
L'institutionnalisation pénitentiaire : une transformation normative et contentieuse
Quel est le droit applicable en prison ? Quel est le juge compétent pour en contrôler le fonctionnement ? Quels sont les droits fondamentaux des personnes détenues ? Dans un contexte de surpopulation carcérale et de remise en cause du sens de la peine, ces questions prennent aujourd'hui un relief particulier. Le système carcéral français oscille depuis son origine entre l'ouverture et le repli, l'inertie et le changement, s'insérant difficilement dans l'ordre juridique global. La publication d'un code pénitentiaire et la création d'une nouvelle voie de recours visant à garantir le droit au respect de la dignité en détention témoignent d'une nouvelle transformation. Cette étude interroge dès lors l'évolution juridique de l'institution pénitentiaire et sa place au sein de l'Etat de droit. Jusque là éparpillé et souterrain, le droit pénitentiaire est désormais rassemblé et rendu visible. Les personnes détenues disposent enfin d'une voie de recours leur permettant de contester leurs conditions de détention. Ces réformes se heurtent cependant à des résistances et soulignent l'ineffectivité des droits fondamentaux des personnes détenues et des voies de recours qui leur sont ouvertes. L'ouvrage invite à réfléchir à la mise en place d'un statut compensatoire pour la personne détenue, ainsi qu'il la création d'une juridiction mixte, capable de se saisir de la situation transversale, à la fois pénale et administrative, qu'est la privation de liberté.
| Nombre de pages | 246 |
|---|---|
| Date de parution | 16/01/2025 |
| Poids | 398g |
| Largeur | 159mm |
| EAN | 9782386001086 |
|---|---|
| Titre | L'institutionnalisation pénitentiaire : Une transformation normative et contentieuse |
| Auteur | Schmitz Julia ; Delarue Jean-Marie |
| Editeur | MARE MARTIN |
| Largeur | 159 |
| Poids | 398 |
| Date de parution | 20250116 |
| Nombre de pages | 246,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La théorie de l'institution du doyen Maurice Hauriou
Schmitz JuliaLa théorie de l'institution constitue l'axe central de la pensée du doyen Maurice Hauriou. Résultat d'une pensée dialectique entre deux perspectives - le positivisme scientifique et le spiritualisme - la véritable portée de la théorie institutionnelle s'épanouit dans le vitalisme critique. Elle ouvre de nouveaux horizons pour la théorie du droit et l'Etat. L'auteur tend à expliciter la tradition philosophique de cette théorie, et à mettre en lumière ses prolongements contemporains.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER53,50 € -

LE CERCLE DE VIENNE
SCHMITZAu début du XXe siècle se déroulèrent deux "révolutions" scientifiques majeures: les théories de la relativité et la "nouvelle logique". Les philosophes et scientifiques qui se réunirent à Vienne autour de M. Schlick entre 1924 et 1936 (constituant le "Cercle de Vienne") tirèrent les leçons de ces deux révolutions et élaborèrent en conséquence aussi bien une "théorie de la connaissance" qu'une théorie du langage et une critique radicale de la philosophie traditionnelle. Souvent réduites à quelques formules lapidaires, les doctrines qu'ont développées les gens du Cercle ont été par la suite la cible de critiques virulentes, même si le "style" de philosophie qu'ils avaient inauguré a profondément marqué la philosophie de langue anglaise. C'est trop souvent au travers de ces critiques que les positions du Cercle ont été comprises. Cet ouvrage cherche à restituer toute la complexité de ces doctrines en entrant dans les détails techniques, qui seuls permettent d'en ressaisir la portée exacte, et en les mettant en perspective historique.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER41,00 € -

