ONDINE - D'UN HOMME L'AUTRE - ALLEGORIES ROMANESQUES SUD-AFRICAINES
SCHREINER OLIVE
ORIZONS
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EAN :9791030905991
En 1969, dans son Entrée dans une histoire culturelle : les Africains, Basil Davidson évoque le saccage de leurs équilibres continentaux civilisés par l'incursion européenne. Il a lieu dans sa version "hystérique pour les habitants de South Kensington" à la lecture du premier roman politique de notre écrivaine, pas encore féministe par dépit en 1897. Elle aura dû attendre un siècle pour atteindre à la reconnaissance mondiale, apartheid afrikaner oblige. Célébrée aujourd'hui pour ses valeurs à la fois poétiques et engagées par le nouveau pouvoir sud-africain, O. Schreiner a toujours lutté pour évoquer et défendre honnêtement l'égalité des femmes et des minorités racisées dans une démocratie australe à venir. Ce qui a fait d'elle le témoin d'une culture humaniste en train de se construire, avec ses préjugés, ses utopies et son réalisme non censuré, déployée ici sous la forme de fictions pédagogiques pouvant sembler hors du temps contemporain. Ces deux "romans" philosophiques écrits parallèlement au célèbre Récit d'une ferme africaine déjà transposé, développent, comme en une spirale, les ébauches de ces choix féminins, et plus largement "sociaux" , même si disponibles hypothétiquement, en contexte de colonialisme déclaré. Ses rythmes, alternant descriptions et réflexions, dialogues acides et portraits burlesques, font de ces témoignages très autobiographiques une source inestimable qui permet, plutôt que de déboulonner certaines statues de monstres accapareurs, de comprendre pourquoi ils furent fabriqués, et comment on a pu commencer à leur répondre, des décennies avant la montée des nationalismes génocidaires européens, puis africains, et réciproquement. Un autre tome reprendra ses principaux essais historiques, fondements de ses "imaginations" rêvées et de ses pamphlets bien réels, constamment contrariés, mais pour mieux briller, par la maladie, les guerres anglaises, et le grand pillage du Karoo par l'avidité septentrionale.
Nombre de pages
616
Date de parution
16/07/2026
Poids
930g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791030905991
Auteur
SCHREINER OLIVE
Editeur
ORIZONS
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155
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20260716
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616,00 €
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Dans une ferme perdue au coeur du bush, où l'on dirait que chacun vit enfoncé dans un rêve, deux enfants essaient de survivre et de comprendre le monde. Ces enfants, nous les voyons grandir, aimer, souffrir, tourmentés par un obscur sentiment de révolte, confrontés à un destin qui semble s'ingénier à ruiner les attentes de leur jeunesse. Comme si aucune espérance ne pouvait naître sur cette terre aride et sauvage, où les hommes ne parviennent pas à s'aimer.4e de couverture : Dans une ferme perdue au coeur du bush, où l'on dirait que chacun vit enfoncé dans un rêve, deux enfants essaient de survivre et de comprendre le monde. Ces enfants, nous les voyons grandir, aimer, souffrir, tourmentés par un obscur sentiment de révolte, confrontés à un destin qui semble s'ingénier à ruiner les attentes de leur jeunesse. Comme si aucune espérance ne pouvait naître sur cette terre aride et sauvage, où les hommes ne parviennent pas à s'aimer.Notes Biographiques : Redécouverte par Doris Lessing, Olive Schreiner (1855-1920), jeune Sud-Africaine qui scandalisa le Londres bien-pensant de la Belle Epoque - et fascine Oscar Wilde, George Bernard Shaw et quelques autres -, n'est l'auteur que d'un seul roman devenu mythique.
Redécouverte par Doris Lessing, Olive Schreiner (1855 - 1920), jeune Sud-Africaine qui scandalisa le Londres bien-pensant de la Belle Epoque - et fascina Oscar Wilde, George Bernard Shaw et quelques autres -, n'est l'auteur que de ce seul livre désormais mythique.Dans une ferme perdue au coeur du bush austral, où l'on dirait que chacun vit enfoncé dans un rêve, deux enfants essaient de survivre et de comprendre le monde. Ces enfants, nous les voyons grandir, aimer, souffrir, tourmentés par un obscur sentiment de révolte, confrontés à un destin qui semble s'ingénier à ruiner l'attente de leur jeunesse. Comme si aucune espérance ne pouvait naître sur cette terre aride et sauvage, où les hommes ne parviennent pas à s'aimer...
Sans aspirer à être complet, les vingt contributions ici réunies peuvent être lues comme un abrégé de l'histoire du livre, de l'Antiquité au XXème siècle : de la tablette au volume, de la propagation du livre par l'imprimerie à la mise en question de l'autorité de l'Eglise, de la lente émancipation à un potentiel subversif et à son pouvoir énigmatique, de son éclatement à son sacrifice. Le livre est ainsi un point de cristallisation de la culture. Et dans ce domaine, il y a toujours profit de comparer ce qui est à ce qui fut.
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.
Le journal d'Henri Heinemann est, par excellence un document littéraire : il en a la sensibilité et, souvent, la beauté. Du mitan au viellissement, il y décline un magnifique don d'observation et d'analyse. Des hommes, des femmes, illustres ou inconnus, traversent son existence. Cependant, l'essentiel de cette matière est fait de l'amour qu'il porte aux livres. Claude martin, l'un des éminents spécialistes d'André Gide, emploie, dans sa préface, le mot de "monument" à propos de L'éternité pliée.