Seul dans l'Orient lointain. Les voyages de Nerval et Du Camp
Schreier Lise
PU SAINT ETIENN
23,00 €
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EAN :9782862724270
Le 22 octobre 1849, Gustave Flaubert et Maxime Du Camp réalisent enfin un grand rêve : ils s'embarquent pour l'Orient, " seuls, indépendants, ensemble ". Dix-huit mois durant, les deux amis vont être inséparables. Ils ont leur lanterne, une unique pelisse, ils se lavent ensemble ; ils partagent des femmes, du pain, des plaisanteries, des nuits sous la tente, et surtout le plaisir de vivre à deux. Nulle trace ne subsiste pourtant de cette intimité dans les publications de Du Camp, qui a choisi de se représenter seul en Orient. Or l'oblitération de Gustave dans les textes de Maxime ne constitue pas une exception, mais bien plutôt la règle : les plus célèbres écrivains français du dix-neuvième siècle se sont également embarqués avec un compagnon de route dont ils ne font pas mention dans les pages qu'ils ont publiées à leur retour d'Orient. Ainsi Nerval a-t-il lui aussi choisi de faire l'impasse sur ses amis Fonfrède et Rogier. C'est que la solitude orientale, véritable convention littéraire, permet alors aux jeunes artistes de se créer une identité littéraire basée sur l'indépendance et la masculinité, identité jugée indispensable à leur carrière, tant par les écrivains eux-mêmes que par le public.
Nombre de pages
174
Date de parution
09/11/2006
Poids
290g
Largeur
159mm
Plus d'informations
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EAN
9782862724270
Titre
Seul dans l'Orient lointain. Les voyages de Nerval et Du Camp
Auteur
Schreier Lise
Editeur
PU SAINT ETIENN
Largeur
159
Poids
290
Date de parution
20061109
Nombre de pages
174,00 €
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En 1847, jamais aucun acteur noir ne s'était encore produit sur scène en France. En plein dans l'actualité du débat sur l'abolition de l'esclavage (27 avril 1848), le vaudeville "Malheureux comme un nègre" suscite la stupéfaction générale. Ce volume montre dans quel climat ces comédiens ont fait leurs débuts sur les planches, comment les gens de couleur ont été imaginés et interprétés avant et après eux dans le vaudeville français de la première moitié du dix-neuvième siècle, et pourquoi c'est précisément ce type de comédie populaire sans prétention politique ou idéologique qui a permis cette innovation que Théophile Gautier a qualifiée d'"audace inouïe".
L'auteur à succès de l'essai Du sang, des larmes et des pixels nous dévoile de nouvelles coulisses de l'industrie du jeu vidéo : comment certains des studios les plus célèbres de la dernière décennie se sont effondrés - et les histoires, à la fois triomphantes et tragiques, de ce qui s'est passé ensuite. Dans ce nouvel ouvrage documenté, Jason Schreier porte son regard d'enquêteur sur la volatilité de l'industrie des jeux vidéo et sur la résilience des personnes qui y travaillent. Le commerce des jeux vidéo est une industrie de prestige opaque. S'appuyant sur des dizaines d'entretiens de première main qui couvrent le développement de jeux phares - Bioshock Infinite, Epic Mickey, Dead Space, etc. - jusqu'à la fermeture marquante des studios qui les ont créés. Les entretiens de Schreier portent également sur les rachats hostiles, les patrons abusifs, les drames d'entreprise, les chèques sans provision et certains faits marquants de l'industrie. Sans langue de bois, il questionne le fait qu'il est devenu extrêmement difficile de gagner sa vie de manière stable, dans une industrie pourtant plus prospère que jamais. Le secteur peut-il encore changer, avant qu'il ne soit trop tard ...
Destiny, Diablo III ou encore Uncharted 4 : des jeux encensés par la critique comme par les joueurs. Et pourtant, la création de chacun de ces titres tient du miracle. Des difficultés de planning de Dragon Age : Inquisition aux problèmes de financement de Pillars of Eternity, Jason Schreier (Kotaku) nous emmène dans les coulisses du développement chaotique des plus belles réussites vidéoludiques de ces dernières années.