Quand l'histoire s'écrit à la machette. Seul celui qui a traversé la nuit peut la raconter
Schmitz MarcQue le sang sèche vite en entrant dans l'Histoire", chantait Ferrat. Veillons à ce que la mémoire du massacre des Tutsi ne s'assèche pas à son tour... Pour résister à l'oubli, à l'indifférence, écoutons ceux qui ont "traversé la nuit" : les témoins directs, pour qui le mot "génocide" n'a rien d'abstrait. Après avoir retracé le long chemin qui mena au désastre, l'ouvrage s'ouvre à la factualité brutale, aux récits des survivants. Ils ont tous côtoyé une horreur sans pareille : les insultes, le bruit des coups et des armes, les hurlements de douleur, l'humiliation des viols répétés, la confrontation à la mort... Des scènes souvent racontées avec une effroyable précision. La parole est ensuite cédée à certains "figurants" de cette tragédie. Ils étaient Casques bleus, chef de l'équipe du CICR, journaliste. Leurs observations, leurs réflexions affinent notre compréhension de ce qui s'est joué d'un bout à l'autre du pays, en ce sinistre printemps 1994, et elles donnent un autre visage au désespoir. Après les témoignages écrits, place aux photos et caricatures, les voix les plus puissantes qui se levaient alors, car non tamisées par le filtre de la parole. Vient enfin le temps d'après. "La vie après le génocide, ce que je peux en dire, c'est que je n'ai plus jamais ri", confesse une orpheline. Chez tous les rescapés, ces trois mois de terreur ont laissé des traces indélébiles. D'autres, par leur activité professionnelle - journaliste, juge d'instruction, historienne ou militant de la mémoire - y ont également été confrontés. Le choc fut immense, le génocide a percuté leur vie et les accompagne désormais, eux aussi, au quotidien. Puisse ce recueil irriguer notre mémoire, faire barrage à l'oubli.EN STOCKCOMMANDER16,00 € -

Les cent jours de l'Ambassadeur, ou pourquoi la Belgique a gagné la Seconde Guerre mondiale
Schmitz Patrice-EmmanuelA Bruxelles, l'expression n on s'en f°°° comme de l'an 40" conjure, ironiquement, la pire des défaites, celle de la CA-PI-TU-LA-TION ! Mais chose tue, il yen eut deux. La première, connue et bruyamment dénoncée en France, le 28 mai. La seconde, insidieuse, soigneusement cachée à ses débuts, le 18 juin. Quand tout semblait perdu et même, aux yeux du monde, l'honneur, l'ambassadeur Emile de Cartier de Marchienne entamait, à Londres, la reconstruction d'une politique, d'une armée, d'un gouvernement. Comment ce diplomate, vieux de la vieille du Protocole, prisonnier d'une fonction qui devait interdire toute initiative, en est-il arrivé à ce résultat ? Cinq ans plus tard, son pays était, militairement et économiquement, dans le camp des vainqueurs. Au côté de quatre grandes Puissances - Grande-Bretagne, Etats-Unis, France et Union soviétique -, la Belgique occupait un secteur du défunt Troisième Reich. L'Ambassadeur est un des grands oubliés de la Seconde Guerre mondiale. Souvent critiqué sans pouvoir se défendre, il n'a pas tout fait, loin de là, et jamais tout seul, mais il a été à l'origine de tout. C'est ici le récit d'une vérité qui dérange encore ; de ces jours fondateurs, de juin à octobre 1940, peuplés de fantômes que l'Histoire et, trop souvent, les politiques ont voulu gommer de leur mémoire.EN STOCKCOMMANDER22,50 €
Du même éditeur
-

L'empereur Napoléon Ier et la justice Tome 1 : L'épuration des juges de 1807-1808
Evrard Sébastien ; Tulard JeanSous le Premier Empire, l'appareil judiciaire français fait l'objet d'une épuration sous la supervision du Sénat (1807-1808). C'est la première Fois qu'une étude se propose d'examiner cette opération, ses acteurs, ses motifs, ses moyens et ses résultats grâce à un vaste corpus documentaire. Pour les juges, cette circonstance restera dans la mémoire de la justice comme une blessure, un défaut de confiance du Pouvoir envers la magistrature. En définitive, l'opération, achevée en mars 1808, frappe 167 magistrats sur 3800. Ces derniers sont examinés selon la cour d'appel à laquelle ils sont rattachés (il en existe 32). Mais un nombre bien plus important de juges ont été inquiétés par l'opération, qui touche aussi bien les départements français métropolitains, que les territoires annexés par la France (Allemagne, Belgique, Gênes, Piémont, Suisse). Près de 80 portraits illustrent des magistrats de cette époque.EN STOCKCOMMANDER66,00 € -

