Ce livre est le deuxième ouvrage de Frithjof Schuon, après Del'Unité transcendante, à se consacrer essentiellement à l'étudecomparée des religions. Commençant par deux essais sur ladistinction entre les notions de vérité et de présence dans lesreligions, de même qu'entre la forme et la substance, l'auteuraborde ensuite l'étude métaphysique la plus subtile de ladistinction entre Atma et maya, ainsi qu'entre le sujet et l'objet.Outre deux essais sur le bouddhisme, il propose plusieursexposés sur des thèmes spécifiquement islamiques, y comprisla conception islamique du. Christ et de Marie.Particulièrement intéressante est la mise en lumière deSayyidatna Maryam comme figure de l'ésotérismequintessentiel, figure dont l'influence s'étend en Inde et auTibet par le biais de Tara et Prajfiaparamita. L'ouvrage setermine par une série de chapitres traitant de certains desproblèmes théologiques et religieux les plus épineux, tels quela question de la théodicée, les difficultés rencontrées dans lalecture des textes sacrés, les paradoxes de l'expressionspirituelle, certaines questions eschatologiques, et surtout unchapitre long et complexe sur l'effet de la marge humaine dansles Révélations. Au niveau des idées, Schuon est un exégèteinsurpassable des principes premiers. Son aisance dans lamaîtrise des multiples "langages" de l'esprit est largementreconnue. Rien d'étonnant dès lors que les différents chapitresde ce livre, véritables gemmes des mondes traditionnels del'hindouisme, du bouddhisme, du christianisme et de l'islam,établissent de façon extrêmement convaincante que le sacré anon seulement le premier, mais aussi le dernier mot.
Nombre de pages
268
Date de parution
03/05/2012
Poids
340g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296570146
Titre
Forme et substance dans les religions
Auteur
Schuon Frithjof
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
340
Date de parution
20120503
Nombre de pages
268,00 €
Disponibilité
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L'homme moderne, ironiquement baptisé "homo festivus" par Philippe Muray, est spirituellement et psychologiquement dépourvu de centre. Pourtant tout espoir n'est pas perdu pour lui, car il y a un Centre surhumain qui est toujours à notre portée et dont nous portons la trace en nous-mêmes, étant donné que nous sommes faits à l'image du Créateur. Si décentré que soit l'Homme, dès qu'il se tourne sincèrement vers le Ciel, son rapport avec Dieu lui confère un centre.
La réédition de ce livre répond à un besoin, celui de présenter d'une manière globale, mais concise, les aspects principaux de la métaphysique intégrale. Le terme "métaphysique" se réfère ici à la connaissance du Transcendant, et l'intégralité de cette connaissance implique à la fois un dépassement de certaines limitations confessionnelles et une intégration de cette connaissance dans tout notre être. De nouveaux aperçus sur la création comme qualité divine et sur le rapport entre la Divinité et le monde sont suivis de chapitres mettant en lumière les caractères irréfutables de la religion comme telle, au contraire de certaines failles propres à l'exotérisme religieux. Sur le plan des applications les plus concrètes de la métaphysique, deux études sur le rôle de l'émotion et sur l'imposture du psychologisme contemporain introduisent aux thèmes des derniers chapitres : l'enracinement divin des vertus et la nature du bonheur vrai.
Dans la lignée de ses précédents ouvrages, Frithjof Schuon présente une doctrine qui se propose de rappeler à l'homme moderne sa nature théomorphique et à rétablir le lien, trop souvent rompu, de celui-ci avec le Ciel et avec la beauté qui l'environne partout, dans la nature vierge, les créatures ou l'art sacré, et dont les manifestations sont autant de théophanies. C'est à cet homme, doué en sa substance même de ce qu'on peut appeler "l'instinct religieux", que s'adresse l'auteur dont le propos -par-delà l'apparente diversité des sujets abordés - s'articule autour des trois notions fondamentales de la Vérité, du Bien et du Beau. Telle est pour Frithjof Schuon la vocation première de l'homme : "connaître le Vrai, vouloir le Bien, aimer le Beau." Ce livre n'a pas d'autre ambition que de nous guider vers cette voie de l'intériorité contemplative et intellective en éveillant en nous le sens de "cette barque salvatrice", la prière.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...