Emmanuel Lévinas (1906-1995) s'impose aujourd'hui comme l'un des plus grands philosophes français. Longtemps sa pensée, qui ambitionnait de faire accéder au logos le vif de la sagesse des docteurs du Talmud, mieux, qui revendiquait de trancher sur toute la philosophie occidentale jusqu'à elle, sans rien abdiquer de la contrainte de rigueur, est restée confidentielle. Elle court aujourd'hui le risque de n'être pas entendue autant à cause de son étrangeté, de sa nouveauté, qu'en raison d'une demi-célébrité tard venue, propice à la caricature. Emmanuel Lévinas a introduit la phénoménologie en France, publié des " lectures talmudiques ", et, surtout, produit une ?uvre singulière qui, de De l'existence à l'existant (1947) à De Dieu qui vient à l'idée (1982), en passant par Totalité et Infini (1961) et Autrement qu'être (1974), témoigne d'une épreuve et d'une injonction : épreuve de l'Infini, appel du visage d'Autrui. Ce livre voudrait présenter les différents aspects de la pensée lévinassienne en leur cohérence, donner les moyens d'une orientation. Il voudrait surtout donner accès à l'intuition qui fait le c'ur de cette pensée sans rien esquiver de ce qu'elle a d'excessif, d'éprouvant peut-être. L'hypothèse est alors que c'est au travail de l'ambiguïté dans la pensée lévinassienne qu'il faut accepter de s'exposer.
Nombre de pages
222
Date de parution
20/11/2000
Poids
260g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782251760162
Titre
Lévinas. Ambiguïtés de l'altérité
Auteur
Sebbah François-David
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
135
Poids
260
Date de parution
20001120
Nombre de pages
222,00 €
Disponibilité
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Ce livre trouve sinon son origine, du moins son impulsion, dans une rencontre avec des textes : ceux d'Emmanuel Levinas, de Michel Henry et de Jacques Derrida. Ces textes ne confrontent-ils pas leur lecteur à une pratique excessive de la méthode phénoménologique ? N'a-t-on pas affaire à une phénoménologie pour ainsi dure victime d'un emballement parce que son souci de l'originaire la mènerait inéluctablement à se porter vers ce qui excède le champ de l'apparaître ? Une phénoménologie caractérisée par une surenchère à l'originaire ... S'intéresser à la pratique de l'excès, c'est s'intéresser à la pratique de la limite, la limite dans la transgression de laquelle l'excès est ce qu'il est. En l'occurrence, lorsqu'il s'agit de phénoménologie, cette limite est celle du domaine de ce qui apparaît n tant qu'il apparaît, de ce qui se donne. Aussi le questionnement informe-t-il l'ensemble de la lecture ici proposée : que peut-on attendre, en phénoménologie, de la pratique de l'excès ? Peut-on convertir cette violence en fécondité ? Qu'en est-il, en général, d'un bon usage de la limite et de l'excès en phénoménologie ? Questionnement qui ne se laissera jamais séparer d'une autre interrogation : e, l'épreuve de la limite, n'est-ce pas toujours une subjectivité qui s'éprouve ...
Le terme "technoscience", abondant dans les discours militants et journalistiques, absent des discours internes aux pratiques scientifiques, parfois utilisé par des philosophes ou des sociologues, est récent. Le substantif apparaît au milieu des années soixante-dix. Il est souvent chargé d'affects et d'une axiologie implicite: il constitue souvent une arme de lutte (nommer les phénomènes techniques et/ou scientifiques de ce nom c'est déjà, dans bien des contextes, les "dénoncer" ), mais est-il aussi le lieu d'une élaboration conceptuelle précise et consistante pour accueillir ce qui nous arrive et qu'on désigne ainsi? Et ce qui nous arrive sous ce nom est-ce, localement, une reconfiguration de la représentation des rapports entre sciences et techniques, ou bien aussi, plus largement, une manière nouvelle d'expérimenter quelques énigmes fondamentales (comme celle de l'Invention, ou bien encore celle de la Puissance)? On veut manifester dans ce livre l'ambiguïté fondamentale d'une "figure" aux facettes multiples - la technoscience -, qui traverse les registres de l'épistémologique, de l'économique et du politique,, pour assumer des inflexions proprement métaphysiques et même eschatologiques.
Ce livre propose une trajectoire à la double signification. Il part à la recherche d'une philosophie aussi pessimiste qu'optimiste, pour nous qui survivons dans l'ombre portée de l'événement traumatique de la débâcle et déjà auprès de gouffres insoupçonnés, jusqu'ici inimaginables - exemplairement, dans la possibilité effective de la fin du monde, de notre monde, pour ainsi dire au sens littéral. Il propose une lecture de Levinas. Pour ce faire, il s'intéresse plus particulièrement à deux moments de l'oeuvre, disons, tout simplement et au risque d'une légère simplification, le début et la fin : de la débâcle traversée par le captif (les textes de la période de guerre - les Carnets de captivité, les romans inachevés, et De l'existence à l'existant ??) vers le survivant et son éthique impitoyable.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3