Quel point commun entre " Loft Story ", l'insécurité, les réseaux pédophiles, les livres l'Effroyable imposture ou La face cachée du Monde ? Tous ces sujets ont créé des emballements médiatiques, de passagères bouffées de folie, ces moments où chacun peut délirer puisque tout le monde dit n'importe quoi. Les trains, les stades, les écoles sont des coupe-gorge, nous répéta-t-on pendant toute la dernière campagne présidentielle. Et nous le crûmes. En tout instituteur sommeille un pédophile, nous répètent mille rumeurs. Et nous tremblons pour nos enfants. Aucun avion ne s'est écrasé sur le Pentagone, nous annonce Thierry Ardisson. Et, stupéfaits, tétanisés, nous nous sentons prêts à le croire. Souvenons-nous de ces moments où se mêlent terreurs, euphories, dépression, et un trouble consentement. Succédant à de longues périodes d'omerta et d'autocensure, ces transes modernes rassemblent des ingrédients communs. On y croise les mêmes personnages d'ogres et de victimes, de justiciers et de naïfs, de manipulateurs et de complices. On est victime de sombres complots. On ressent dans sa chair l'effondrement des anciennes certitudes, des anciennes protections. On y perd ses repères, son sens critique, et jusqu'à son identité. Omerta, emballement : telles sont les deux étapes infernales du cauchemar médiatique. Le premier but de ce livre est d'apprendre à reconnaître ces situations de cauchemar, première manière de ne plus en être victime, de s'en dégager.
Nombre de pages
302
Date de parution
09/09/2004
Poids
150g
Largeur
107mm
Plus d'informations
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EAN
9782070317042
Titre
Le cauchemar médiatique
Auteur
Schneidermann Daniel
Editeur
FOLIO
Largeur
107
Poids
150
Date de parution
20040909
Nombre de pages
302,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Berlin, 1933 Quand Hitler arrive au pouvoir en janvier 1933, ils sont quelque 200 journalistes occidentaux en poste à Berlin. Alors qu'autour d'eux s'abattent bientôt les persécutions sur les Juifs et les opposants, ils se battent pour décrocher une confidence off the record ou une interview du dictateur. Pourquoi n'ont-ils pas alerté le monde sur la folie et la barbarie de l'hitlérisme, pourtant perceptibles dès le début ? L'anticommunisme viscéral de leurs employeurs, un air du temps qui banalise les dictatures, la sidération devant l'énormité sans précédent de ce que voient leurs yeux, et mille autres causes encore : tout se conjugue pour produire un aveuglement médiatique collectif qui ouvrira la voie, à partir de 1941, au déni planétaire de la Shoah. Un récit hanté de bout en bout par cette question : sommes-nous certains d'être mieux armés aujourd'hui pour rendre compte des catastrophes hors normes, pour nommer le mal, ou le danger ...
Un enfant africain squelettique, une colère de l'abbé Pierre, le gibier humain d'une ville assiégée, le sourire d'une Miss, le rictus d'un dictateur, les larmes d'une mère, le président à l'écoute du peuple, une silhouette en haillons qui fuit ou se dresse, une brosse à dents, une matraque qui retombe, une bouteille de jus de fruits: mille flashes de honte ou de joie, de guerre ou de paix, mille éclairs d'émotion pénètrent chaque jour en nous, en contrebande, par la télévision.S'arrêter sur quelques-unes de ces images, tel est l'objet de ce livre. Que cherchons-nous à lire sur le visage de cet enfant condamné? Que retiendrons-nous du dialogue d'un professeur de médecine et d'une chanteuse? Ce héros humanitaire, penché au loin sur la misère, pourquoi nous est-il si nécessaire? Comment le Premier ministre, naguère si hautain, parvient-il aujourd'hui à faire croire qu'il nous est proche? Bref, comment tente-t-on chaque soir de nous distraire? De nous émouvoir? De nous révolter? De nous séduire...Pionnier d'un genre nouveau, le commentaire d'images, ce livre, à travers une cinquantaine d'exemples drôles ou pathétiques, nous aide à n'être dupes ni de notre époque ni de nous-mêmes.Daniel Schneidermann rédige chaque jour la chronique de télévision du Monde.
Pour que vous puissiez traverser sans encombre, Maurice Papon, deux Républiques, cinq présidents, trois décennies et demie de vie publique, il en a fallu des complices ! Il en a fallu des solidarités politiques efficaces, des adversaires complaisants, des historiens dupés, des journalistes incurieux, des magistrats ligotés, des aveugles volontaires ! Ces mensonges, qui les a gobés ? Qui les a partagés ? Qui y a cru ? Qui vous a aidé à les protéger ? Je vais à présent chercher vos complices. Je ne prétends pas les débusquer tous : ils sont trop nombreux. Sans acharnement mais sans pusillanimité, je voudrais simplement m'adresser à tous ces aveugles, volontaires ou non, qui à eux tous forment la France. J'ai choisi de le faire à travers plusieurs figures. D'abord celles de Simone Veil et Philippe Séguin, parce que ce sont les deux seuls responsables politiques d'envergure à avoir exprimé, dès avant le début de votre procès, leur malaise. Tous deux sont irréprochables, insoupçonnables de complaisance à votre égard, tous deux ont été frappés dans leur chair par la Seconde Guerre mondiale. Comment pouvais-je éviter de revenir sur François Mitterrand ? La photo sur laquelle on le voit serrer la main de Pétain m'a donné voici trois ans déjà l'envie confuse d'écrire ces lettres ouvertes, dont votre procès fut le déclencheur. Celle que je lui adresse sera aussi l'occasion de me tourner vers mes confrères journalistes, et d'analyser... l'aveuglement des autres. Au dernier moment, après le coup de théâtre de la révélation par Me Arno Klarsfeld de son histoire familiale, j'ai complété ce recueil par une lettre au président de la cour d'assises de Bordeaux, Jean-Louis Castagnède. Cet épisode, en effet, m'a paru particulièrement éclairant de l'inadaptation de la justice à traiter un procès comme le vôtre. J'offrirai mes conclusions à l'historien Marc Bloch, auteur de l'Etrange défaite, immortelle chronique de la défaite de 40, puisque aussi bien ce livre pourrait se lire comme la chronique d'un étrange procès.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys