique du Sénégal. Qui est vraiment cet homme que les Sénégalaises et les Sénégalais ont porté à la présidence de la République le 19 mars 2000 pour incarner leur espérance collective ? Tel est l'objet de ce livre qui, à travers une biographie critique et richement documentée, montre comment s'est élaboré au fil du temps le "système Wade" à partir de la culture politique de la violence, des reniements, des achats de conscience et du développement de la transhumance. Ainsi, en six ans de mandature, le Sénégal est passé d'une tradition démocratique à une autocratie de terreur qui frappe de sanction pénale ou de violence physique but ouvreur de vérités. C'est cet homme qui s'apprête à recevoir à Paris le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix de l'Unesco.
Mody Niang pointe un doigt accusateur sur le président politicien Wade et les scandales qui jalonnent la gouvernance des Wade. Si le Sénégal vivait dans une démocratie avancée, avec une justice indépendante et des citoyens informés et conscients de leurs responsabilités, le président Wade serait, dans le meilleur des cas, destitué et, dans le pire, traduit devant la Haute Cour de justice pour haute trahison.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...