L'empereur Napoléon Ier et la justice Tome 2 : Les cours nées en l'an VIII
Evrard SébastienSous le Premier Empire, l'appareil judiciaire français fait l'objet d'une épuration sous la supervision du Sénat (1807-1808). C'est la première fois qu'une étude exhaustive se propose d'examiner cette opération, ses acteurs, ses motifs, ses moyens et ses résultats grâce à un vaste corpus documentaire. Pour les juges, cette circonstance restera dans la mémoire de la justice comme une blessure, un défaut de confiance du Pouvoir envers la magistrature. En définitive, l'opération, achevée en mars 1808, frappe 167 magistrats sur 3800. Ces derniers sont examinés selon la cour d'appel à laquelle ils sont rattachés (il en existe 32). Ce volume porte sur douze cours d'appel, depuis celle d'Agen jusqu'à celle de Riom, soit environ un tiers de l'ensemble des magistrats français, tant civils que criminels (à l'exclusion des juges de la Cour de cassation et des juges de paix). Sont ainsi dévoilées des informations sur leurs parcours : formation, professions exercées, leurs qualités comme leurs défauts. Le chef de l'Etat, par cette vaste et mal connue opération d'épuration, souhaitait reprendre en main le système judiciaire et éviter qu'apparaisse une sorte de gouvernement des juges.EN STOCKCOMMANDER48,00 € -

L'empereur Napoléon Ier et la justice Tome 3 : Les cours d'appel situés hors de la France en 1789
Evrard SébastienSous le Premier Empire, l'appareil judiciaire français fit l'objet d'une épuration sous le contrôle du Sénat (1807-1808). Pour la première fois, une étude exhaustive se propose d'examiner cette opération voulue par l'empereur Napoléon. Grâce à un vaste corpus, l'auteur en dévoile les acteurs, les motifs, les moyens et les résultats, ce volume présente les données biographiques de plus de 700 juges dans le ressort de cinq cours d'appel de territoires annexés par la France lors des guerres de la Révolution et de l'Empire. Ce sont les cours de Bruxelles, Gênes, Liège, Trèves et Turin. L'ouvrage étudie en détail les personnalités visées par cette opération politico-judiciaire ainsi que les sanctions dont elles furent frappées, au moment où la magistrature de ces territoires traversait des difficultés particulières liées à l'application des règles sur la fiscalité, la conscription et la sécularisation du clergé. Pour appuyer la compréhension de cet épisode historique peu connu, l'ouvrage propose de nombreux graphiques et tableaux synoptiques, ainsi qu'une carte du système judiciaire français en 1807-1808 et les résultats de cette opération d'épuration de la magistrature.EN STOCKCOMMANDER33,00 € -

Guizot : la politique de l'esprit
Pire Jean-MiguelDe 1830 à 1848, la monarchie de Juillet met en oeuvre une série de réformes dans le domaine de l'instruction, des arts, du patrimoine, des sciences, qui traduisent un volontarisme nouveau par son ampleur et sa cohérence. Acteur et théoricien principal de cette innovation, François Guizot pose les bases de ce que, plus tard, Paul Valéry appellera " la politique de l'esprit ". Désormais revêtues d'une importance inédite dans l'action gouvernementale, l'intelligence, la connaissance, la raison, commencent à s'imposer comme les leviers de l'émancipation individuelle et de la prospérité collective. Deux siècles plus tard, la confiscation digitale de notre " temps de cerveau disponible " et le développement incontrôlé de l'IA, nous menacent d'une servitude jamais vue dans l'histoire du monde. Pour affronter ce péril existentiel, la société démocratique doit renouer d'urgence avec la politique de l'esprit. En éclairant les origines méconnues de celle-ci, ce livre montre que le sort réservé à l'éducation, la culture et la science, est intimement lié au destin de la démocratie. Si nous voulons rester libres, libres de nous éclairer, nous n'avons pas d'autre choix que de replacer l'effort de connaissance et de vérité au coeur de notre ambition.EN STOCKCOMMANDER10,00 €