L'histoire de la peinture du 20ème siècle a longtemps été interprétée comme une concurrence et une lutte entre les écoles et les styles, sans tenir compte du rôle décisif entre tous que peuvent jouer les outsiders pour l'évolution de l'art. Bruno Goller appartient notamment à ce groupe des individualistes solitaires fantasques et indépendants - malgré certains parallèles entre son travail et l'art du surréalisme ou la neue Sachlichkeit. Né en 1901 à Gummersbach et installé durablement à Düsseldorf depuis 1927, il a créé, en plus de soixante-dix ans de création, un univers imagé magique marqué, à la différence du vaste courant contemporain de l'abstraction, par un attachement clair au figuratif. Dans ses oeuvres, nous reconnaissons des maisons, des horloges, des chapeaux, des roses, des parapluies, des manteaux et, plus que tout, des femmes, le plus souvent sous une forme standardisée et strictement formalisée. S'il arrive aussi que des hommes apparaissent dans ses peintures, les femmes y sont au centre. Telles des idoles et malgré leur présence, elles sont aussi insaisissables et impossibles à interpréter que les objets dont elles sont entourées. A quelle signification profonde obéit la réunion de toutes ces choses dans un même tableau ? Des associations et des liens peuvent certainement être trouvés dans cet inventaire illustré, mais les tableaux de Goller se ferment à toute lisibilité trop claire. Ils se refusent en quelque sorte à l'interprétation et trouvent par là-même leur puissance de raisonnement : la magie de l'énigmatique.
A la suite de la réforme de Benoît d'Aniane (816), le clergé était régulièrement partagé en trois groupes : les moines, les chanoines et les religieuses. Pour les hommes il y avait ceux qui se coupaient du monde, les moines, et ceux qui y demeuraient, les clercs et les chanoines; les premiers pouvaient rester laïcs, les seconds recevaient les ordres de la cléricature, notamment le diaconat puis la prêtrise. Toutefois le partage n'était pas entièrement satisfaisant, car certains chanoines voulaient eux aussi mener une vie placée sous le signe d'une règle, comme les moines, et suivre le régime des Apôtres, marqué par une vie commune et l'absence de propriété personnelle. Au début du XIe siècle, à l'instigation de la communauté religieuse de Saint-Ruf, près d'Avignon, un mouvement se développa dans cette direction et, en 1092, le pape Urbain II en vint à soutenir les chanoines qui adoptaient une règle nouvelle, dite de saint Augustin, distincte de celle de saint Benoît de Nursie. Ainsi se trouvait créée une catégorie de religieux intermédiaire entre les moines et les chanoines. Le sixième colloque international du CERCOR, dont les actes sont publiés ici, leur a été entièrement consacré. Il comprend deux groupes de communications : le premier s'attache à la définition des chanoines réguliers face aux moines et aux chanoines séculiers et à l'étude de leur spécificité en matière de liturgie, d'enseignement, d'accueil des pauvres et des femmes, d'ouverture aux laïcs ; le second examine l'expansion des chanoines réguliers dans certains pays (France, Empire, Italie, Espagne, Grande-Bretagne).
L a Société d'Etudes Anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles a été créée en 1975 par les professeurs J. Béranger, J. Dulck et R. Ellrodt. Son champ de recherche s'étend de la naissance de Shakespeare aux Lyrical Ballads de Wordsworth et Coleridge ou, si l'on veut, de la fin de la Renaissance au début du Romantisme. Cette tranche d'histoire, qui va jusqu'aux années 1830 en ce qui concerne les études américaines, forme un tout cohérent particulièrement riche dans les domaines de la littérature (roman, théâtre, etc.), de l'histoire des idées politiques, économiques, scientifiques, esthétiques, et tout ce qui concerne les grands enjeux sociaux de la civilisation occidentale moderne et contemporaine. La Société publie deux fois par an sa Revue (RSEAA XVII-XVIII) centrée sur des thèmes de recherche explorés lors de colloques annuels ou à l'occasion d'une réflexion collective dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement de l'enseignement français (Agrégation. Capes). Ce volume porte sur Tristram Shandy de Laurence Sterne, Pride and Prejudice de Jane Austen, Some Thoughts Concerning Education de Locke, la philosophie politique de Thomas Jefferson et la Royal Academy of Arts. sous les signatures de Peter de Voogd, Jens Gurr. Anne Bandry-Scubbi, Brigitte Friant-Kessler, Pierre Goubert, Marie-Laure Massei-Chamayou, Pierre Lurbe, Jean-François Baillon, Elise Marienstras et Thierry Labica.