Demain, la guerre ? Etude sur le risque de guerre entre les Etats-Unis, la Chine et la Russie
Schu Adrien ; Laurent Jean-Marc
BORD DE L EAU
18,00 €
Sur commande
EAN :9782356877086
Après plus d'un demi-siècle d'absence, la guerre entre grandes puissances pourrait-elle signer son retour ? Alors que la dégradation des relations entre les Etats-Unis, la Chine et la Russie a désormais été actée, cet ouvrage entend s'interroger sur le risque du déclenchement d'une guerre, globale ou régionale, entre eux d'ici à 2030. Certaines évolutions technologiques pourraient-elles venir remettre en cause la stabilité de l'équilibre nucléaire, garant de la paix depuis 1945 ? Les projets américains, notamment dans le domaine des défenses anti-missile balistique, sont-ils sur le point de rendre caduc les dissuasions nucléaires chinoise et russe ? Se dirige-t-on en réaction vers une nouvelle course aux armements nucléaires ? Sur le plan conventionnel, comment Pékin et Moscou pourraient-ils chercher à contourner la supériorité miltaire américaine ? Dans quelle mesure le développement de leurs capacités dites de "déni d'accès" renforce la probabilité d'un conflit armé au niveau régional ?
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
192
Date de parution
19/06/2020
Poids
306g
Largeur
166mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782356877086
Titre
Demain, la guerre ? Etude sur le risque de guerre entre les Etats-Unis, la Chine et la Russie
Auteur
Schu Adrien ; Laurent Jean-Marc
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
166
Poids
306
Date de parution
20200619
Nombre de pages
192,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
La présidence Trump fut marquée par des attaques incessantes contre les principes démocratiques fondamentaux aux Etats-Unis. L'ouvrage apporte un éclairage nouveau sur les dynamiques de cette érosion progressive tout en montrant qu'il s'agit d'une tendance de fond. La présidence Trump s'est conclue aux Etats-Unis par une série d'événements inédits : contestation de la légitimité des résultats de l'élection par le président sortant, occupation du Capitole à Washington par une foule de ses soutiens, crainte d'une mobilisation de l'armée pour empêcher la passation du pouvoir, refus de Donald Trump d'assister à la cérémonie d'investiture de son successeur, Joe Biden. Ces faits attestent, si l'on en doutait encore, la mauvaise santé de la démocratie américaine. La responsabilité de Donald Trump dans l'affaiblissement d'un certain nombre de principes essentiels de la vie démocratique – tel que la transition pacifique du pouvoir – ne saurait être négligée. Néanmoins, il serait erroné de penser que sa présidence signale une rupture : elle s'inscrit au contraire dans la continuité d'une tendance à l'effritement des normes démocratiques aux Etats-Unis, engagée bien avant son entrée en politique. Cet ouvrage entend ainsi replacer la présidence Trump dans son contexte plus large : celui d'une fragilisation des acquis démocratiques aux Etats-Unis, portée entre autres par un parti républicain succombant de plus en plus à des tentations illibérales.
Cet ouvrage propose : 1°) Un état de la recherche en matière de complotisme (surtout du point de vue psychologique - domaine dans lequel de nombreuses recherches ont été menées ces dernières années et dont il n'existe pas de synthèse grand public) ? 2°) Liens entre complotisme , antisémitisme et islamophobie (C'est toujours le Mossad qui est derrière; Eurabia) ? 3°) Repenser le complotisme à l'ère des medias sociaux (les classiques du sujet datent d'avant Facebook) ? 4°) Pourquoi la lutte contre le complotisme est-elle condamnée à l'échec.
Tantôt décrié, tantôt encensé, le revenu de base apparaît comme l'une des principales utopies d'un XXIe siècle où la fin de la croissance économique, les mutations du travail et les transformations de la société nous obligent à réviser nos logiciels de pensée. Loin de n'être qu'un phénomène de mode, le revenu de base s'inscrit dans une tradition historique ancienne qui prend sa source dans la Révolution française. Une ligne de force est ainsi repérable sur deux siècles, qui alterne lueurs et éclipses, pour proposer des solutions aux défis de nos sociétés, successivement : la question agraire, la révolution industrielle et la société postindustrielle. Timothée Duverger suit ainsi la piste du droit au revenu et se concentre en particulier sur les trois grandes démocraties libérales, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Il croise tour à tour le radicalisme britannique, le socialisme utopique au XIXe siècle, les propositions de crédit social puis de dividende social dans l'entre-deux-guerres en Grande-Bretagne, le débat sur l'impôt négatif dans les Etats-Unis des années 1970, l'essor d'un mouvement européen autour de l'allocation universelle dans les années 1980, l'émergence contemporaine du débat en France, avant de terminer ce voyage par un tour du monde des expérimentations. A l'issue de cette exploration, une conclusion s'impose : le revenu de base, quels que soient sa forme, le moment ou le lieu où il est conçu, interroge toujours nos sociétés démocratiques et l'autonomie de l'individu dans une reconfiguration permanente des rapports entre l'économie et la société. Le revenu de base se présente bien comme l'une des utopies à expérimenter pour ouvrir une brèche vers le nouveau monde qui tarde à naître.
Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? A partir de deux univers opposés apriori, le secteur de l'industrie automobile et l'hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l'économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l'activité et analyse comment les acteurs l'intègrent, s'en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abime l'activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l'art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l'activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Ces trois manières d'éprouver la rationalité économique se combinent plus qu'elles opposent. Elles viennent d'abord rappeler que le rapport au travail n'est pas seulement donné par des éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l'action des acteurs capables de rendre compte de ce qu'ils font.
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.